header photo

Beach Boys . fr

... in our room ...

En Concert

Brian Wilson - Salle Pleyel, Paris, 30 octobre 2016

Brian Wilson sur la scène de Pleyel, Paris Ce fut une grande soirée dans une salle Pleyel comble, malgré une absence honteuse de publicité devant la salle ! Vers 20h10, le groupe entra en scène avec un Brian qui, bien que trottinant jusqu’à son piano, semblait très en forme, en tous les cas beaucoup plus qu’à Londres en mai dernier.
La première partie fut magnifique, même si on a pu regretter qu’Heroes & Villains n’ait pas été joué. Après California Girls et les quelques titres « hot rods » habituels, le niveau ne cessa de monter : In My Room, Surfer Girl et Don’t Worry Baby dans lequel Matt Jardine sembla, malgré tout, un peu court (problèmes de micro, de voix, peut-être). Puis ce fut Salt Lake City, inclus dans le répertoire depuis septembre, dans une version parfaite avant que ne s’enchaînent Wake The World et Add Some Music (superbes !) dans lesquels Alan Jardine montra qu’il était toujours en pleine possession de ses moyens vocaux, ce qu’il confirma avec California, extrait de la California Saga de Holland. Le retour dans le groupe de Darian lui permit de nous offrir un excellent Darlin’ avant que Blondie Chaplin n’intervienne pour trois titres : Sail Away que j’ai davantage apprécié que sur le dernier album de Brian (effet magique de la scène, sans doute), Wild Honey, un peu poussif il faut bien le dire, en tous les cas moins flamboyant qu’à Londres en mai dernier et Sail on Sailor qui vint clôturer cette première partie de très haut niveau.
Après quinze minutes d’entracte, ce fut l’intégralité de Pet Sounds que j’ai trouvé moins percutant qu’à Londres, à l’exception des deux instrumentaux, magnifiques. Même Don’t Talk, qui avait été un choc en mai dernier, m’a semblé assez quelconque. Brian, d’ailleurs, semblait moins concerné que pendant la première partie et assez en retrait, expédiant parfois ses parties vocales (sur You Still Believe In Me, par exemple), à l’exception de God Only Knows dont il donna une interprétation solide, ce qui n’a pas toujours été le cas.
Puis, après la présentation des musiciens par Paul Von Mertens, le groupe enchaîna les quelques titres du rappel parmi lesquels j’en isolerais trois : Good Vibrations, Help Me, Rhonda (Alan Jardine au sommet) et Love & Mercy avec un Brian de nouveau impérial.
Nous nous sommes retrouvés ensuite devant la salle où deux bus attendaient les musiciens. L’attente, cette fois-ci, fut récompensée quand Brian se présenta pour monter dans le bus. On n’oubliera pas cette image d’un Brian totalement figé, monolithique et sans doute épuisé. Mais cela ne ternira pas l’impression d’avoir assisté à un concert magnifique. Si ce doit être le dernier (on ne sait jamais), il aura été d’une grande qualité.
Encore merci, Brian !

Set-list :

    Première partie :
  1. California Girls
  2. Dance, Dance, Dance
  3. I Get Around
  4. Shut Down
  5. Little Deuce Coupe
  6. Little Honda
  7. In My Room
  8. Surfer Girl
  9. Don't Worry Baby
  10. Salt Lake City
  11. Wake The World
  12. Add Some Music To Your Day
  13. California Saga
  14. You're So Good To Me
  15. Darlin'
  16. Sail Away
  17. Wild Honey
  18. Sail On, Sailor
    Seconde Partie (Pet Sounds) :
  1. Wouldn't It Be Nice
  2. You Still Believe In Me
  3. That's Not Me
  4. Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)
  5. I'm Waiting For The Day
  6. Let's Go Away For Awhile
  7. Sloop John B
  8. God Only Knows
  9. I Know There's An Answer
  10. Here Today
  11. I Just Wasn't Made For These Times
  12. Pet Sounds
  13. Caroline, No
    Rappel :
  1. Good Vibrations
  2. Help Me, Rhonda
  3. Barbara Ann
  4. Surfin' USA
  5. Fun, Fun, Fun
  6. Love & Mercy

I Just Got My Pleyel : le concert vu par le label WW2W Records

Together The People, Brighton, 3 septembre 2016

Le beau soleil du matin était parti depuis longtemps. C'est sous un ciel gris et menaçant que nous arrivâmes un peu avant 17h00 au Preston Park de Brighton, situé en centre-ville, lieu du festival Together The People. L'affiche proposée ne m'avait pas convaincu de venir plus tôt. Encore moins, mes accompagnatrices. La fête battait donc déjà son plein depuis près de 3 heures à notre arrivée. La fête ? Oui, une véritable fête foraine prenait place au milieu du parc, en plein festival. Cela a son charme, enfants et adultes semblaient apprécier. Un peu moins, sans doute, Max Jury, dérangé par le son des auto-tamponneuses au milieu de son set solo/piano. Belle découverte d'ailleurs que ce Max et sa pop chaleureuse.
Nous faisons un tour du propriétaire où stands de bouffe bio se partagent les lieux avec d'autres où la malbouffe anglaise ne semble pas être une légende. Ah, cette odeur unique du graillon anglais. Un peu plus tard d'ailleurs, nous opterons pour cette solution : un bon hamburger, tranche de viande fine et grasse, oignons grillés à la pelle, sauce hamburger, digestion difficile.
La pluie se met alors à tomber et nous nous réfugions sous le chapiteau où Max Jury officiait quelques instants auparavant. Fickle Friends, les locaux de l'étape, sont alors sur scène. Le groupe distille son électro-pop enervée avec une énergie sans relâche. Nous restons de marbre mais, au moins, nous sommes au sec. Nous ne saurons jamais si ce groupe a du succès ou si c'est la pluie qui a rempli le chapiteau. Elle se calme. Nous traversons le parc vers la scène principale pour aller admirer (et découvrir) Nathaniel Rateliff et son folk gorgé de soul. Lui et son groupe, section de cuivres comprise, auront du mal à s'exprimer : problème d'installation du matériel et orgue Hammond qui rend l'âme au milieu du premier titre ne leur laisseront qu'une grosse demi-heure pour nous convaincre. Ce que nous fûmes, convaincus, haut la main. La fête foraine continue son manège. Des gouttes continuent de tomber. Retour sous le chapiteau pour les Turing Brakes qui font des merveilles.
Quand Brian passe, la pluie trépasse. Ou presque. Dès California Girls la partie est gagnée. En plein air, les anglais se lâchent, ailleurs aussi d'ailleurs, et reprennent en choeur les tubes qui se suivent : I Get Around, Shut Down, Little Deuce Coupe. Al Jardine nous gratifie d'une formidable California Saga et Blondie Chaplin explose Wild Honey et Sail On Sailor. Les Beach Boys, autant que ceux de Mike Love, sont bien là, ce soir, sur scène. Pet Sounds est magistralement interprété, même si les conditions ne sont pas les meilleures. Don't Talk et Caroline, No sont touchantes. La foule s'embrase à la dernière note. Il fait chaud, finalement. Nous sommes tous proches de l'hystérie (relative et mouillée) avec cette splendide version de Good Vibrations, l'une des plus belles qu'il m'ait été donnée d'entendre. Le show se termine avec les habituels hits ; Barbara Ann est chantée à tue-tête par la foule et Fun, Fun, Fun nous achève.
Voilà, 22h00, c'est terminé. Il faut rentrer. La pluie s'est remise à tomber et le soleil à briller. Comprenne qui pourra !

Set-list

  1. California Girls
  2. I Get Around
  3. Shut Down
  4. Little Deuce Coupe
  5. California Saga
  6. Wild Honey
  7. Sail On, Sailor
  8. (Pet Sounds) :
  9. Wouldn't It Be Nice
  10. You Still Believe In Me
  11. That's Not Me
  12. Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)
  13. I'm Waiting For The Day
  14. Let's Go Away For Awhile
  15. Sloop John B
  16. God Only Knows
  17. I Know There's An Answer
  18. Here Today
  19. I Just Wasn't Made For These Times
  20. Pet Sounds
  21. Caroline, No
  22. Good Vibrations
  23. Help Me, Rhonda
  24. Barbara Ann
  25. Surfin' USA
  26. Fun, Fun, Fun

Pet Sounds 50th Anniversary Tour, London Palladium, 20 mai 2016

Un peu déçus ...

Arrivé dans l’après-midi à Londres, je me dirige aux alentours de 18h30 vers Argyll Street où aura lieu ce soir le premier concert londonien de Brian. Sortant de Little Argyll Street, je découvre la façade du London Palladium où sur fond vert se détachent les mots tant attendus : Brian Wilson Presents Pet Sounds (voir photo). C’est déjà une première émotion forte que j’ai un peu de mal à cacher à ma compagne, l’entraînant rapidement à l’écart, tant je me sens submergé par l’événement attendu depuis trois mois. Vers 19h, nous revenons devant la salle que la foule envahit déjà. A 19h30, nous gagnons nos places : la salle est superbe, typique de ces vieux théâtres dont Londres a le secret (eh oui, je ne m’interdis aucun cliché !). En fond sonore, des versions symphoniques des succès des Beach Boys assez indigestes. J’en profite pour aller acheter le programme, assez pauvre en comparaison de celui de la tournée SMiLE de 2004
fronton du London Palladium Vers 20h15, soudain, le groupe entre en scène sans aucune annonce et on distingue Brian trottinant mécaniquement vers son piano devant lequel il s’affale, soulagé. Pendant tout le concert, il sera difficile de ne pas éprouver un certain malaise en voyant ce Brian monolithique s’animant parfois, souvent absent, et se réfugiant régulièrement dans les coulisses où l’attend une main secourable, comme si la scène était un espace hostile. Je sais que l’on nous répète depuis vingt ans que Brian aime la scène, qu’il est heureux d’y être, mais le moins que l’on puisse dire est que ça ne se voit plus, si ça ne s’est jamais vu. Bref, la première partie débute par le traditionnel Our Prayer et enchaîne ensuite quelques titres emblématiques de Wilson pour les Beach Boys. Comme j’ai déjà écouté quelques enregistrements de la tournée, je regarde défiler cette partie qui, passée l’émotion de voir Brian en scène, me tire parfois quelques bâillements. Brian intervient peu, laissant la place vocale surtout aux Jardine père et fils qui sont un peu les vedettes de cette tournée européenne en l’absence de Darian Sahanaja, et la direction orchestrale à Paul von Mertens. Matt Jardine, donc, à qui revient l’honneur de chanter les parties de Brian que celui-ci ne peut plus interpréter, s’en tire plutôt bien mais ne fait pas oublier Jeff Foskett dans ce rôle. Tout cela ronronne comme il faut jusqu’à ce que Brian annonce Blondie Chaplin qui, survolté, envahit la scène, court de droite à gauche, et interprète trois titres : Wild Honey (superbe !), Funky Pretty et Sail on, Sailor. C’est vraiment une bonne idée de l’avoir intégré à la tournée, même si sa voix n’est plus celle d’il y a 40 ans, tant l’homme fait le show à la manière de … Mick Jagger dont il fut l’employé pendant plusieurs années. Avant la fin de cette partie, Brian a déjà regagné les coulisses et laisse Mertens annoncer l’entracte et la deuxième partie consacrée à Pet Sounds

Quinze minutes plus tard, le temps d’arracher une bouteille d’eau au bar surpeuplé, je regagne ma place et entend l’extrait des répétitions de Wouldn’t It be Nice que le groupe, de retour sur scène, interprétera en tant que huitième prise. C’est parti pour ce qui reste pour moi le clou de la soirée avec de très beaux moments (Don’t Talk, particulièrement émouvant, les deux instrumentaux, superbes), des effets de lumière particulièrement bienvenus et l’évidence que cet album est bien le sommet de Brian, tant l’unité de l’ensemble frappe les oreilles. J’en ai presque oublié Brian qui continue à se faire oublier tant qu’il peut, passant de nombreux moments à attendre…la suite et la fin, tant il semble à côté du groupe, ce qu’Al Jardine résume, modifiant la fin de I Just Wasn’t Made For These Times en He Just Wasn’t Made For These Times ! Un Brian qui rejoint en trottinant les coulisses une nouvelle fois sans attendre la fin de Caroline, No.
Seconde interruption, très courte celle-ci, avant que Mertens ne présente l’ensemble des musiciens. La fin du concert enchaîne cette fois-ci les succès des Beach Boys, de Good Vibrations à Fun, Fun, Fun. Mais le spectacle n’est plus sur scène mais dans la salle : tout le monde est debout, dansant, chantant, hurlant. Puis, tous se rassoient, se recueillent pendant Love & Mercy. Tout le groupe salue et c’est fini, les lumières se rallument et nous nous dirigeons vers la sortie.

La tête encore pleine de souvenirs, de sons, d’images, nous nous dirigeons vers l’entrée des artistes où un petit groupe d’ultras, parmi lesquels je croise Jacques et Yann, espère fiévreusement que Brian sortira. On y croit, fatalement, d’autant que devant l’entrée stationnent deux berlines feux allumés qui ne peuvent être destinées qu’à notre idole. Eh bien, nous avons vu sortir tout le groupe, Blondie, Al, Probyn Gregory, Paul von Mertens, Billy Hinsche, Nick Walusko, Gary Griffin, très heureux de savoir que nous venions de France, jusqu’à Mike d’Amico, le dernier, mais pas de Brian. Un type, bière en main, finira par nous dire qu’il a quitté les lieux dès la fin du concert et nous remercie d’être venus. Il pleut, les pubs sont fermés, il n’y a plus que des souvenirs. Nous repartons, un peu déçus malgré tout, en jetant un dernier regard aux phares de la Mercedes qui stationne toujours devant l’entrée …

Pop Machine Music

Comment dire ... je n'ai probablement pas assisté à "mon" meilleur concert de Brian Wilson mais il s'est passé quelque chose ... que je ne suis pas sûr de savoir conter en mots (pas aussi bien en tout cas que notre bon vieux Dr Faustroll, dont c'est le métier !).
A ma grande surprise, Blondie Chaplin a été assez extraordinaire, dynamitant la première partie du show. Quelle version de Wild Honey, dantesque ... a kind of pop-funk-metal machine music. Il s'en est pris après à Funky Pretty. Rien que pour ce titre, il fallait en être.
Auparavant, j'avais apprécié California Girls, I Get Around et d'autres mais je restais sur ma faim, en grande partie à cause d'un son pas à hauteur de la musique proposée.
Au rayon des "rare cuts" promises au fronton du Palladium, il faut citer une belle version de Wake The World par Alan Jardine.
Et puis, Brian ... a fait du Brian, parfois absent, parfois pressé de quitter la scène et parfois touchant, souvent émerveillé et émouvant (In My Room, Add Some Music, les titres de Pet Sounds, tout particulièrement Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)).
A propos de Pet Sounds, interprétation moins parfaite qu'il y a 14 ans au Royal Festival Hall mais ... mais ... waouh ... quel bonheur !
Les absences de Darian Sahanaja et Scott Bennett se sont faites ressentir, moins celle de Jeffrey Foskett : passé un ou deux titres pour s'habituer à la voix, j'ai particulièrement apprécié Matt Jardine. Même s'il peut avoir tendance à ajouter des effets superflus, son timbre apporte une touche différente et personnelle appréciable (magnifique Don't Worry Baby).
Et puis, ce rappel de folie, foule en liesse, de Good Vibrations à couper le souffle !
Eh, guys, His Music lives !

Set-lists

    Première partie :
  1. Our Prayer
  2. Heroes & Villains
  3. California Girls
  4. Dance, Dance, Dance
  5. I Get Around
  6. Shut Down
  7. Little Deuce Coupe
  8. Little Honda
  9. In My Room
  10. Surfer Girl
  11. Don't Worry Baby
  12. Wake The World
  13. Add Some Music To Your Day
  14. Do It Again
  15. One Kind Of Love
  16. Wild Honey
  17. Funky Pretty
  18. Sail On, Sailor
    Seconde Partie (Pet Sounds) :
  1. Wouldn't It Be Nice
  2. You Still Believe In Me
  3. That's Not Me
  4. Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)
  5. I'm Waiting For The Day
  6. Let's Go Away For Awhile
  7. Sloop John B
  8. God Only Knows
  9. I Know There's An Answer
  10. Here Today
  11. I Just Wasn't Made For These Times
  12. Pet Sounds
  13. Caroline, No
    Rappel :
  1. Good Vibrations
  2. All Summer Long
  3. Help Me, Rhonda
  4. Barbara Ann
  5. Surfin' USA
  6. Fun, Fun, Fun
  7. Love & Mercy

Le lendemain, deux titres supplémentaires ont été interprétés pendant la 1ère partie : Cottonfields et Girl Don't Tell Me. Dimanche 22, Please Let Me Wonder a remplacé Cottonfields.

Les Beach Boys de Mike Love étaient à l'Olympia le 21 novembre 2014

Encore un excellent show des Beach Boys de Mike Love et Bruce Johnston en compagnie de Jeffrey Foskett.

Set List - Olympia, Paris (France) :
Do It Again/Goin' to the Beach/Little Honda/Catch A Wave/Hawaii/Surf City/Surfin' Safari/Surfer Girl/Wendy/Why Do Fools Fall In Love/When I Grow Up (To Be A Man)/Darlin'/In My Room/Cotton Fields/Be True To Your School/Ballad Of Ole' Betsy/Don't Worry Baby/Little Deuce Coupe/409/Shut Down/I Get Around-(Entracte)-California Dreamin'/Sloop John B./Wouldn't It Be Nice/Then I Kissed Her/California Girls/Dance Dance Dance/Their Hearts Were Full Of Spring/The Warmth of The Sun/God Only Knows(Video: Carl Wilson lead vocal)/All This Is That/Pisces Brothers/Good Vibrations/Do You Wanna Dance (Video: Dennis Wilson lead vocal)/Help Me Rhonda/Rock And Roll Music/Barbara Ann/Surfin' USA-(1er rappel)-Kokomo/Fun Fun Fun-(2ème rappel)-Wild Honey/Back In The USSR.

Les Beach Boys (enfin presque) étaient à l'Olympia le 8 juillet 2013

Excellent show, as usual, des Beach Boys de Mike Love et Bruce Johnston, avec un public très enthousiaste, à l'Olympia le 8 juillet.

Set List - Olympia, Paris (France) :
Do It Again/Little Honda/Catch A Wave/Hawaii/Surf City/Surfin' Safari/Surfer Girl/Wendy/Getcha Back/Darlin'/Bluebirds Over The Mountain/Cotton Fields/Why Do Fools Fall In Love/When I Grow Up (To Be A Man)/I Can Hear Music/Isn't It Time/Ballad Of Ole Betsy/Don't Worry Baby/Little Deuce Coupe/409/Shut Down/I Get Around/California Dreamin'/Then I Kissed Her/Dance Dance Dance/California Girls/Their Hearts Were Full Of Spring/Disney Girls/In My Room/God Only Knows/Sloop John B./Wouldn't It Be Nice/Good Vibrations/Kokomo/Help Me Rhonda/Rock And Roll Music/Do You Wanna Dance/Barbara Ann/Wild Honey/Fun Fun Fun/Goin' To The Beach/Surfin' USA.

C'est fini … (?)

L’aventure s’est donc achevée vendredi 28 septembre à Wembley, dernier concert de la tournée historique du 50e anniversaire. Commencée en avril aux Etats-Unis, elle aura conduit les Beach Boys à peu près partout pour des concerts souvent mémorables et a trouvé sa conclusion dans deux concerts fabuleux à Londres, le 27 septembre au Royal Albert Hall et le 28, donc, à Wembley.

Quand on parcourt la set list du concert du RAH (celle de Wembley est presque identique à quelques titres près), on croit rêver : 60 titres, près de 3 heures de concert, un survol quasi parfait de la carrière des Boys où tous les albums (à l’exception notable de Summer In Paradise) sont représentés. Que pouvait-on demander de plus ? Et surtout, avec cette qualité car les concerts exceptionnels ont été nombreux :
- le 26 avril 2012: Verizon Theatre, Grand Prairie, Texas : c’était l’un des premiers et on n’en croyait déjà pas nos oreilles. The Little Girl I Once Knew était déjà présent, de même que That’s Why God The Radio alors que l’album n’était pas encore sorti. Et les hommages à Dennis et Carl, déjà. Mais ce n’était qu’un hors-d’œuvre comme on s’en apercevra par la suite : 40 titres, 2 heures de concert. Les Boys allaient frapper beaucoup plus fort par la suite.
- le 26 juin : Bank of America Pavilion, Boston : le second set débute par Pet Sounds (le titre) qui va devenir le titre fétiche de David Marks et puis Isn’t It Time, deuxième extrait de l’album enfin paru est inclus.
- le 09 juillet : Red Rocks Amphitheatre, Morrison : le plus long de cette tournée américaine : 50 titres, un groupe ultra soudé comme en témoignent les nombreuses interventions entre les titres. Les Boys sont prêts pour la tournée européenne.
- le 01 août : Musikhuset Aarhus, Denmark : après l’Italie (Rome et Milan) et l’Espagne (Avila et Barcelone), cet excellent concert danois résume bien ce que fut cette mini-tournée européenne : moins de titres (une quarantaine), disparition des hommages à Dennis et Carl (on n’a jamais bien su pourquoi), une set-list recentrée largement sur les tubes sixties du groupe mais des interprétations exceptionnelles.
- le 07 août au Lokerse Feesten à Lokeren : 1h30 de concert mais j’y étais et Charlie aussi (sans oublier Surfer Dan & madame, Jack, Olivier, Christophe & madame) alors, pour nous, ça restera un concert exceptionnel.
- le 30 août à Sydney : là encore, un concert relativement long, 44 titres, retour des hommages, de Pet Sounds, etc. L’un des derniers concerts avant une interruption de quelques semaines au cours de laquelle Brian se fera opérer du dos.
- le 27 septembre 2012 : « le » concert du Royal Albert Hall, parfaite conclusion à cette série avec un Brian beaucoup mieux, beaucoup plus concerné par les événements et tout sourire.
Il fallait choisir, mais d’autres concerts furent tout aussi excellents : les deux soirées à Chicago (21 et 22 mai), le 03 juin au Verizon Amphitheatre à Irvine, le 01 juillet au Marcus Amphitheatre, le 21 juillet à Avila, le 04 août à Stuttgart, le 17 août à Osaka, etc.

Et après ? On sait (ou plutôt, on ne sait pas grand-chose) que Mike et Bruce ont déjà repris leur tournée avec leur groupe, que Brian, Al et David n’en sont pas et que cette fabuleuse aventure a sans doute pris définitivement fin. Faut-il s’en plaindre ? Pas sûr. Les Boys ont peut-être évité le concert de trop, celui qui menace tous les groupes qui n’en finissent pas de finir, tous les artistes qui ne parviennent pas à clore une bonne fois pour toutes leur carrière. Et puis, tout n’est pas terminé : les rééditions 2012 viennent de sortir avec le coffret 50 Big Ones, en attendant peut-être Made In California, coffret de 6 cds normalement prévu pour la fin de l’année et qui devrait présenter de nombreux inédits. Pour l’instant, on n’en sait pas plus mais on croise les doigts. Et si, par hasard, ils revenaient l’année prochaine avec un nouveau disque ? Tout reste possible.

Une journée à Londres, Royal Albert Hall, 27/09/2012

les Beach Boys au Royal Albert Hall 2012 Arrivée à Luton Airport en fin de matinée ce jeudi, puis bus jusqu'à Marble Arch au coin de Hyde Park.
J'ai décidé d'amener mon enregistreur numérique, un Sony PCM-10 conseillé par Surfer Dan et un micro externe Sony discret mais efficace, car toutes les conditions sont réunies pour que ce concert soit un événement.
Il est midi, il fait beau, quelques heures de balade dans le centre de Londres : Oxford Street, le store HMV avec toute la discographie des BB et les nouvelles rééditions, en boucle dans le magasin la musique de nos Boys, en raison des concerts Londoniens. Ça commence bien …
Piccadilly Circus, puis une bière au Hard Rock Café de Hyde Park Corner, je remarque quelque teeshirts Brian Wilson, et il est déjà 17h, je décide d'aller sur place à l'avance pour humer l'ambiance, discuter avec les fans et pourquoi pas voir arriver les boys.

Le soundcheck

Il est 17h30, nous ne sommes qu'à 2h du concert, mais peu de monde hormis quelque têtes déjà vues aux glorieux temps du Royal Festival Hall. Je décide d'entrer, il y a des portes différentes selon la place, je vais à la door 1, aucun contrôle, aucune fouille (tant mieux), c'est un peu bizarre. Le personnel s'affaire, je circule librement, les bars au rez de chaussée sont ouverts, quelque vips en profitent, et surprise j'entends chanter les Beach boys. Un moment de panique, je regarde mon ticket , c'est bien 7h30 PM soit 19h30 ; en fait il n'est que 16h30 car je n'ai pas mis ma montre à l'heure anglaise, et je réalise que j'entends, parfaitement, le soundcheck. Les portes de la salle n'ouvriront qu'à 18h45 ! Je tente le coup et descends au basement (sous-sol) où est en fait l'entrée de ma place (arena), c'est-à-dire le parterre devant la scène. Je pousse la porte et je me retrouve derrière la table de mixage, les contrôleurs sont devant et regardent la répétition. Au milieu de Please Let Me Wonder, je vais m'asseoir prestement derrière un petit groupe pour éviter de me faire repérer ; juste devant la scène, il y a les familles, les proches, les journalistes. C'est génial de voir ces types de 70 ans, les mains dans les poches des jeans, déconner entre eux, plaisanter. Mais dès qu'ils chantent ensemble, c'est un mur du son impressionnant, une alchimie qui fonctionne toujours.
Je comprends vite que Brian a repris le contrôle : The Little Girl, This Whole World, Marcella … j'apprends plus tard que Summer's Gone a été répété avant le soundcheck, c'est Brian qui décidera au dernier moment de faire passer la setlist de 60 à 61 titres. J'apprends aussi que Rich Davis, le fameux ingénieur du son (Prince entre autres) des tournées Pet Sounds et Smile est aux manettes, le son va être fabuleux, ce qui n'est pas évident parait-il au RAH. Il le sera mais à mon goût, peut-être un peu trop fort, il est vrai que je ne suis qu'à quelques mètres de la scène.

Le concert

Le concert, je suis dans un état second, d'ailleurs, ce n'est pas un concert mais plutôt une célébration, une communion avec le public, dans une ferveur qui dépasse celle que nous avons connue au RFH. C'est trop beau, les larmes aux yeux parfois, 35 ans que ce groupe m'accompagne et ils sont là, à quelques mètres. La setlist est géniale : The Little Girl, This Whole World, Isn't It Time, Good Timin'
Derrière le groupe, un écran géant affiche le logo de la tournée 50th, tout au long de la soirée il affichera des clips et des photos d'époque correspondant aux chansons, des images de vagues, de surf, de planche à voile (c'est trop pour moi), de plages magnifiques, et fera bien sûr un triomphe avec le drapeau de l'Union Jack et les félicitations à la GB Olympic Team !
Un quart d'heure d'entracte, le temps d'aller se dégourdir les jambes, vérifier que l'enregistreur est ok, ouf j'ai le temps de changer les piles et je regagne ma place.
Le thème de James Bond, et c'est l'instrumental Pet Sounds qui débute, avec Davis Marks brillant dans ses licks de guitare. Add Some Music, Our Prayer, Heroes & Villains, California Saga, Forever, le concert décolle. Je sens une émulation incroyable entre Brian, Mike et Alan qui veulent s'imposer, prendre le contrôle. Jamais je n'avais vu Brian dans cet état, souriant, motivé, impressionnant de présence tout en restant scotché à son grand piano blanc. Alan mais aussi Brian et Mike (ce n'est pas toujours le cas) chantent incroyablement bien.
Pendant Summer's Gone, un coucher de soleil sur la mer symbolise la fin de cette tournée. "Summer Means New Love" pendant que le public quitte l'enceinte, c'est parfait.

La sortie des artistes

24h : sortie des artistes. Nous somme une cinquantaine à patienter en allant d'une porte de sortie à l'autre.
Alan sort le premier mais s'éclipse prestement, il a l'air épuisé et je le comprends. Scott Bennett est visiblement plus intéressé par les belles filles qui l'entourent que par notre présence, puis Darian Sahanaja et Probyn Gregory s'arrêtent pour signer des autographes. Nous discutons avec le sympathique Nelson Bragg, et je lui demande si ce n'était pas le meilleur concert de la tournée, il approuve "yes, we all think it was pretty amazing". David Marks arrive, "Sorry but I have to go", pas un regard et fonce vers le bus. Mike arrive enfin, s'arrête sans problème pour signer les programmes, les vinyles et les coffrets Pet Sounds que nous lui tendons. Je le félicite pour sa prestation, un sourire et il monte dans le car, épuisé lui aussi par ce concert marathon. Nous attendons Brian longtemps dans la nuit Londonienne, mais il est introuvable.
Il est 1h30, mon programme est donc finalement signé par Mike, Probyn, Darian et Nelson et je longe Hyde Park, le Hard Rock Café est déjà fermé, je vais donc prendre mon Easybus vers 2h. A 3h, je suis à Luton, je ne dormirai pas cette nuit là, mais tellement heureux,je sais que j'ai assisté à "my best concert ever, by far".

Maintenant, il faut que je passe à autre chose, et je n'y arrive pas vraiment.

Osaka, le 17 août 2012

Après une courte interruption, les Boys ont repris leur tournée mondiale, cette fois au Japon. Après une première partie –le groupe America (sans cheval, apparemment)- le concert d’une durée approximative d’une heure quarante-cinq a renoué avec quelques particularités des concerts américains que la tournée européenne avait, à notre grand regret, éliminées : ainsi, Isn’t It Time est de retour, ainsi que les hommages à Carl et Dennis (God Only Knows et Forever). Pour le reste, les mêmes titres avec toujours la même ferveur : Mike et Al, toujours en grande forme et Brian, cloué devant son clavier, mais, comme souvent, plus applaudi que les autres par des japonais qui, on s’en doute, ont accueilli les Boys, toutes générations confondues, avec un enthousiasme très communicatif.

Set List - Osaka Prefectural Gymnasium, Osaka (Japon) :
Do It Again/Little Honda/Catch A Wave/Hawaï/Don’t Back Down/Surfin’ Safari/Surfer Girl/Getcha Back/Don’t Worry Baby/Little Deuce Coupe/409/
Shut Down/I Get Around/That’s Why God Made The Radio/Sail on, Sailor/Heroes and Villains/Isn’t It Time/Why Do Fools Fall In Love/When I Grown Up/Cotton Fields/Forever/God Only Knows/All This Is That/Sloop John B/Wouldn’t It Be Nice/Good Vibrations/Then I Kissed Her/California Girls/All Summer Long/Help Me, Rhonda/Rock and Roll Music/Do You Wanna Dance/Surfin’ USA
Encore: Kokomo – Barbara Ann – Fun Fun Fun

Lokeren, le 7 août 2012

Al Jardine à Lokeren Donc, ça y est : les Beach Boys ont clos leur mini tournée européenne par un concert dans l’improbable ville flamande de Lokeren, coincée entre Gand et Anvers. Ce n’est pas le charme de la bourgade en question qui nous aura retenus longtemps ni les portions de frites agrémentées d’une « fricandelle » comme on dit par là-bas.
A l’heure dite, les Boys estampillés 2012 sont apparus, présentés comme d’habitude par Jeffrey Foskett, et acclamés par une marée humaine qui semble avoir fortement impressionné Mike puisqu’il a remercié à plusieurs reprises cette « wonderful audience ». Le concert a duré 1h30, forcément écourté par rapport aux autres prestations pour cause de festival : il fallait libérer la place pour les Australian Pink Floyd dont la version de Shine On You Crazy Diamond ne nous a pas convaincus et a précipité notre retour. Mais revenons à nos moutons, comme disait maître Pathelin.
On peut diviser le concert en trois parties : la partie « formula », 62-64, conforme à ce qui a été joué pendant toute la tournée avec accumulation de tubes : Do It Again, Little Honda, Catch A Wave, les « hot rods songs » (409, Little Deuce Coupe, Shut Down), les incontournables (I Get Around, Surfin’ Safari, Surfer Girl) auxquels à été ajouté le dernier single That’s Why God Made The Radio au grand dam du public qui soudain ne se trémoussa plus : eh oui, on était venu voir les Beach Boys des années 60, pas ceux qui, paraît-il, viennent de sortir un nouveau disque que personne, en Flandres, ne semblait connaître…
Deuxième partie, centrée davantage sur Brian : ouf ! il était temps ! Je l’avais personnellement totalement oublié depuis le début du concert, relégué qu’il était à l’extrême-gauche de la scène (bien sûr, c’est Bruce qui occupe l’extrême-droite, vous l’aurez compris) et exécutant des gestes sur un clavier que d’aucuns qualifieront peut-être d’accords. Donc, la partie de Brian commence mal avec un You’re So Good To Me qu’il massacre et puis, progressivement, l’homme semble se réveiller et se bonifie au fil des titres dont Heroes & Villains (superbe version) et trois titres de Pet Sounds : God Only Knows, Sloop John B et Wouldn’t It Be Nice. Sur Sail On Sailor, il encourage même les autres et le public à faire des gestes, hommage sans doute à ceux du capitaine du Costa Concordia au moment de l’impact.
Dernière partie avec, notamment, un Good Vibrations d’anthologie. Après quelques minutes d’applaudissements nourris, le groupe revient pour un rappel qui démarre mal : Kokomo ! Quelle daube, quand même ! Barbara Ann et Fun, Fun, Fun termiment heureusement cette soirée grandiose. Les Boys étaient en forme : bravo Mike (eh oui, vous avez bien lu !) qui assura du début à la fin ; Alan, impérial, en particulier sur Then I Kissed Her ; j’avoue ne pas comprendre le rôle d’amuseur de fin de banquet que semble s’être donné Bruce : il était pathétiquement ridicule et aurait mieux fait de prendre exemple surBeach Boys à Lokeren David, toujours très classe. Quant à Brian, cela fait toujours plaisir de le voir. Evidemment, j’entends déjà les critiques : que des tubes, de la formula à tout va… C’est vrai mais qui aurait parié il y a un an sur cette reformation et sur la possibilité de voir réunis Brian, Mike, Alan et David (non, décidément, Bruce, c’est trop) ? Le miracle est là et il fallait le voir pour le croire. On l’a vu et on n’est pas prêt de s’en remettre !.

Set List - Lokeren (Belgique) :
Do It Again/Little Honda/Catch A Wave/Hawai/Don’t Back Down/Surfin’ Safari/Surfer Girl/Don’t Worry Baby/Little Deuce Coupe/409/Shut Down/
I Get Around/That’s Why God Made The Radio/You’re So Good To Me/Then I Kissed Her/Why Do Fools Fall In Love/When I Grow Up (To Be A Man)/Cotton Fields/Sail On Sailor/Heroes & Villains/God Only Knows/Sloop John B/
Wouldn’t It Be Nice/Good Vibrations/California Girls/Help Me Rhonda/Rock & Roll Music/Do You Wanna Dance/Surfin’ USA.
Encore: Kokomo/Barbara Ann/Fun, Fun, Fun.

Photos : Calico Skies

That's Why God Made The Beach Boys Live

Single That's Why God C’est parti ! La tournée mondiale du 50ème anniversaire a débuté et les premiers témoignages, qu’ils soient audio ou video, sont très encourageants. Le concert du 26 avril dernier, en particulier, est incroyable. Quel concert !
Après la prestation disons « modeste » des Grammy en février dernier, après l’écoute polie du nouveau single, That’s Why God Made The Radio, disponible dès maintenant sur Amazon pour la modique somme de 0,99 €, nous étions un peu dubitatifs. Eh bien, rangez les doutes : ils sont bien de retour et en très grande forme ! Ca durera le temps que ça durera mais ça fait vachement plaisir d’entendre ça ! 2 heures de concert, une set list sans surprise mais, après tout, peu importe. Après le rêve réalisé du coffret Smile l’année dernière, une réunion des Boys survivants était tout aussi improbable, alors ne boudons pas notre plaisir.
Ils n’ont pris aucun risque, c’est certain, et tous les tubes sont là, de Surfin’ USA jusqu’à Kokomo, auxquels est venu s’ajouter le nouveau single, plutôt mieux ici qu’en version studio (Joe Thomas n’a pas pu le produire, cette fois-ci). Les Boys se répartissent les vocals (mention spéciale à Brian pour Heroes & Villains, par exemple, à Bruce sur Disney Girls, à Alan pour Then I Kissed Her, à Mike qui, bien qu’en petite forme vocale, offre une excellente performance sur Be True To Your School) et, grâce à un procédé que l’on peut juger douteux mais qui provoque une belle émotion, même Dennis et Carl chantent respectivement Forever et God Only Knows.

A l’écoute de cela, il faut se rendre à l’évidence : les Beach Boys 2012 surpassent le Brian Wilson Band et les Boys de Mike et Bruce. Il ne faut pas donc les rater sous aucun prétexte, au risque, sinon, de le regretter toute sa vie !

Brian Wilson Live

Affiche Casino de Paris Le 20 septembre dernier, nous nous sommes assis sur le toit du monde. Brian Wilson a attrapé la vague et, poussé par son extraordinaire groupe, nous a emmené tout la haut. Nous avons touché le ciel ! Magique, encore une fois et probablement pour la dernière, ce fut magique.
En première partie, l'interprétation de l'album Reimagines Gershwin a été plus convaincante que celle du vendredi précédent à Londres (Royal Festival Hall). Chez nos amis anglais, l'album fut exécuté, c'est bien le mot, par un groupe mollasson dans lequel seul Brian, très détendu et en bonne forme vocale, sut rendre hommage à la musique du New Yorkais. A contrario, en ce mardi soir au Casino de Paris, si Brian est apparu plus tendu, le groupe assurait et l'ensemble l'emportait. L'interprétation de It Ain't Necessarily So a particulièrement brillé.
Mais c'est bien sûr dans la deuxième partie du concert, celle consacrée essentiellement aux titres des Boys, que tout a décollé, que tout le monde s'est élevé, que le temps s'est (presque) arrêté. Brian s'est détendu et le rock a roulé ! Le son était parfait, chaque instrument ou voix clairement entendu, à l'exception de la section de cordes parfois noyée dans l'ensemble.
Tous les titres pourraient être cités mais que penser de la fabuleuse séquence finale, de l'instrumental Pet Sounds à l'explosion de Good Vibrations ? … Pet Sounds/Sloop John B/Wouldn't It Be Nice/God Only Knows/Heroes & Villains/Good Vibrations … Absolument magnifique. Il faut également mettre en avant les versions de I Get Around, Add Some Music, Sail On Sailor avec un formidable Scott Bennett au lead vocal ou encore Help Me Rhonda pendant le 1er rappel.
Alors bien sûr, notre Brian ne semble plus toujours de ce monde, il a toujours été de toute façon un extra-terrestre. Sa voix rayée déraille parfois, mais rarement même si elle n'est plus depuis longtemps ce qu'elle a été. L'Homme reste fragile mais il semble apprécier de partager sa musique avec un public forcémment enthousiaste. Mais tout le plaisir est pour nous.

Set-list du 16 septembre - Londres (Royal Festival Hall) :
Première partie - "Brian Wilson Reimagines Gershwin" : Rhapsody In Blue/The Like In I Love You/Summertime/I Loves You, Porgy/I Got Plenty O' Nuttin'/It Ain't Necessarily So/'S Wonderful/They Can't Take That Away From Me/Love Is Here To Stay/I'Ve Got A Crush On You/I Got Rhythm/Someone To Watch Over Me/Nothing But Love/Rhapsody In Blue
Seconde partie - California Girls/Dance Dance Dance/Wendy/Surfer Girl/Mary Had A Little Lamb/Catch A Wave/The Surfer Moon/Please Let Me Wonder/All Summer Long/Don't Worry Baby (Lead Vocal : Jeffrey Foskett)/Do You Wanna Dance/Do It Again/Darlin' (Lead Vocal : Darian Sahanaja)/I Get Around/Add Some Music/Your Imagination/Goin' Home/Sail On Sailor (Lead Vocal : Scott Bennett)/Pet Sounds/Sloop John B/Wouldn't It Be Nice/God Only Knows/Heroes & Villains/Good Vibrations
Rappel - Présentation des musiciens (Jeffrey Foskett)/Johnny B Goode/Help Me Rhonda/Barbara Ann (Lead Vocal : Jeffrey Foskett)/Surfin' USA/Fun Fun Fun/Love And Mercy

Set-list du 17 septembre - Londres (Royal Festival Hall) :
Première partie - "Brian Wilson Reimagines Gershwin"
Seconde partie - California Girls/Dance Dance Dance/Drive In/Surfer Girl/Wendy/The Surfer Moon/Add Some Music/Don't Worry Baby (Lead Vocal : Jeffrey Foskett)/Do You Wanna Dance/Do It Again/Darlin' (Lead Vocal : Darian Sahanaja)/I Get Around/The Little Girl I Once Knew/Goin' Home/Sail On Sailor (Lead Vocal : Scott Bennett)/Pet Sounds/Sloop John B/Wouldn't It Be Nice/God Only Knows/Heroes & Villains/Good Vibrations
Rappel : Présentation des musiciens (Jeffrey Foskett)/Johnny B Goode/Help Me Rhonda/Barbara Ann (Lead Vocal : Jeffrey Foskett)/Surfin' USA/Fun Fun Fun/Love And Mercy

Set-list du 20 septembre - Paris (Casino de Paris) :
Première partie - "Brian Wilson Reimagines Gershwin"
Seconde partie - California Girls/Dance Dance Dance/Surfer Girl/In My Room/Catch A Wave/When I Grown Up/Girl Don't Tell Me/Don't Worry Baby (Lead Vocal : Jeffrey Foskett)/Do You Wanna Dance/Do It Again/Darlin' (Lead Vocal : Darian Sahanaja)/Mary Had A Little Lamb/I Get Around/Add Some Music/Sail On Sailor (Lead Vocal : Scott Bennett)/Pet Sounds/Sloop John B/Wouldn't It Be Nice (Lead Vocals : Jeffrey Foskett & Brian Wilson)/God Only Knows/Heroes & Villains/Good Vibrations
Rappel : Johnny B Goode/Help Me Rhonda/Barbara Ann(Lead Vocal : Jeffrey Foskett)/Surfin' USA/Fun Fun Fun/Love And Mercy

Beach Boys Live

Grand Rex Le 6 juillet dernier, quelques Beach Boys encore valides, c'est à dire Mike Love et Bruce Johnson, occupèrent, accompagnés de leur groupe habituel, la scène d'un Grand Rex étonnamment quasi-plein. Et ils furent bons ... parce que le public fût bon !
Au début et, pendant près de 40 mn, ce que nous craignions en venant à ce concert se produisit. Nous eûmes droit à "deux papys font du rock à l'hospice". Pas d'allant, pas d'entrain ; les fauteuils du Grand Rex étaient-ils trop confortables, comme le fit remarquer notre cher Mike ? Et puis vint Little Deuce Coupe et le public se leva, et puis vint I Get Around, et le public (de 7 à 77 ans) se ... souleva ! Révolution au Grand Rex ... enthousiasme, folie. Les filles (et les femmes) crièrent, les mecs hurlèrent ... la foule délira et ce, pendant plus d'une heure encore.
Ce fût bon, nous fûmes bons, ils furent bons.
Set-list du 6 juillet - Paris (Grand Rex) :
Surfin'/Catch A Wave/Hawaï/Do It Again/Surf City/Surfin' Safari/Surfer Girl/Darlin'/Why Do Fools Fall In Love ?/When I Grown Up/Cottonfields/Ballad Of Ole'Betsy/Don't Worry Baby/Little Deuce Coupe/409/Shut Down/I Get Around/Hearts Full Of Spring/Disney Girls/In My Room/God Only Knows/Good Vibrations/Heroes & Villains/California Dreamin'/Sloop John B./Wouldn't It Be Nice/Then I Kiss Her/California Girls/Help Me Rhonda/Rock'n Roll Music/Do You Wanna Dance/Barbara Ann/Surfin' USA - Encore : Kokomo/Summertime Blues/Fun Fun Fun
Photos et commentaires

Trois autres dates étaient au programme de cette mini-tournée française :
16 juillet - La Grande Motte (Théâtre de Verdure) :
Surfin'/Catch a Wave/Hawaï/Little Honda/Do It Again/Surf City/Surfin' Safari/Surfer Girl/Getcha Back/Darlin'/Why Do Fools Fall In Love ?/When I Grow Up (To Be A Man)/Cottonfields/In My Room/Don't Worry Baby/Little Deuce Coupe/409/The Little Old Lady From Pasadena/Shut Down/I Get Around/Ballad of Ole'Betsy/Disney Girls/God Only Knows/Cool Head, Warm Heart/Heroes And Villains/Sloop John B./Wouldn't it Be Nice/Then I Kissed Her/California Girls/Kokomo/Help Me Rhonda/Rock'n Roll Music/Do you Wanna Dance/Barbara Ann/Surfin' USA - Encore : Good Vibrations/ Summertime Blues/Fun Fun Fun
18 juillet - Propriano (Corse)
19 juillet - Carcassonne (Théâtre Jean Deschamps) :
Surfin'/Catch A Wave/Hawaï/Little Honda/Do It Again/Surf City/Surfin' Safari/Surfer Girl/Getcha Back/Darlin'/Why Do Fools Fall In Love ?/When I Grown Up/Cottonfields/In My Room/Don't Worry Baby/Little Deuce Coupe/409/I Get Around/God Only Knows/Heroes & Villains/I Can Hear Music (with Christopher Cross)/Kokomo (with Christopher Cross)/Sloop John B./Wouldn't It Be Nice/Then I Kiss Her/California Girls/Help Me Rhonda/Rock'n Roll Music/Do You Wanna Dance/Barbara Ann/Surfin' USA - Encore : Good Vibrations/Summertime Blues/Fun Fun Fun

BeachBoys.fr Records

Catalogue, p 2

Sunset Album

Sunset Album

[bbfr 4 - Octobre 2011]

Il faut bien avouer qu'après 1976, nous assistons à un véritable coucher de soleil de la carrière des Beach Boys. Après le formidable Love You principalement dû au talent de Brian Wilson, il eût été sans doute préférable d'éteindre la lumière. Ce ne fut pas le cas.
L'amateur absolu doit donc se farcir, et parfois tenter de défendre, une palanquée d'albums dispensables. Un supplice ! Enfin, presque. Parce qu'on peut extraire de ces albums, et nous parlons de M.I.U. Album (1978), L.A. (1979) et, dans une très moindre mesure, Keepin' The Summer Alive (1980), quelques titres que nous vous présentons dans cet album.
A cette époque, les dissensions internes règnent au sein du groupe. Nous trouvons d'une part, les tenants de la "Formula" qui ne songent qu'à retrouver les splendeurs du passé et, d'autre part, les "progressistes" qui préfèrent aller de l'avant. Bien sûr, la dichotomie présentée ici est réductrice, voire simpliste et la réalité est probablement un peu plus compliquée. L'écoute de cette sélection vous le prouvera.
Quoiqu'il en soit, la "Formula" l'emporta et la suite fut … bien pire.

Compilation et notes de pochette de Charlie Dontsurf

    A : The Formula Side
  1. Good Timin'
  2. Hey Little Tomboy
  3. Wontcha Come Out Tonight ?
  4. Sweet Sunday Kinda Love
  5. Goin' On
  6. Pitter Patter
  7. She's Got Rhythm
    B : Lost Loves Side
  1. Angel Come Home
  2. Love Surrounds Me
  3. My Diane
  4. Baby Blue
  5. Full Sail

A1, B1, B2, B4 & B5 : L.A. (1979)
A2 - A4, A6, A7 & B3 : M.I.U. Album (1978)
A5 : Keepin' The Summer Alive (1980)

A1 : Brian Wilson/Carl Wilson
A2, B3 : Brian Wilson
A3 - A5 : Brian Wilson/Mike Love
A6 : Brian Wilson/Al Jardine/Mike Love
A7 : Brian Wilson/Ron Altbach/Mike Love
B1, B5 : Geoffrey Cushing-Murray/Carl Wilson
B2 : Dennis Wilson/Gregg Jacobson
B4 : Gregg Jacobson/Karen Lamm/Dennis Wilson

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Dennis Wilson : A Time To Live In Dreams

A Time To Live In Dreams

[bbfr 3 - Août 2011]

Cet album est notre première réalisation en vinyle. Et nous frappons forts. Jugez-en par vous-mêmes ; Dennis Wilson accompagné des Beach Boys, de ses Beach Boys, devrions-nous dire. Tous les titres compilés ici ont été écrits et chantés par Dennis. Qu'ils aient été composés ou non pour un album du groupe, enregistrés ou non avec les autres garçons ou qu'ils soient simplement présents sur une compilation, ils ont reçu la signature "Beach Boys".
Cet album est une pure merveille, n'hésitons pas à le dire, où amour profond rejoint tristesse infinie. Empli de pépites d'or ou de diamants, choisissez, il montre indubitablement ce que les autres gugusses, hormis le discret et trop timide Carl, n'ont pas su saisir dans les années 70 : la chance incroyable de poursuivre avec brio l'oeuvre puissante d'un Brian Wilson devenu ... impuissant. Ils préférèrent laisser le cadet de la fratrie Wilson, à la personnalité trouble, se noyer avec ses démons, dans un port californien, un soir de décembre 1983.

Compilation et notes de pochette de Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Little Bird
  2. Be Still
  3. Celebrate The News
  4. Forever
  5. Be With Me
  6. A Time To Live In Dreams
  7. Fallin' In Love
    Face B :
  1. Slip On Through
  2. Cuddle Up
  3. Morning Christmas
  4. Make It Good
  5. Love Surrounds Me
  6. You Are So Beautiful (Live)
  7. Baby Blue

A1, A2 : Friends (1968)
A3 : B-side du simple Breakaway
A4, B1 : Sunflower (1970)
A5 : 20/20 (1969)
A6 : Hawthorne, CA (2001)
A7 : Summer Love Songs (2009)
B2, B4 : Carl & The Passions "So Tough" (1972)
B3 : Ultimate Christmas (1998)
B5, B7 : L.A. (1979)
B6 : Rarities Vol. 14, Dennis Wilson (2001)*
* Bootleg

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Tough Land

Tough Land

[bbfr 5 - Octobre 2011]

Au début des années 70, le groupe erre, cherche une direction et a beaucoup de mal à remplir ses obligations envers sa maison de disques. Alors, après Surf's Up, Carl Wilson prend la main ou tente de le faire et amène deux nouvelles têtes, la paire Blondie Chaplin/Ricky Fataar du groupe sud-africain The Flame. Deux albums s'en suivent : Carl & The Passion : So Tough (1972) et Holland (1973). Deux disques imparfaits et pas seulement parce qu'ils sont courts : 8 petits morceaux et 34 mn pour le premier et 9 titres et 36 mn pour le second. Alors, une fois encore, nous avons tenté d'en tirer le meilleur.
So Tough souffre de son incohérence, de ses morceaux aux styles disparates bien que, pris un à un, ils peuvent mériter de figurer sur un bon album. Deux titres signés Dennis Wilson/Daryl Dragon sont issus de la première tentative solo avorté du batteur (Make It Good, Cuddle Up) et deux autres (Here She Comes, Hold On Dear Brother) sont signés de la nouvelle paire. Si ces deux derniers n'ont qu'un lointain rapport avec le son Beach Boys, les quatre sont hors-sujet. Eliminés. Reste qu'il faudra un jour songer à réhabiliter cet album, souvent décrié.
Enregistré aux Pays-Bas, dans de coûteuses et pluvieuses conditions, Holland a meilleure réputation. Usurpée ? Bien qu'accompagnée de Carl Wilson et de Mike Love, la paire sud-africaine propose un Leaving This Town bien loin du niveau attendu. Ce cher Al Jardine ne fait pas mieux avec deux titres de la California Saga. Eliminés.
Comme nous avons mis de côté le conte fantaisiste proposé par Brian Wilson avec l'album Holland, avec raison diront quelques grincheux, il nous reste 10 titres.
L'ensemble est enfin cohérent et forme un bien beau disque.
Les 500 premiers exemplaires virtuels sont accompagnés d'un EP bonus qui reprend les 4 titres signés Fataar/Chaplin et enregistrés entre fin 1971 et 1972 avec les Beach Boys.

Compilation : Docteur Faustroll - Charlie Dontsurf
Notes de pochette de Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Sail On, Sailor
  2. He Come Down
  3. Funky Pretty
  4. Marcella
  5. Only With You
    Face B :
  1. Trader
  2. All This Is That
  3. Steamboat
  4. You Need A Mess Of Help To Stand Alone
  5. California Saga/Big Sur

Bonus : The Flame EP

    Face A :
  1. Here She Comes
  2. Hold On Dear Brother
    Face B :
  1. Leaving This Town
  2. We Got Love

A1, A3, A5, B1, B3 & B5 : Holland
A2, A4, B2 & B4 : Carl & The Passion : So Tough

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Sunset Album

Sunset Album

[bbfr 4 - Octobre 2011]

Il faut bien avouer qu'après 1976, nous assistons à un véritable coucher de soleil de la carrière des Beach Boys. Après le formidable Love You principalement dû au talent de Brian Wilson, il eût été sans doute préférable d'éteindre la lumière. Ce ne fut pas le cas.
L'amateur absolu doit donc se farcir, et parfois tenter de défendre, une palanquée d'albums dispensables. Un supplice ! Enfin, presque. Parce qu'on peut extraire de ces albums, et nous parlons de M.I.U. Album (1978), L.A. (1979) et, dans une très moindre mesure, Keepin' The Summer Alive (1980), quelques titres que nous vous présentons dans cet album.
A cette époque, les dissensions internes règnent au sein du groupe. Nous trouvons d'une part, les tenants de la "Formula" qui ne songent qu'à retrouver les splendeurs du passé et, d'autre part, les "progressistes" qui préfèrent aller de l'avant. Bien sûr, la dichotomie présentée ici est réductrice, voire simpliste et la réalité est probablement un peu plus compliquée. L'écoute de cette sélection vous le prouvera.
Quoiqu'il en soit, la "Formula" l'emporta et la suite fut … bien pire.

Compilation et notes de pochette de Charlie Dontsurf

    A : The Formula Side
  1. Good Timin'
  2. Hey Little Tomboy
  3. Wontcha Come Out Tonight ?
  4. Sweet Sunday Kinda Love
  5. Goin' On
  6. Pitter Patter
  7. She's Got Rhythm
    B : Lost Loves Side
  1. Angel Come Home
  2. Love Surrounds Me
  3. My Diane
  4. Baby Blue
  5. Full Sail

A1, B1, B2, B4 & B5 : L.A. (1979)
A2 - A4, A6, A7 & B3 : M.I.U. Album (1978)
A5 : Keepin' The Summer Alive (1980)

A1 : Brian Wilson/Carl Wilson
A2, B3 : Brian Wilson
A3 - A5 : Brian Wilson/Mike Love
A6 : Brian Wilson/Al Jardine/Mike Love
A7 : Brian Wilson/Ron Altbach/Mike Love
B1, B5 : Geoffrey Cushing-Murray/Carl Wilson
B2 : Dennis Wilson/Gregg Jacobson
B4 : Gregg Jacobson/Karen Lamm/Dennis Wilson

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Dennis Wilson : A Time To Live In Dreams

A Time To Live In Dreams

[bbfr 3 - Août 2011]

Cet album est notre première réalisation en vinyle. Et nous frappons forts. Jugez-en par vous-mêmes ; Dennis Wilson accompagné des Beach Boys, de ses Beach Boys, devrions-nous dire. Tous les titres compilés ici ont été écrits et chantés par Dennis. Qu'ils aient été composés ou non pour un album du groupe, enregistrés ou non avec les autres garçons ou qu'ils soient simplement présents sur une compilation, ils ont reçu la signature "Beach Boys".
Cet album est une pure merveille, n'hésitons pas à le dire, où amour profond rejoint tristesse infinie. Empli de pépites d'or ou de diamants, choisissez, il montre indubitablement ce que les autres gugusses, hormis le discret et trop timide Carl, n'ont pas su saisir dans les années 70 : la chance incroyable de poursuivre avec brio l'oeuvre puissante d'un Brian Wilson devenu ... impuissant. Ils préférèrent laisser le cadet de la fratrie Wilson, à la personnalité trouble, se noyer avec ses démons, dans un port californien, un soir de décembre 1983.

Compilation et notes de pochette de Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Little Bird
  2. Be Still
  3. Celebrate The News
  4. Forever
  5. Be With Me
  6. A Time To Live In Dreams
  7. Fallin' In Love
    Face B :
  1. Slip On Through
  2. Cuddle Up
  3. Morning Christmas
  4. Make It Good
  5. Love Surrounds Me
  6. You Are So Beautiful (Live)
  7. Baby Blue

A1, A2 : Friends (1968)
A3 : B-side du simple Breakaway
A4, B1 : Sunflower (1970)
A5 : 20/20 (1969)
A6 : Hawthorne, CA (2001)
A7 : Summer Love Songs (2009)
B2, B4 : Carl & The Passions "So Tough" (1972)
B3 : Ultimate Christmas (1998)
B5, B7 : L.A. (1979)
B6 : Rarities Vol. 14, Dennis Wilson (2001)*
* Bootleg

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Surf's Up Revisited

Surf's Up revisited

[bbfr 2 - Juin 2011]

Pour les 40 ans de Surf’s Up, nous avons eu envie d’en proposer une nouvelle version. Nous avons donc demandé aux membres de la liste Petsounds.fr de voter pour leurs 10 meilleurs titres, en incluant les morceaux définitivement retenus et ceux qui ont été écartés. C’est le résultat de ce vote qui figure dans la première partie de cet album. Et puis, pour étoffer la chose, nous avons recherché des versions « Live » de ces différents titres. Nous en avons trouvé pour tous sauf pour « 4th Of July » que nous avons remplacé par une version de « Take A Load Off Your Feet » qui avait râté de peu la qualification finale. Si quelqu’un d’ailleurs possède une version Live de « 4th Of July », qu’il se fasse connaître !
Indisponible chez tous les bons disquaires.

  • Don't Go Near The Water
  • Long Promised Road
  • Big Sur (Monterey Saga, Part 2)*
  • Feel Flows
  • 4th Of July**
  • Disney Girls (1957)
  • Lookin' At Tomorrow (A Welfare Song)
  • A Day In The Life Of A Tree
  • 'Til I Die
  • Surf's Up

Bonus : Surf's Up Live

  • Don't Go Near The Water (Brian's In The Music, Princeton University, 13/11/1971)
  • Long Promised Road (Carnegie Hall, 23/11/1972)
  • Big Sur (Live in Hartford, 24/08/1973)
  • Feel Flows (Nassau, 14/06/1974)
  • Take A Load Off Your Feet (Paramount Theatre, 26/11/1993)
  • Disney Girls (1957) (St John's University, 25/03/1972)
  • Lookin' At Tomorrow (A Welfare Song) (Brian's In The Music, Princeton University, 13/11/1971)
  • A Day In The Life Of A Tree (Long Beach, 03/12/1971)
  • 'Til I Die (Brian Wilson At The Roxy Theatre, 2000)
  • Surf's Up (Dutch Treat, 25/02/1972)

* extrait de l'album pirate Landlocked, The Unreleased 1970 Album & More (Odeon-BB70)
** extrait du coffret Good Vibrations : Thirty Years Of The Beach Boys (Capitol EMI-789936)

Only With You

only with you

[bbfr 1 - Avril 2011]

Only With You, la première référence de notre label virtuel est consacrée aux années 70.
De Sunflower à L.A. (Light Album), tous les albums studios des seventies ont été écoutés, scrutés, désossés pour en faire mousser la crème de la crème. 12 titres superbes pour 39 mn de rêve. Un album unique. Ah, si les Beach Boys avaient su ne sortir que celui-là in the seventies !
Indisponible chez tous les bons disquaires.

  • This Whole World
  • Add Some Music To Your Day
  • Forever
  • Long Promised Road
  • 'Til I Die
  • Surf's Up
  • All This Is That
  • Sail On, Sailor
  • Trader
  • Only With You
  • The Night Was So Young
  • Good Timin'

01 à 03 : Sunflower (1970)
04 à 06 : Surf's Up (1971)
07 : Carl & The Passions - "So Tough" (1972)
08 à 10 : Holland (1973)
11 : Love You (1977)
12 : L.A. (Light Album) (1979)

Les dernières parutions

Panic! At The Disco

Les passionnés des Beach Boys peuvent se pencher avec amusement sur le texte de Crazy = Genius, un titre de Death Of A Bachelor, un album de Panic! At The Disco.

Nous vous livrons un court extrait :
She said you're just like
Mike Love
But you wanna be
Brian Wilson
Brian Wilson
She said you're just like
Mike Love
But you'll never be
Brian Wilson


She said you're just like
Mike Love
But you wanna be
Brian Wilson
Brian Wilson
She said you're just like
Mike Love
But you'll never be
Dennis Wilson

Charlie Dontsurf (13 mars 2016)

Archives

Albums Top 15

Les quinze meilleurs albums des Beach Boys choisis par les membres de la liste de discussion Petsounds-fr
(Classement 2001/juin 2012)

1. Pet Sounds (1966)

petsounds

2. Sunflower (1970)

petsounds

3. Today! (1965)

today!

4. Friends (1968)

petsounds

5. Love You (1977)

Love You

6. Summer Days (1965)

Summer Days

7. Surf's Up (1971)

Surf's Up

8. Holland (1973)

Holland

9. 20/20 (1969)

20/20

10. All Summer Long (1964)

All Summer Long

11. Smiley Smile (1967)

Smiley Smile

12. Surfer Girl (1963)

Surfer Girl

13. Wild Honey (1967)

Wild Honey

14. In Concert (1973)

In concert

15. Carl & The Passions (1972)

Carl & The Passions

Cartes Panini

carte panini america Dennis Wilson

Une des cartes Panini sorties aux USA en 2013

Fugu 1

Cover art Fugu1

La maison de disques We Want 2 Wigoler a été créée et est plus ou moins bien gérée par deux jeunes bas-normands dont on ne sait pas bien s’ils ont profité du transfert de l’hôpital psychiatrique du Bon Sauveur de Caen au Centre Esquirol pour s’échapper ou s’ils n’abusent pas plutôt du Calvados tout en se goinfrant de teurgoule et de fallue itou !
De là pourrait d’ailleurs venir leur manie de remplacer les R par des W, à force d’écrire la bouche pleine. A moins qu’ils ne veuillent tout simplement pas avoir l’R con. Dans les rues de Caen, on n’a jamais dit à quelqu’un qu’il avait le W con ! Comme on n’a jamais traité Pablo Picasso de trou du cul dans celles de New York.

Les présentations étant faites, le propos qui nous attire ici est la réédition, ou plutôt l’édition, du premier album de Fugu sorti en 2000, le bien nommé Fugu 1, sur support vinyle.
L'instrumental d'entrée de disque, sans nom, pose proprement le décor et son envers. L'hommage à Brian Wilson est à la fois appuyé, révérencieux et personnel, bref, superbe : on croirait un morceau échappé de l'alors mythique album perdu Smile. Les pièces (à vivre) qui suivent s'écoutent avec le sourire imbécile du bonheur rencontré. Le groupe Tahiti 80 et Alexandre Longo, pas encore connu sous le pseudonyme de Cascadeur, ont participé notamment à la chose pendant que John Cunningham la mixait. Mehdi Zannad, l'homme derrière Fugu a réalisé là une première oeuvre ambitieuse, une petite merveille pop.
Le deuxième album de Fugu, As Found, tout aussi réussi, est paru en 2005 alors que Zannad a sorti sous son nom un album appelé Fugue en 2011 et une cassette chez les furieux de WW2W Wecords en 2013, #8 Wecord, malheureusement épuisée mais où l'on trouve une reprise de Rebop du groupe lyonnais Marie et les Garçons.

Le label et l'artiste ont dignement fêté ça lors d'une "release party" (un concert quoi, mais ils sont un peu wowo branchouille à Caen ...) le 11 juin 2014 aux Troix Baudets de Paris avec la participation de John Cunningham et du caennais A Drift. Une soirée de toute beauté.

Charlie Dontsurf (29 juin 2014)

Gomina : Prints

Gomina pochette album prints

Ils ont du talent chez WeWant2Wecords et nous les aimons bien pour ça. Ils ne sont pas allés très loin de chez eux pour découvrir et nous proposer cette pépite de, disons, "groovy pop", toute en voix, toute moderne, toute addictive qu'aucun amateur éclairé des Beach Boys ne saurait laisser de côté. Attention, un amateur éclairé en vaut deux dans l'obscurité : série limitée pour ce beau vinyle (150 ex.). Pour découvrir, nous vous conseillons cette chronique et pour acheter, c'est par ici.
(édition vinyle épuisée - dispo en cd/47 ex. au 17 juillet 2017)

Jersey Boys

Affiche du film Jersey Boys

Il faut bien reconnaître que Jersey Boys, le dernier film de Clint Eastwood est d'un ennui profond. Il a néanmoins l'intérêt de mettre en lumière un groupe italo-américain qui a connu son envol au début des années 60 à l'aide de quelques hits qui restent encore aujourd'hui absolument merveilleux comme Sherry, Big Girls Don't Cry ou Walk Like A Man. Adapté d'une comédie musicale à succès de Broadway, le film conte l'histoire de Frankie Valli et des 4 Seasons, que certains n'ont pas hésité à qualifier de "Beach Boys de la côte Est".
Quoi qu'il en soit, il est plus que nécessaire de se plonger dans la musique de ces hommes là, qui non seulement, à l'instar de nos Beach Boys, ont su résister à l'invasion des Etats-Unis par les Beatles mais aussi n'ont pas été qu'un simple groupe aux riches harmonies vocales. Bob Gaudio (clavier, chant) a signé ou co-signé une grande majorité des titres du groupe qui associés à la voix extraordinaire et surprenante de Frankie Valli ont donné naissance à une oeuvre singulière. Le dernier hit, December, 1963 (Oh What A Night) date de 1975 et était précurseur mixant pop moderne et disco naissante (repris chez nous par Claude François en 1976 sous le titre Cette année là).
En 1984, 4 Seasons et Beach Boys se sont associés pour enregistrer un dispensable et plutôt honteux simple, East Meets West.
Le groupe est entré au Rock 'n Roll Hall of Fame en 1990. Sous des incarnations diverses, il a continué de tourner jusque dans les années 2000.
Une bonne anthologie comme Jersey Beat : The Music Of Frankie Valli & The 4 Seasons reste le meilleur moyen de découvrir l'oeuvre mais il est possible de mettre en avant l'excellent album de 1966, Working My Way Back To You. Plus étrange, parfois comparé à Pet Sounds ou Sergent Pepper, parfois détesté, The Genuine Imitation Life Gazette (1969), album ambitieux, peut faire l'objet d'une écoute attentive.

Charlie Dontsurf (29 juin 2014)

Smiled par Hifiklub

Single Smiled

Hifiklub propose sur un single vinyle (Parallel Factory/PF009) 2 reprises de l'oeuvre majeure de Brian Wilson, Smile, enregistrées à l'occasion de l'exposition Smiled imaginée par Olivier Millagou, Vega-Tables et Mrs O'Leary's Cow. Hifiklub est accompagné pour l'occasion de Jean-Marc Montera, guitariste spécialiste de l'improvisation libre et de l'expérimentation sonore (co-fondateur du GRIM à Marseille), et du producteur américain de rock alternatif Kramer au chant et au mixage. L'oeuvre vous plonge assurément dans les circonvolutions du cerveau de Brain Wilson. Une relecture décapante et enrichissante qui va faire fuir plus d'un orthodoxe de l'oeuvre wilsonienne. Nous avons des noms!

Charlie Dontsurf (28 avril 2013)

Les pochettes des albums

livre sur les pochettes des albums "BACK THROUGH THE OPERA GLASS (The Beach Boys Album Sleeves)" était à l'origine un site web consacré à l'histoire des pochettes des différents albums des Beach Boys. C'est maintenat une page Facebook mais également un ouvrage (en anglais) téléchargeable en trois parties.
Il raconte les histoires derrière le nombre incroyable de pochettes qui ont accompagné le travail du groupe à travers les années, proposant des commentaires et des entretiens avec un certain nombre des principaux acteurs et concepteurs de ces oeuvres.

Charlie Dontsurf (29 mai 2016)