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Beach Boys . fr

... in our room ...

1981 etc...

Les années de plomb

Ou les années terribles, pendant lesquelles sortent des albums plus laids les uns que les autres, meurent Dennis Wilson (1983) et Carl (1998), où le groupe devient un tribute-band sous la houlette de Mike Love et Bruce Johnston, tournant sans cesse et souvent pour le bonheur des spectateurs mais qui voient également, à l'aube du 21ème siècle, le réveil artistique de Brian Wilson, et, en 2012, l'inespérée Réunion du 50ème Anniversaire avec à la clef un album tout à fait acceptable.

1981-1989

Parution en mars 1981 aux Etats-Unis du premier album solo de Carl Wilson, sobrement intitulé Carl Wilson. A la même époque, Carl quitte le groupe et s'embarque, en avril, dans une tournée américaine.
Mike Love tourne quelques temps avec son propre groupe The Endless Summer Beach Band. Son album solo, Looking Back With Love, sort en octobre.
En octobre également, sortie de la compilation Ten Years Of Harmony qui couvre les années Warner et Caribou Records avec deux inédits, San Miguel, titre signé Dennis Wilson et Greg Jakobson et Sea Cruise chanté lead par Dennis et, curieusement, River Song, un extrait de Pacific Ocean Blue, l'album solo de ce même Dennis.

1982 voit le retour de Carl au sein du groupe pendant que Brian Wilson est renvoyé aux bons soins du fameux Docteur Landy.

Parution en février 1983 du second album solo de Carl Wilson intitulé Young Blood, qui ne laisse guère de traces dans les esprits comme dans les charts.
Regain de publicité pour le groupe lorsqu'il est interdit de séjour pour les cérémonies de l'Indépendance Day le 4 juillet à Washington par le ministre de l'intérieur, James Watt.
Sortie en septembre de la même année d'une compilation de titres rares ou issus de singles, d'inédits ou de mixages alternatifs, finement intitulée Rarities mais rapidement retirée du marché sous la menace d'une action en justice de la part du groupe.
Le 28 décembre, Dennis Wilson, au bout du rouleau et non plus au sommet du monde, se noie dans la Marina Del Rey de Los Angeles à seulement 39 ans.

Le 4 janvier 1984, avec l'accord exceptionnel pour un civil de l'administration Reagan, les cendres de Dennis Wilson sont éparpillées en mer, dans la Baie de Santa Monica, à 20 miles au nord de l'ile de Santa Catalina.

Sortie en avril 1985 du documentaire The Beach Boys - An American Band. En mai de la même année parait l'album sobrement intitulé The Beach Boys. Il est produit par l'anglais Steve Levine, producteur par ailleurs de … Culture Club. Rassurez-vous, le pire est à venir.

Sous l'impulsion du Dr Eugene Landy, Brian Wilson retrouve Gary Usher et commence à travailler en mai 1986 à un projet d'album solo. Sans aboutir, l'affaire, connue sous le nom de Wilson Project, durera plus de 10 mois.
Le mois de juin voit la sortie du nouveau simple des Beach Boys, Rock & Roll To The Rescue, produit par Terry Melcher. En juillet, Capitol fête les 25 ans du groupe avec la compilation Made In The USA qui couvre essentiellement les années 1960 mais inclut aussi, outre le précédent single, une version retravaillée de California Dreamin'.

En janvier 1987, Seymour Stein signe Brian Wilson sur son label Sire pour un album solo. En mars, parait le single Let's Go To Heaven In My Car/Too Much Sugar. Le musicien/producteur Andy Paley (Paley Brothers, Jonathan Richman's Modern Lovers …) est associé à ce nouveau projet.
En mai, les Beach Boys, qui ne savent plus quoi inventer, se mettent au Rap. Sortie du single Wipe Out avec les rappers du groupe Fat Boys.

Le 20 janvier 1988, les Beach Boys entrent au Rock & Roll Hall Of Fame.
L'excellent premier album solo Brian Wilson sort en août aux Etats-Unis. Malgré de très bonnes critiques, il ne fracasse pas le classement du bilboard alors que le simple des Beach Boys, Kokomo, sans l'ancien leader, atteint la première place des charts US, 22 ans après Good Vibrations. Le titre est extrait de la bande originale du film Coktail et parait sur le label Elektra.

A l'été 1989, Brian Wilson travaille sur son second album solo. Le projet, intitulé Sweet Insanity, sera justement refusé par deux fois par le label Sire.
Une étrange mixture composée de 3 nouveaux titres et de chansons utilisées dans des soundtracks de film, y compris trois issues des sixties, sort à titre de nouvel album du groupe sous le nom de Still Cruisin'.
Brian entame une action judiciaire en août pour tenter de récupérer 100 millions de dollars de droits d'édition suite à la vente par son père, sans son accord, en novembre 1969 des éditions musicales Sea Of Tunes.

1990-1999

1990 est l'année des premières éditions sur cd des albums des Beach Boys. Capitol choisit la forme de deux albums sur un cd ("two-fer") et ajoute livret et bonus-tracks pour la période des sixties. Epic/CBS se contente d'un format bien plus simple et pauvre pour les albums des années 70. L'album solo de Dennis Wilson est également réédité en cd.

Sortie historique en février 1991 de Lost & Found, album des sessions Hite Morgan de 1961/1962.
Le 7 mai, la famille Wilson entame une action juridique pour sortir Brian des griffes du Docteur Landy. Gain de cause est obtenu en décembre.

En avril 1992, la tribunal accorde finalement à Brian 10 millions de dollars sur les 100 demandés pour la vente de Sea Of Tunes. Mike Love se dépêche alors d'attaquer son cousin pour des royalties impayés sur une trentaine de titres auxquels il affirme avoir contribué. Il récupérera finalement la moitié des 10 millions. A Perfect Cousin.
Parution en août du catastrophique album des Beach Boys, Summer In Paradise, produit par Terry Melcher. Seul album sur lequel Brian Wilson n'intervient pas du tout, il n'entre pas dans les charts US. Le groupe retravaille 5 titres pour la version destinée à l'Europe, l'Asie et l'Australie qui sort en 1993. Cela ne change rien au désastre.

Capitol sort en juillet 1993 un magnifique coffret, véritable rétrospective de la carrière de nos Boys, Good Vibrations - 30 Years Of The Beach Boys. 15 inédits sont inclus dont près d'une demi-heure de bandes inédites issues des sessions de l'album avorté Smile.
Août voit la sortie d'un malheureux disque de country où la fine fleur du genre reprend du Beach Boys accompagnée par nos Boys aux choeurs, Stars & Stripes, vol.1. L'échec commercial nous évitera la sortie du 2ème volume.

En juillet 1994, le coffret Good Vibrations est disque d'or aux USA.

Le 25 janvier 1995, Don Was présente son documentaire sur la vie et la musique de Brian Wilson, I Just Wasn't Made For These Times, au Festival du film indépendant Sundance. La bande son, constituée de performances Live-in-the-studio, sort sur cd en août.
L'album Orange Crate Art, signé Brian Wilson & Van Dyke Parks mais écrit par VDP, sort en octobre aux Etats-Unis.

1996 voit les Beach Boys s'amuser avec Status Quo sur un single où ces derniers reprennent Fun Fun Fun.

En avril 1997, on apprend que Carl Wilson souffre d'un cancer de la gorge avec des métastases au cerveau.
A la demande de Mike Love, David Marks reprend du service avec le groupe pour remplacer Carl.
En novembre, sortie par Capitol du superbe coffret, The Pet Sounds Sessions.

A 51 ans, Carl Wilson meurt des suites de sa maladie le 6 février 1998.
Produit par Brian Wilson et surtout, malheureusement, par Joe Thomas, Imagination, le second album studio solo de Brian sort en juillet sur Giant Records.

Le 28 février 1999, premier concert du Al Jardine's Beach Boys Family & Friends Band. Brian Wilson et Mike Love, par l'intermédiaire de la compagnie Brothers Records, dont Al est pourtant actionnaire, l'attaquent en justice pour utilisation illégale du nom Beach Boys. En mars, Brian Wilson commence à tourner avec un groupe de Los Angeles, The Wondermints. Ils sont accompagnés par un membre historique du Beach Boys Band, Jeffrey Foskett. Pendant toutes ces années et les suivantes, les Beach Boys de Mike Love tournent inlassablement essentiellement aux Etas-Unis mais aussi en Europe. Succès et, très souvent, qualité sont au rendez-vous. Le 29 juin 1999, le groupe, avec David Marks, se produit au Palais des Congrès à Paris.

Les années 2000

Pendant que les chamailleries judiciaires continuent entre Brothers Records et Al Jardine, Capitol réédite à l'été 2000 l'ensemble des albums de la période 1970-1985, en version two-fer, remastérisés et avec livret complet mais sans bonus.
Après le fiasco de Imagination, Brian Wilson relance en juillet sa carrière solo avec l'album Live At The Roxy, toujours accompagné par le même groupe. Ils entament ensuite aux Etats-Unis le Pet Sounds Symphony Tour.

L'année 2001 est marquée par la sortie sur Capitol de la compilation Hawthorne, Ca. 57 titres inédits, rares, versions démos, prises alternatives ou mix stéréo. Un bonheur pour le fan. La réédition des premiers "two-fer" suit.
Brian Wilson continue de tourner avec son groupe.
Le 15 juillet, les Beach Boys se produisent à l'Orange Biarritz Festival (Pays-Basque).

En janvier et février 2002, tournée triomphale en Europe et au Japon de Brian Wilson qui présente en concert l'intégralité de l'album Pet Sounds. Un dispensable album live, Pet Sounds Live, et un dvd témoigneront de l'affaire.
En juillet, sortie de la compilation The Beach Boys Classics Selected By Brian Wilson qui comprend un inédit enregistré pour l'occasion par Brian et son groupe actuel, California Feelin'.
Le 11 novembre parait sur Eagle Records, l'album The Beach Boys Live At Knebworth 1980, témoignage du dernier concert où la troupe est complète, même si Brian semble dans un autre monde.

Le 22 juillet 2003, Capitol sort aux USA le désormais classique album Pet Sounds en format DVD-Audio. Les titres sont présentés en mono, stéréo et 5.1 surround. Ils sont accompagnés de quelques "alternates", de clips vidéo et d'un film sur les sessions de l'album.
L'annonce d'une tournée européenne pour 2004, Brian Wilson Presents Smile, secoue la torpeur ambiante et fait palpiter le coeur des fans.

La tournée européenne a lieu en février et mars. Brian passe par l'Olympia de Paris le 14 mars 2004. Après une première partie consacrée aux classiques et à des titres plus rares des Beach Boys, le fan transi découvre la version 2004 d'un Smile "terminé". L'explosion finale faite de joie, pleurs et applaudissements, après les dernières mesures de Good Vibrations, se répète de ville en ville. Un véritable triomphe.
Le 22 juin, sort le nouvel album solo de Brian Wilson, Getting' In Over My Head, auquel participe Elton John, Eric Clapton, Paul McCartney et … Carl Wilson. Oeuvre mineure.
Pendant ce temps, Brian termine avec son groupe l'enregistrement de sa version de Smile qui sort aux USA en septembre sur le label Nonesuch/Warner. Le disque atteint la 13ème place des charts US.

En octobre 2005, sortie de l'album What I Really Want For Christmas signé Brian Wilson. Une réussite qui présente nouveaux morceaux et reprises, dont le titre des Beach Boys, devenu un classique de Noël, Little St Nick.

Le mois de mai 2006 voit la sortie d'un étrange cd, uniquement diffusé et en édition limitée par les magasins américains Hallmark Gold Crown, appelé Songs From Here & Back. L'album propose des titres live des Beach Boys, essentiellement enregistrés en 1989, et trois nouveaux enregistrements solos signés indépendamment, Brian Wilson, Mike Love et Al Jardine.

Nouvelle tournée européenne de Brian Wilson en septembre 2007 au cours de laquelle il présente sa nouvelle oeuvre-concept That Lucky Old Sun. Elle est co-signée par Scott Bennett, membre de son groupe, et Van Dyke Parks en écrit les parties narratives.

En juin 2008, superbe réédition par Sony, en cd et vinyle, de l'album solo de Dennis Wilson, Pacific Ocean Blue, accompagné de titres des sessions du projet avorté Bambu. Au même moment, Capitol/EMI sort un beau coffret intitulé The Beach Boys : US Singles Collection - The Capitol Years qui reproduit en cd l'ensemble des simples du groupe.
En septembre, l'album That Lucky Old Sun sort sur Capitol.

Si les années précédentes ont vu sortir des compilations comme Sounds Of Summer ou The Warmth Of The Sun qui présentent certains titres en nouveau mixage stéréo, Summer Love Songs, sorti en mai 2009, propose une version inédite du titre de Dennis Wilson, Fallin' In Love (aka Lady)

Al Jardine sort en juin 2010 son premier album solo studio, A Postcard From California, uniquement en téléchargement et cdr-on-demand.
En octobre 2010, Brian Wilson Reimagines Gershwin pour le label Walt Disney Records.

2011 - The Smile Sessions

Grand émoi au printemps 2011, Capitol annonce la sortie d'un coffret des mythiques Smile Sessions. Plusieurs fois reporté, l'objet, décliné en versions coffret 5cd, coffret 2 cd et double-vinyle sort en novembre. Fabuleux et décevant à la fois mais indispensable.
Octobre voit la sortie du deuxième album de Brian Wilson pour Walt Disney Records, In The Key Of Disney sur lequel notre homme revisite les classiques des films Disney avec, tout particulièrement, une très belle version de Colors Of The Wind (Pocahontas).

2012 - 50th Anniversary Reunion

2012 et tout le monde s'aime à nouveau. Finis les tracas judiciaires croisés, Brian Wilson, Mike Love, Al Jardine, Bruce Johnston et même, David Marks, annoncent qu'ils vont tourner ensemble pour fêter les plus de 50 ans du groupe. La première étape est quelques titres joués ensemble le 15 février à l'occasion de la remise au groupe d'un Grammy Award spécial pour l'ensemble de sa carrière. Une énorme tournée américaine est organisée entre avril et juillet.
Le 4 juin (le 5 aux Etats-Unis), aussi incroyable que cela puisse paraître, sort un nouvel album studio, That's Why God Made The Radio. Une réussite.
La tournée, aussi appelée Celebration, visitera finalement 4 continents, 14 pays et 70 villes pour un total de 73 concerts. L'apothéose se situe au Royal Albert Hall de Londres le 27 septembre pour un show de près de 3 heures avec 61 titres interprétés !
Le tout se termine en "eau de boudin" quand, à la fin, Mike Love & Bruce Johnston en restent à ce qui était initialement prévu, un tour et puis s'en va, alors que Brian Wilson, Al Jardine et David Marks auraient bien continué l'affaire. Ces trois derniers ont la sale impression d'être virés de leurs Beach Boys.
En octobre 2012, 12 des albums studios sont réédités, dans un emballage un peu cheap mais qui propose pour 10 d'entre-eux un mixage mono et un mixage stéréo.

2013 - etc.

A l'occasion du 50ème anniversaire du groupe, le copieux coffret Made In California sort le 23 août 2013. Au menu, 6 cds, 7 heures 30 d'écoute et pas moins de 60 titres inédits (authentiques inédits, prises alternatives, démos, mixages différents et titres en public). La sélection retenue couvre l'ensemble de la carrière des Beach Boys, de 1961 à nos jours.
Les Beach Boys de Mike Love et Bruce Johnston continuent de se produire à travers le monde. Ils étaient sur la scène de l'Olympia à Paris les 8 juillet 2013 et 21 novembre 2014.

La mi-2015 voit la sortie un peu partout dans le monde du biopic tant attendu consacré à Brian Wilson, Love & Mercy. Sur un scénario signé Oren Moverman (déjà scénariste de I'm Not There de Todd Haynes, film consacré à Bob Dylan), le film est réalisé par Bill Pohlad. Il isole deux périodes bien distinctes de la vie de Brian. La première, les années 66/67, où le musicien est en pleine ascension musicale (l'album Pet Sounds) avant de perdre peu à peu la raison (l'épopée Smile). Brian y est interprété par Paul Dano. La seconde est centrée sur les années 80, où, entre les mains du Docteur Landy (Paul Giamatti), Brian (John Cusack) rencontre sa future femme Melinda (Elisabeth Banks) qui l'aide à s'en sortir. Une belle réussite saluée unanimement par la critique à travers le monde.

La fin d'année 2015 voit le management de Brian Wilson annoncer pour 2016 les adieux de Brian Wilson à la scène à l'occasion d'une monumentale tournée mondiale célébrant les 50 ans de la merveille des merveilles, l'album Pet Sounds. L'album est joué dans sa totalité au cours des concerts. Al Jardine et Blondie Chaplin sont de la partie. Le groupe se produit à la Salle Pleyel de Paris le 30 octobre 2016. Devant le succès, la tournée devient un véritable "Never Ending Tour" et continue à ce jour.
Pendant ce temps-là, les Beach Boys de Mike Love continuent leurs tournées célébrant tour à tour les 50èmes anniversaires de titre comme Good Vibrations (2016) ou des albums comme avec le "Wild Honey World Tour" de 2017. Cette tournée accompagne la première édition stéréo de l'album.

Sources : Keith Badman – The Beach Boys, Definitive Diary of America's Greatest Band (Backbeat Book / 2004) et Gaël Tynevez – The Beach Boys, l'enfance pour l'éternité (Camion Blanc / 2002).

Good Vibrations, his life as a Beach Boy

Autobiographie de Mike Love, couverture UE La publication des mémoires de Mike est en soi un événement. Tant a été écrit sur ses rapports avec Brian et Dennis, sur son rôle supposé dans l’inachèvement de SMiLE, sur la fameuse formule et les divers procès qui ont émaillé l’histoire du groupe, que l’on pouvait légitimement attendre de lire sa version des faits, en espérant que cela ne tourne pas au simple règlement de comptes ni à une version trop révisionniste de l’histoire.

De ce point de vue, les 100 premières pages, qui nous conduisent jusqu’en 1965, nous rassurent. Le ton est serein, apaisé et l’on est même surpris du plaisir ce que l’on prend à la lecture (James Hirsch y est sans doute pour quelque chose). Mike y évoque sa famille, la rivalité sociale avec Murry puisque les Love sont plus riches et sa grande proximité avec son cousin Brian. Au détour d’un souvenir, il consacre même deux belles pages à Marvin Gaye. Mais les choses se corsent à partir de l’enregistrement de Pet Sounds où, de plus en plus, apparaît un ressentiment qui ne va pas cesser par la suite. Même s’il n’en dit pas grand-chose, Mike a certainement très mal vécu sa marginalisation progressive de l’entourage de Brian qui débute avec le choix de Tony Asher pour écrire les paroles de PS ; par la suite, l’usage des drogues va l’accentuer en expliquant à peu près tout : le marasme de SMiLE, la dégringolade de Brian, celle de ses frères (Carl en prend pour son grade à la fin des années 70), et la carrière disloquée du groupe. Pourtant, il aurait pu s’interroger à l’occasion sur son attrait pour la méditation transcendantale et l’astrologie qui ne sont après tout que l’expression du même manque. On finit par être légèrement puis carrément lassé de cette manière de systématiquement jeter l’opprobre sur tel ou tel en se présentant comme le chevalier blanc qui n’a, finalement, pas grand-chose à se reprocher, sauf d’avoir voulu, coûte que coûte, maintenir le groupe. Au passage, il règle donc des comptes avec David Anderle, David Leaf, Dennis, Carl, Melinda*, accusés d’avoir directement ou indirectement contribué à l’éloigner de Brian et donc, conséquemment, aux problèmes du groupe. Pareillement, il s’étend volontiers sur les problèmes de couple des frères Wilson mais reste pudique dès qu’il s’agit des siens et de ses multiples divorces. De même, il évoque le rôle auprès de Brian de son frère Stan Love, de Steve Korthof et de Rocky Pamplin, ce qui nous donne une page absolument magnifique dans laquelle ce dernier, engueulant Brian, fait l’éloge de Mike :
"Look how much Mike Love loves you. He can’t even sleep at night because he thinks they’re [they = Dennis et Carl] trying to give you heroin and he wants to strangle Dennis – that’s how much you mean to him. That’s Love".
Et Steve de rajouter: "Do you know that Mike cries when you do a good show ?" (pages 275-276).
Commentaire ému de Mike : "Rocky and Steve talked about my feelings for Brian, which was something I could never do myself".
Par contre, quand il s’agit d’évoquer le renvoi par les Wilson de Stephen Love, le commentaire est plutôt laconique : "Stephen was fired from the band in 1979 for unrelated reasons" (page 284). Un exemple parmi d’autres de la façon pour le moins étonnante dont Mike relate les événements.

Et la musique ? Là aussi, les goûts de Mike semblent inévitablement saisis par le ressentiment. Il dit évidemment tout le bien qu’il pense aujourd’hui de Pet Sounds, rappelant qu’il en a trouvé le titre et qu’il l’a défendu avec Brian auprès des pontes de Capitol**, mais ensuite, les jugements sont plutôt sévères. On ne peut lui donner tort pour So Tough ("A disjointed rush job"), Holland ("The results weren’t that great either") ou 15 Big Ones qui manque d’unité, mais il est passé complètement à côté de Love You ("No one knew what to make of it when it came out"), lui préférant le M.I.U. Album, hélas saboté par les frères Wilson. Dans son esprit, la rivalité originelle entre les Love et les Wilson, d’abord initiée par Murry, s’est largement transmise à ses trois fils puis à l’entourage de Brian, responsables à des degrés divers de la carrière chaotique du groupe que lui, Mike, le « front man » comme il se désigne à plusieurs reprises, a désespérément tenté de sauver. Et, même s’il nie avoir jamais prononcé la fameuse phrase sur la formule, ses commentaires ne font que l’illustrer.

En résumé, et au bout de 400 pages, quel portrait Mike fait-il de lui ? Un type sympa, simple, préoccupé (qui ne le serait ?) de ses intérêts, en particulier financiers, et de ceux du groupe contre tous ceux qui ont systématiquement, par intérêt pervers, manipulation, etc, tenté de faire sombrer le navire. Il développe à l’occasion une argumentation qui peut être recevable entre les obligations du groupe sur scène, plus ou moins contraint de plaire au public et le travail personnel de Brian, enfermé de plus en plus dans son statut de « génie » et oeuvrant dans une direction plus artistique et réservée à un public plus restreint mais la façon dont il décerne les bons et les mauvais points (les bons lui étant systématiquement réservés) finit par lasser. Quant au récit de la tournée anniversaire du 50e anniversaire qui clôt le livre, il laisse peu de doutes, hélas, sur une éventuelle reformation des Beach Boys tant les intérêts du clan Mike et du clan Wilson semblent désormais irréconciliables. Pour paraphraser Shakespeare : il y a quelque chose de pourri dans le royaume des Beach Boys et ce livre ne contribue pas à l’assainir.

Good Vibrations, My Life As A Beach Boys (Faber & Faber, 2016)
* A ce propos, la version livrée dans ce livre est totalement opposée à celle que développait le film Love & Mercy.
** On entend exactement la même chose dans les commentaires qu’il fait sur l’album dans le récent dvd Classic Album (Eagle Vision) sorti ce même mois.

En France ...

1983

Dans l'émission Souvenirs, Souvenirs sur Antenne 2, Johnny Halliday présente l'histoire des Beach Boys à l'aide d'interviews et d'extraits de concert.

1988

Interview de Brian Wilson menée par Philippe Manoeuvre pour l'émission Les Enfants du Rock (Antenne 2) à l'occasion de la sortie de son premier album solo.

1991

Le 21 juin, diffusion en VF sur M6 du pitoyable TV film US, Summer Dreams sous le nom de Surfin' USA.

1993

Sur M6, le 22 avril, l'émission Saga propose un spécial Beach Boys excellement composé par Alain Gardinier.

1996

Le 27 avril, la chaîne franco-allemande Arte diffuse sous le nom Music Was My Only Friend le documentaire de Don Was, I Just Wasn't Made For These Times.

1999

Sur la même chaîne, diffusion en deux parties les 3 et 10 avril de l'excellent documentaire biographique, Endless Harmony.
Le 29 juin, les Beach Boys de Mike Love et Bruce Johnston, avec David Lee Marks, se produisent sur la scène du Palais des Congrès de Paris.

2001

Les Beach Boys de Mike Love participent au Biarritz Surf Festival au stade Aguilera de la ville.

2004

Le 14 mars, Brian Wilson présente Smile sur la scène de l'Olympia à Paris.

2007

Brian Wilson est en concert au Grand Rex de Paris le 26 juin. Alan Jardine, initialement annoncé, n'est finalement pas présent pour ce show.

2011

Mini-tournée des Beach Boys de Mike Love en France : 6 juillet à Paris au Grand Rex, le 16 à la Grande Motte, le 18 dans le cadre des Nuits de la Guitare à Patrimonio en Corse et le 19 à Carcassone au théâtre Jean Deschamps. Le groupe fait une apparition dens Télé Matin sur France 2.
Le 20 septembre, Brian Wilson réimagine Gershwin au Casino de Paris.

2013

Les Beach Boys de Mike & Bruce sont à l'Olympia (Paris) le 8 juillet.

2014

Les mêmes sont de retour au même endroit le 21 novembre.

2016

Brian Wilson, en compagnie d'Al Jardine et de Blondie Chaplin, célèbre Pet Sounds sur la scène de la salle Pleyel à Paris le 30 octobre.

2017

Les Beach Boys sont programmés à l'Olympia (Paris) le 1er juin et le 25 à Tilloloy (Somme / Festival "Rétro C'est Trop") dans le cadre du Wild Honey World Tour.
La tournée de célébration de Pet Sounds passera par le festival des Nuits de Fourvière (Lyon). Brian Wilson s'y produira le 17 juillet.

Dans la presse française

Rock & Folk n°177, octobre 1981, chronique du simple Beach Boys Medley
Best n°159, octobre 1981, chronique du simple Beach Boys Medley (Christian Lebrun)
Rock & Folk n°182, mars 1982, interview de Mike Love (Michka Assayas)
Rock & Folk n°182, mars 1982, chronique de Looking Back With Love (François Gorin)
Rock & Folk n°471, novembre 2006, chronique de l'édition du 40ème anniversaire de Pet Sounds (Nicolas Ungemuth)
Rock & Folk n°509, janvier 2010, Brian Wilson presents Smile, Discographie 2000-2009 (Basile Farkas)
Rock & Folk n°518, octobre 2010, chronique de Reimagines Gershwin (Jean-Emmanuel Deluxe)
Rock & Folk n°519, novembre 2010, rubrique "Erudit Rock" sur Gettin' In Over My Head (Philippe Thieyre)
Rock & Folk n°529, septembre 2011, Les Beach Boys au Grand Rex (Paris)
Technikart n°155, septembre 2011, tentative d'interview de Brain Wilson (Benoît Sabatier)
Jazz News n°5, octobre 2011, chronique de Reimagines Gershwin (Mathieu Durand)
Rock First n°4, décembre 2011, chronique de In The Key Of Disney (Romuald Ollivier) et article sur Don't Worry Baby
Rock & Folk n° HS27, janvier 2012, Contes et légendes du rock'n roll (Smile, Brian Wilson, Good Vibrations)
Rock First n°5, février 2012, Pet Sounds (Romuald Ollivier)
Mojo n°1, avril 2012, Les Beach Boys bannis (Fred Dellar)
Rock & Folk n° HS30, octobre 2014, Pet Sounds et Pacific Ocean Blue parmi 555 disques
Rockawa n°9, avril-mai 2015, Dennis Wilson le surfeur douleur (Romuald Ollivier)
Rolling Stone n° collector 25, avril 2015, un numéro entier consacré aux Beach Boys
Rock & Folk n°574, juin 2015, Pet Sounds dans la Discographie Psychédélique du magazine et chronique de la réédition du coffret Pet Sounds Sessions (Nicolas Ungemuth)
Rock & Folk n° HS31, décembre 2015, Pet Sounds parmi les grands classiques du rock psychédélique (Philippe Manoeuvre)
Les Inrocks n°77H, mars 2016, Pet Sounds (Christophe Conte) (n° hors-série "1966")
Jukebox Magazine n° 353, avril 2016, la cote des 45 tours et albums parus en France entre 1962 et 1970 (avec un faux !)
Rolling Stone n° collector 29, "Bonnes Vibrations ?" (Stan Cuesta) et Pet Sounds parmi les 50 albums de l'année 1966
Rockawa n°15, mai-juin 2016, Brian Wilson dans la rubrique Sagawa 60's
Archives Vinyles n°1, mars 2016, chronique de Summer Days (And Summer Nights!!!)
Rolling Stone n°85, juin 2016, chronique du coffret Pet Sounds du 50ème anniversaire (Sophie Rosemont)
Rolling Stone n°86, juillet 2016, interview de Brian Wilson (Stan Cuesta)
Rock & Folk n°588, août 2016, 50ème anniversaire de Pet Sounds, coffret (N. Ungemuth) et vinyle (E. Delsart)
Rock & Folk n°590, octobre 2016, Pet Sounds en vinyle (Ph. Manoeuvre) et en dvd (J. Soligny)
Jukebox Magazine n°358, octobre 2016, les Beach Boys à l'Olympia en 1964 racontés par Bernard Bayoux
Les Inrocks2, n°71, octobre 2016, Pet Sounds (seulement) 4ème meilleur album américain (sur 100) (Christophe Conte)
Jukebox Magazine n°359, novembre 2016, chronique du dvd "Classic Albums" consacré à Pet Sounds (Jean-William Thoury)

Les Beach Boys Réunis !

Logo Réunion Cette fois c'est officiel, les Beach Boys survivants se réuniront en 2012 pour fêter, tardivement, leurs 50 ans.

L'ensemble de cette Celebration, logo ci-contre, comprendra une tournée mondiale de 50 dates et un nouvel album studio est également annoncé.

Les cinq membres historiques toujours en vie et en activité, Brian Wilson, Alan Jardine, Mike Love, Bruce Johnston et David Marks, seront de la fête.

Finalement, il semble bien que le ré-enregistrement récent de Do It Again ait vraiment emballé tout le monde. Cette session a été filmée dans le but d'une vidéo, support publicitaire à la future tournée et visible sur le site officiel du groupe.

On savait Mike Love et, plus encore, Alan Jardine très chauds sur l'affaire. Brian, lui, dans des déclarations estivales au magazine anglais "Q" semblait plus réticent. Il aura, une fois de plus, décidé de faire ce qu'il n'avait pas dit ! D'autant plus qu'à lire le communiqué de presse officiel de Capitol/EMI, plusieurs chansons ont d'ores et déjà été enregistrées pour le futur album.
L'objet, produit par Brian Wilson, sortira donc en 2012, fêtant ainsi, non pas les 50 ans du groupe mais la signature sur le label Capitol. La plupart des fans se montrent raisonnablement optimistes, aux vues des récentes réalisations discographiques de Brian Wilson et des concerts de l'homme ou des Beachs Boys de Mike Love. La forme est là. Et puis, il sera difficile de faire pire que l'horrible dernier album studio signé du groupe, Summer In Paradise en 1992.

Au-delà de ce nouvel album studio, Capitol annonce également dans le cadre de ce 50ème anniversaire, une campagne de réédition de l'ensemble du catalogue accompagnée d'une nouvelle compilation des hits du groupe et, surtout, d'un nouveau coffret retraçant sa carrière. Quand on connait la qualité de réalisations précédentes comme le coffret de 1993, Good Vibrations, Thirty Years Of The Beach Boys ou la compilation Hawthorne, Ca (2001), on salive d'avance.

Et puis, il y a la tournée. A ce jour, très peu de dates sont connues. Néanmoins, nous savons déjà que c'est le Jazz Fest (New Orleans Jazz & Heritage Festival) de la Nouvelle-Orléans qui accueillera le premier concert du groupe réuni le 27 avril prochain. Seules deux autres dates sont annoncées pour le moment et la location des billets a démarré sur des chapeaux de roue : le 3 août 2012 à Berlin (O2 Arena) et le 4 à Stuttgart, toujours en Allemagne.
More to come ...

Carl Wilson

Carl Wilson (1981)

Carl Wilson
  1. Hold Me
  2. Bright Lights
  3. What You Gonna Do About Me ?
  4. The Right Lane
  5. Hurry Love
  6. Heaven
  7. The Grammy
  8. Seems So Long Ago

Editions originales
(US) Caribou, NJZ 37010 - 27/03/1981
(GB) Caribou, CRB 84840 - 04/1981
(FR) Caribou, CRB 84840 - 1981

Réédition
(US) Iconoclassic, ICON 1042 - 2015

Youngblood (1983)

youngblood
  1. What More Can I Say
  2. She's Mine
  3. Givin' You Up
  4. One More Night Alone
  5. Rockin' All Over The World
  6. What You Do To Me
  7. Young Blood
  8. Of The Times
  9. Too Early To Tell
  10. If I Could Talk To Love
  11. Time

Editions originales
(US) Caribou FZ 37970 - 02/1983
(GB) Caribou CRB 25225 - 02/1983

Réédition
(US) Iconoclassic, ICON 1019 - 2010

Mike Love

Looking Back With Love (1981)

Mike Love album
  1. Looking Back With Love
  2. On And On And On
  3. Runnin' Around The World
  4. Over And Over
  5. Rockin' The Man In The Boat
  6. Calendar Girl
  7. Be My Baby
  8. One Good Reason
  9. Teach Me Tonight
  10. Paradise Found

Editions originales
(US) Boardwalk NB1 33242 - 08/10/1981
(GB) Boardwalk EPIC EPC 85571 - 02/1982
(FR) Boardwalk Vogue 518508 - 1981

Single français

Runnin' Around The World (1981)
Boardwalk Vogue - 101576
Mike love single

  • Runnin' Around The World
  • One Good Reason

Al Jardine

Live In Las Vegas (2002)

Live At Ls Vegas
  1. Dance, Dance, Dance
  2. Do You Wanna Dance
  3. Catch A Wave
  4. Hawaii
  5. Do It Again
  6. Darlin'
  7. Wild Honey
  8. Come Go With Me
  9. Surfer Girl
  10. Don't Worry Baby
  11. Shut Down
  12. Little Deuce Coupe
  13. I Get Around
  14. In My Room
  15. Gril, Don't Tell Me
  16. Breakaway
  17. Sail On Sailor
  18. God Only know
  19. Sloop John B
  20. Wouldn't It Be Nice
  21. Good Vibrations
  22. Heroes & Villains
  23. Hel Me Rhonda
  24. Surfin' USA
  25. Barbara Ann
  26. Fun Fun Fun
  27. Califoria Energy Blues

Edition originale
(US) Jardine Tours HV100 - 27/08/2002

A Postcard From California (2010)

A Postcard From California
  1. A Postcard From California
  2. California Feelin'
  3. Looking Down The Coast
  4. Don't Fight The Sea
  5. Interlude
  6. Campfire Scene
  7. A California Saga
  8. Help Me Rhonda
  9. San Simeon
  10. Drivin'
  11. Honkin' Down The Highway
  12. California Dreamin'*
  13. And I Always Will
  14. Waves Of Love*
  15. Sloop John B.*

* titres disponibles uniquement sur l'édition physique Robo/Waterfront Entertainment (2012)

Editions originales
(US) Jardine Tours Amazon - 29/06/2010 - [Digital et CD-R-on-demand]
(US) Robo/Waterfront Entertainment RRAJ0001- 03/04/2012

Wilson Phillips

Dedicated (2012)

Pochette album Wilson Phillips
  1. California Dreamin'
  2. Wouldn't It Be Nice
  3. Dedicated To The One I Love
  4. Don't Worry Baby
  5. Twelve Thirty
  6. I Can Hear Music
  7. Monday Monday
  8. Do It Again
  9. Got A Feelin'
  10. Fun, Fun, Fun
  11. God Only Knows
  12. Good Vibrations

Editions originales
(US) Masterworks/Sony
88697 91425 2

Ne boudons pas notre plaisir. Très bonne surprise que Dedicated, l'album de reprises des Beach Boys et des Mamas & Papas signé par les Wilson Phillips. Hommage honnête et sincère à la musique de leurs parents, il est produit avec à la fois simplicité et richesse par Rob Bonfiglio, dans le civil mari de Carnie Wilson. Pas de super-production, pas de révolution non plus, il est fait appel aux arrangements originaux, mais le groupe a su mettre sa patte sur ces chansons hors du commun avec de belles réussites vocales, notamment une superbe version, toute en voix, de Good Vibrations.
Charlie Dontsurf

50 Big Ones

pochette 50 Big Ones

Avec les rééditions d’un certain nombre d’albums du groupe (c’est-à-dire presque tous les albums studio jusqu'à Smiley Smile, sauf Surfin’ Safari et le Christmas Album, auxquels ont été ajoutés Sunflower et Surf’s Up) paraît donc cette anthologie sous un titre doublement évocateur : 50 ans de carrière et clin d’œil à l’album 15 Big Ones de 1976 qui, d’ailleurs, ne fait pas partie des rééditions présentes.
Un coffret qui fait un tour d’horizon très complet de la carrière du groupe, de Surfin’ Safari au dernier album, That’s Why God Made The Radio, en oubliant au passage – est-ce volontaire ? - Summer In Paradise dont aucun titre non plus n’a été joué pendant la tournée commérative.
Tout d’abord, une petite boîte, même format que pour le petit coffret Smile l’année passée, représentant un alignement de planches de surf ! Dommage pour ceux qui, comme nous, tentent depuis des lustres de démontrer, preuves à l’appui, que l’œuvre des garçons de la plage ne se résume pas justement à ça : la plage, le surf, le soleil, les bagnoles et les filles en bikini.
Quand on ouvre la boîte, on est relativement déçu du peu d’objets qu’elle contient : son épaisseur aurait largement permis d’y ajouter quelques bricoles. Mais, c’est la crise partout et, apparemment, elle a touché également l’entourage des Boys. Donc, nous découvrons sept photos (une par artiste : les 3 Wilson, Mike, Al, David et Bruce) , un livret très sommaire composé essentiellement de photos (le texte de présentation n’excède pas 1 page et demie) et deux cds bien emballés dans des pochettes «vinyl réplica», ce qui est devenu la norme aujourd’hui.
Les 50 titres retenus (25 par disque), je le disais précédemment, présentent toute la carrière du groupe, à la manière de la tournée du 50e anniversaire : seuls 3 titres en effet (Surf’s Up, Friends et Wild Honey) n’ont pas été joués cette année. C’est dire que cette compilation est le compagnon idéal des concerts que nous avons entendus ou auxquels nous avons pu assister. La répartition par cd est d’ailleurs très proche des deux sets joués par les Boys : un premier cd très orienté Surf et Hot Rods, un second qui privilégie davantage les années Pet Sounds et post Pet Sounds. La qualité sonore est exceptionnelle, la plupart des morceaux ayant été remasterisés au cours des années précédentes ou cette année. On peut donc juger de la qualité de certaines versions stéréo inédites, en particulier de Wild Honey et Darlin’ qu’on n’entendra pas ailleurs puisque l’album Wild Honey ne fait pas partie, pour des raisons incompréhensibles, de la vague de rééditions actuelles. Autre inédit : la version single d’Isn’t It Time, assez différente de celle de l’album, qui, après un début prometteur s’écrase lamentablement dans une deuxième partie totalement hors-sujet. Une occasion ratée.
Dr Faustroll (5 octobre 2012)

Une légende californienne

Couverture du spécial Beach Boys de Rolling Store

Numéro spécial collector (#25 - avril 2015) de Rolling Stone, édition française.
Au sommaire, évidemment l'histoire du groupe en plusieurs épisodes, bien sûr le chef d'oeuvre, Pet Sounds, mais aussi le retour de Brian en solo (1988) et celui du groupe en 2012. Un article est consacré au plus sauvage d'entre tous, Dennis Wilson.

Albums

The Beach Boys (1985)

the beach boys

Still Cruisin' (1989)

Still Cruisin

Summer In Paradise (1992)

Summer In Paradise

Stars And Stripes Vol.1 (1996)

Stars & Stripes

Songs From Here & Back (2006)

Here & Back

That's Why God Made The Radio (2012)

That's Why God Made The Radio

Live, The 50th Anniversary Tour (2013)

Live, 50th Anniversary Tour

Singles français (et +)

Medley (1981)
Capitol EMI - 2C 008-86411
Edité avec étiquette centrale argentée ou violette
[Maxi 45 trs - 2C 052-52899] Medley

  • Medley
  • God Only Knows

Come Go With Me (1981)
Caribou CBS - A 20151
Come Go With Me

  • Come Go With Me
  • Don't Go Near The Water

Good Vibrations (1982)
Capitol Pathé - 2C 008-85379
Dance For Ever Vol. 13 Good Vibrations

  • Good Vibrations
  • I Get Around

Getcha Back (1985)
Caribou CBS - A 63241
[Maxi 45 trs - A 12 6324]
Getcha Back

  • Getcha Back
  • Male Ego

It's Getting Late (1985)
Caribou CBS - A 65062 It's Getting Late

  • It's Getting Late
  • It's OK

Rock'n'Roll To The Rescue (1986)
Capitol EMI Pathé - 2013297
Rock'n'Roll To The Rescue
* Extrait de l'album Live In London

  • Rock'n'Roll To The Rescue
  • Good Vibrations (Live)*

Wipe Out (1987)
Polydor - 885960-7
Wipe Out

  • Fat Boys with Beach Boys :
    Wipe Out
  • Fat Boys : Crushin'

Happy Endings (1987)
Carrere - 14468
[Maxi 45 trs - 8.885]
happy endings
* avec Little Richards
** maxi seulement

  • Happy Endings*
  • California Girls (Live)
  • Happy Endings (Long Version)*/**

Living Doll (1987)
Eva-Tone Mattel - 4439-03003 Flexi Living Doll
Flexi diffusé par Mattel avec la poupée Barbie. Sorti sous le nom des Beach Boys mais titre enregistré en solo par Brian Wilson

  • Living Doll

Kokomo (1988)
Elektra WEA - 969 385-7
Kokomo

  • Kokomo
  • Little Richards : Tutti Frutti

Still Cruisin' (1989)
Capitol EMI Pathé Marconi- 2035187
Still Cruisin
Edition française, très rare et avec pochette spécifique, dont la diffusion a du être rapidement abandonnée par Pathé Marconi au profit de l'édition européenne (006 203518 7) que l'on trouve très facilement.

  • Still Cruisin'
  • Kokomo

California Dreamin' (1991)
Capitol EMI - 2043737 (promo)
Still Cruisin
45 tours promo éditée lors de la sortie de la compilation cd California Gold

  • California Dreamin'
  • Good Vibrations

Medley (1992)
EMI - SP1589 (promo)
Medley 12
Maxi 45 tours promo. Titres extraits de la compilation Surf!

  • Medley
  • Surfin'
  • Trashmen : Surfin Bird
  • Ventures : Hawaii Five-O
  • Jan & Dean : Surf City

Fun Fun Fun (1996)
Mercury - 578 380-2
[cd single, pochette carton]
Fun Fun Fun avec Status Quo

  • Status Quo with the Beach Boys : Fun Fun Fun
  • Status Quo : Mortified

Surfin' Safari (2000)
45 Tours Memories - MAI0131
[cd single, pochette carton]
45 Tours memories

  • Surfin' Safari (Morgan Session)
  • Surfin' (Morgan Session)

1Edition européenne diffusée en France
2Edition européenne, pas diffusée en France même si la pochette mentionne le code prix propre au pays
3Edition américaine diffusée en France