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... in our room ...

Pet Sounds (1966)

“Pet Sounds 50th Anniversary” passé en revue

Boxset Pet Sounds, 50ème anniversaire

Tout a déjà été écrit sur Pet Sounds et on ne compte plus les parutions officielles ou non qui ont fleuri depuis la parution de l’album en 1966. Alors, quel est l’intérêt de cette énième édition en attendant sans doute celle du soixantième anniversaire ?
Déclinée en plusieurs formats (vinyle stéréo ou mono, double cd ou version collector en 4 cds + 1 blu-ray), elle peut sembler superflue et … elle l’est d’une certaine manière, surtout pour ceux qui possèdent déjà le coffret Pet Sounds Sessions de 1996. Nous nous concentrerons sur la version collector, la plus complète.
L’objet d’abord : un volume 32X25cm comprenant quatre cds et un blu-ray, agrémenté de nombreuses photos parfaitement reproduites, d’un texte de David Fricke replaçant l’œuvre dans son contexte, les lyrics, le détail des différents titres de l’album (musiciens, etc) : tout cela figurait déjà dans le coffret de 96 mais c’est ici reproduit en grand format donc plus lisible ;
Premier cd : l’album en versions stéréo et mono. La version stéréo est celle de 96, la version mono, elle, est inédite en cd et a été faite à partir de celle préparée pour le vinyle Capitol de 1972 qui avait vu la réédition de Pet Sounds couplé avec So Tough.
Les disques 2 et 3 seront les plus inutiles pour ceux qui possèdent le coffret de 96 car l’essentiel, à deux titres près, reprend ce qui y figurait déjà, que ce soient les extraits des sessions ou les « alternate versions ». Les deux inédits sont consacrés à I Know There’s An Answer : une session vocale et un "alternate mix" que l’on connaissait déjà via les bootlegs.
Le disque 4 est scindé en deux parties, la plus intéressante étant la première : 10 titres extraits de concerts inédits officiellement avec, notamment, les premières interprétations de Wouldn't It Be Nice, Sloop John B. et God Only Knows extraits du concert du 22/10/1966, une autre version de God Only Knows en Jamaïque et dédiée à … Bob Marley en 1982, une version de Sloop par Brian en 89 au cours des Endless Summer Shows et deux titres du magnifique concert du 26/11/1993 prévu pour promouvoir la sortie du coffret Good Vibrations. Capitol possède donc les bandes ! Il serait pour le moins souhaitable que des publications officielles sortent puisque tout cela était déjà paru officieusement!! Une remarque quand même : aucune information sur les musiciens présents lors de ces différents concerts. D’ailleurs, globalement, les informations restent lacunaires. Le reste du cd reprend le « Stack-O-Vocals » du coffret de 96 plus un inédit total : une version de Good Vibrations (Master Track with Partial Vocal) dont je n’ai trouvé aucune trace dans les bootlegs.
Le Blu-Ray, enfin, présente les versions stéréo, mono et 5.1 de l’album (cette dernière avait fait l’objet d’une première édition lors du quarantième anniversaire pour un dvd-audio, mais celle du Blu-Ray est de meilleure qualité) ainsi qu’une version instrumentale magnifique et inédite.
En résumé, coffret indispensable pour le fan hardcore ; les autres peuvent se contenter de la version en double cd qui remplit déjà bien son rôle avec l’essentiel des inédits : les versions mono et instrumentales ainsi que les enregistrements Live.

L'excellent site, bien qu'affilié à Amazon, The Second Disc passe en revue les différentes éditions du 50ème anniversaire de Pet Sounds. Où on apprend que c'est le mix réalisé par Carl Wilson en 1972 pour le double album Carl & The Passion/Pet Sounds qui est utilisé pour la version mono.

Un dialogue entre le docteur Faustroll et son fidèle Bosse-de-Nage

Bosse-de-Nage : Alors, tu te décides à écrire sur Pet Sounds ?
Docteur Faustroll : Oui, mais c’est compliqué…
B : Pourtant, c’est un album ultra-reconnu, un chef-d’œuvre. On en parle partout !
F : Justement… On en parle et on en a trop parlé. C’est cela qui rend la chose difficile. Un album comme le MIU, même So Tough, c’est relativement simple. Tu peux expédier ça en quelques lignes, il n’y a pas grand-chose à sauver… Pet Sounds, c’est différent. Tu dois faire attention, ne pas répéter ce qui a déjà été écrit, éviter les écueils liés à tout album culte genre –"c’est génial !" et puis plus rien-, tenter d’être original tout en rappelant quand même ce qui fait de l’album un chef-d’œuvre, comme tu le soulignais, ce qui peut expliquer sa réputation quasi intacte 50 ans après.
B : Donc, tu butes…
F : Je bute et je ne démarre pas. Par quoi commencer, par exemple ?
B : Commence par le titre. Pet Sounds, ça veut dire quoi ?
F : Justement, là, tu mets le doigt sur le premier problème : le titre ! Quel rapport entretient-il avec l’album ? Des bruits d’animaux, il n’y en a qu’à la fin du dernier titre, Caroline, No : ce sont les deux chiens de Brian qui aboient. C’est tout. Ce n’est pas un album animalier et Brian n’est pas un disciple de Messiaen. Le titre nous éloigne du contenu.
B : La pochette, pourtant…
F : Même problème : le titre et la pochette ! Comment peut-on avoir lié un tel contenu avec un tel contenant ! Je ne comprends pas comment Brian a pu accepter qu’un album qui le peignait si intimement ait pu être affublé d’une telle pochette et d’un tel titre.
B : Peut-être l’humour ?
F : L’humour d’un gosse de dix ans, alors. Mais c’est possible. Brian n’a guère dépassé cet âge-là sur certains aspects. Tu vois bien le problème qui se pose d’emblée : il faut convaincre d’éventuels martiens que le contenu est tout autre que le contenant.
B : Parlons du contenu alors. J’ai lu que Gael Tynevez l’envisageait comme « l’achèvement de Brian Wilson ». Tu y crois, toi ?F : Et comment ! C’est le sous-titre de son bouquin, indispensable, autant le dire tout de suite. C’est l’achèvement parce qu’il porte à son niveau le plus haut, la perfection, le climax, ce que Brian avait entamé 4 ans auparavant, en 62. On peut suivre album après album les étapes qui conduisent à Pet Sounds, tant musicalement que thématiquement. Pour aller vite, Pet Sounds élargit à un album ce que la face B de Today avait effectué l’année précédente.
B : Ce serait donc une sorte d’aboutissement génial pour le groupe.
F : Pour le groupe, non, pour Brian, essentiellement.
B : Pourtant, l’album est paru sous le nom des Beach Boys, pas de Brian ?
F : Encore une curiosité. L’album est effectivement paru sous le nom du groupe mais c’est en grande partie un album solo de Brian. D’ailleurs, Caroline, No, le titre dont je parlais tout à l’heure, est paru à l’époque sous le nom de Brian. Mais, c’est tout l’album qui aurait pu –qui aurait dû- être publié ainsi.
B : C’est un peu tiré par les cheveux, ça. Tu vas entrer dans une nouvelle polémique.
F : Tout le monde le sait, en fait. Depuis qu’il ne joue plus sur scène avec les autres, une sorte de scission a eu lieu, plus ou moins nette, plus ou moins visible, mais elle est là. Il est convenu que Brian élabore les albums en studio avec des musiciens professionnels –ceux de Phil Spector- et que les Boys interviennent pour les voix et Mike pour les lyrics. Tant que les singles à succès pleuvent, personne ne s’en plaint.
B : Les Boys acceptent ?
F : Ils font des tournées à succès en jouant à fond sur l’image classique du groupe et en interprétant les tubes qui ont fait leur gloire. Parfois, ils intègrent de nouveaux titres plus personnels, mais, dans l’ensemble, ils jouent sur la formule. Cela permet à Brian de travailler tranquillement dans son coin. Ce que personne ne semble voir venir, c’est que Brian s’éloigne de plus en plus de la formule. C’est en 1966 que tout va exploser, avec Pet Sounds justement.
B : Tu disais que l’album était majoritairement un album solo de Brian. Mais, où sont les autres, alors, pendant que Brian l’enregistre ?
F : En tournée internationale, jusqu’au Japon. Pendant des mois. Brian est seul, on lui fout la paix. Capitol n’a aucune raison de douter de son génie maison et les Boys ne s’en occupent pas. Entouré de Tony Asher –son nouveau parolier, imagine la gueule de Mike !-, il peaufine son œuvre dont la thématique ne tourne pas du tout autour du surf ou des bagnoles : ce sont les relations hommes-femmes qui le préoccupent. Il s’est marié, est amoureux de sa belle-sœur, ne sait pas trop s’y prendre avec sa femme, a la nostalgie du passé, est mélancolique, bref, tout cela va passer dans le nouvel album. Ce n’est plus le rêve californien qu’il nous vend, ce n’en est pas encore le cauchemar, c’est une sorte de malaise adolescent.
B : Il a quand même passé la vingtaine, à l’époque…
F : Oui, mais Brian, qui a eu une enfance compliquée, n’a pas vraiment eu d’adolescence puisque le succès est venu très tôt, trop tôt. En ce qui concerne les relations humaines, il n’a pas grandi aussi vite qu’en taille. Il vit à 24 ans une sorte de crise d’adolescence. Autant il est en avance musicalement, autant il est, humainement, singulièrement en retard.
B : Et cette angoisse est le sujet du disque ?
F : En partie mais elle irrigue de nombreux titres, les plus langoureux, ceux que certains finiront par juger monotones.
B : Tu nous fais la chronique d’un album dépressif, là !
F : C’est en partie vrai mais Brian, à l’époque, sait enrober cela magnifiquement. D’une part, il ne se laisse pas endormir par cette langueur mais en fait l’une des forces du disque en la faisant alterner avec des titres beaucoup plus rythmés. Enchaîne You Still Believe In Me avec That’s Not Me, ou Don’t Talk avec I’m Waiting For The Day, tu verras ! Il joue à fond des contrastes entre les titres. Ensuite, il donne à chaque titre une couleur sonore particulière en faisant ressortir un instrument : harmonica basse (I Know There’s An Answer), accordéon (God Only Knows, Wouldn’t It Be Nice), flûte (Sloop John B.), cordes (Don’t Talk), guitare (Pet Sounds), etc. Il y ajoute des bruits divers : sonnette de vélo ou, justement, aboiements de chiens. Il s’amuse avec tous les jouets qu’il a à disposition comme s’il sentait, peut-être, que tout cela ne va pas durer.
B : Et ça va être le cas…
F : Forcément. De retour de leur tournée, les Boys sont perplexes, de même que Capitol. On prête à Mike une remarque célèbre sur la formule détournée, mais, globalement, tous se rendent compte que l’image du groupe est en train de changer. D’ailleurs, c’est un titre enregistré avant ces sessions solitaires –Sloop John B.- qui va servir de single.
B : Et les ventes ?
F : Pas bonnes. L’album peine à se vendre aux States mais on lui fait un triomphe en Angleterre et les Beatles prennent une grosse claque en l’entendant, alors qu’ils sont en plein enregistrement de Revolver. Et puis, la suite est connue : l’influence de Pet Sounds sur la pop sera presqu’aussi forte, quoique plus souterraine, que celle du premier album du Velvet. Aujourd’hui, c’est une référence incontournable. Et sa pochette a été imitée plusieurs fois !
B : J’ai même trouvé un exemplaire du fanzine In My Room qui lui a été consacré. La référence ultime !
F : Tout à fait. C’était en 2007, avant la disparition du Dr Kok, une perte énorme pour le monde de la musique…
B : Et après, c’est la dégringolade ?
F : Après, il y a le marasme Smile puis une lente mais inéluctable dégringolade pour Brian qui ne retrouvera plus jamais la même liberté et la même inventivité.
B : Donc, c’est vraiment un « achèvement » ?
F : Oui.
B : Ha Ha.

Presse française

Rock & Folk n°2, décembre 1966, chronique (Kurt Mohr)
Best n°106, mai 1977, La Symphonie Inachevée (Francis Dordor)
Rock & Folk n°471, novembre 2006, chronique de l'édition du 40ème anniversaire (Nicolas Ungemuth)
Rock First n°5, février 2012, histoire de la pochette (Romuald Ollivier)
Rock & Folk n° HS30, octobre 2014, chronique, parmi 555 disques sélectionnés
Rock & Folk n°574, juin 2015, dans la Discographie Psychédélique du magazine et chronique de la réédition du coffret Pet Sounds Sessions (Nicolas Ungemuth)
Rock & Folk n° HS31, décembre 2015, parmi les grands classiques du rock psychédélique (Philippe Manoeuvre)
Les Inrocks n°77H, mars 2016, article (Christophe Conte) (n° hors-série "1966")
Rolling Stone n° collector 29, parmi les 50 albums de l'année 1966
Rolling Stone n°85, juin 2016, chronique du coffret du 50ème anniversaire (Sophie Rosemont)
Rock & Folk n°588, août 2016, 50ème anniversaire, chronique du coffret (N. Ungemuth) et du vinyle (E. Delsart)
Rock & Folk n°590, octobre 2016, en vinyle (Ph. Manoeuvre) et en dvd (J. Soligny)
Les Inrocks2, n°71, octobre 2016, (seulement) 4ème meilleur album américain (sur 100) (Christophe Conte)
Jukebox Magazine n°359, novembre 2016, chronique du dvd "Classic Albums" consacré à l'album (Jean-William Thoury)

Titres

  • Wouldn't It Be Nice
    (Brian Wilson - Tony Asher)
  • You Still Believe In Me
    (Brian Wilson - Tony Asher)
  • That's Not Me
    (Brian Wilson - Tony Asher)
  • Don't Talk (Put Your Head On My shoulder)
    (Brian Wilson - Tony Asher)
  • I'm Waiting For The Day
    (Brian Wilson - Mike Love)
  • Let's Go Away For Awhile
    (Brian Wilson)
  • Sloop John B.
    (Trad., Arr Brian Wilson)
  • Gog Only Knows
    (Brian Wilson - Tony Asher)
  • I Know There's An Answer
    (Brian Wilson - Terry Sachen)
  • Here Today
    (Brian Wilson - Tony Asher)
  • I Just Wasn't Made For This Time
    (Brian Wilson - Tony Asher)
  • Pet Sounds
    (Brian Wilson)
  • Caroline No
    (Brian Wilson - Tony Asher)

Produced by Brian Wilson

Editions originales
Capitol T2458 - 16/05/1966 (Chart #10) (US)
Capitol T2458 - 27/06/1966 (Chart #2) (GB)
Capitol/Pathé T2458 - 1966 (FR)

The Pet Sounds Sessions (coffret)
Capitol/EMI 7243 8 37662 2 2 - 04/11/1997

coffret petsounds

Pet Sounds 40th Anniversary
[CD+DVD - Edition limitée]
Capitol/EMI 69940 - 29/08/2006 (US)
Capitol/EMI 09463 44967 2 8 - 2006 (UE)

Petsounds 40th cd

[Double vinyle - Edition limitée]
Capitol/EMI 09463 51370 1 9 - 29/08/2006 (US)

Petsounds 40th vinyle

Le cd et le double vinyle contiennent les mixages mono et stéréo de l'album. Le titre Hang On To Your Ego est en bonus sur le cd

Réédition 2012

Pet Sounds 2012

Brother Capitol - 5099940442624 - 01/10/2012 (UE)
Mixages mono et stéréo
Masterisation : Mark Linett (2012)

Pet Sounds 50th Anniversary

Petsounds 50th boxset

Capitol Universal - 10/06/2016 (UE)
Boxset 4 CD + 1 BR : 478225-3
Double CD : 00602547822383
Vinyle mono : 00602547822284
Vinyle Stéréo :00602547822291

Edition française

1966 - Capitol-EMI / Pathé Marconi - T2458 - Mono
Même référence que l'édition US.
Le verso de la pochette est spécifique, typique des disques Pathé Marconi de l'époque avec les titres des chansons dans la partie supérieure et, en bas, un rappel de la discographie disponible à date.

Pet Sounds France 1966 Pet Sounds France 1966

DVD : A Classic Album

dvd classic album pet sounds

Ce nouvel épisode de la série Classic Album consacré à Pet Sounds en a les avantages et les inconvénients. La méthode est connue : replacer un album dans son contexte et interroger des témoins directs et des spécialistes chargés d’en illustrer l’importance. Le ton est toujours convenu et, sauf pour les néophytes, aucune révélation fracassante n’est faite.
Ainsi, pour Pet Sounds, outre Brian, ce sont les Boys survivants (Mike, Al, Bruce et David Marks) qui sont chargés d’en souligner l’importance dans la carrière du groupe puisque, tous, dont Mike, avaient tout de suite compris qu’il marquerait l’histoire des Beach Boys et n’ont pas été surpris de son succès critique puis public. Mike en profite, au passage, pour répéter qu’il n’a jamais prononcé la fameuse phrase sur la « formule » (pourtant confirmée par Brian et Tony Asher par ailleurs), qu’il en a trouvé le titre et l’a défendu auprès des pontes de Capitol. Karl Engemann confirme que Capitol, et lui-même, ont cruellement sous-estimé le potentiel de l’album à l’époque, ne trouvant rien de mieux à faire que de sortir un best of des années antérieures des Boys au moment de sa sortie.
Bruce Botnick et Mark Linett, installés devant leur console et leur ordinateur, sont chargés, eux, de mettre en valeur les arrangements de l’album et le travail de Brian, tandis qu’Hal Blaine et Don Randi, pianiste sur deux titres de l’album, expliquent, via quelques anecdotes, comment on travaillait avec Brian pendant les sessions.
La quasi-totalité des titres de l’album sont évoqués (à l’exception des deux instrumentaux et de Don’t Talk ; Caroline, No, lui, étant réservé aux bonus). Et puisqu’il s’agit d’un document video, on peut saluer les choix d’images d’époque qui, via un montage intelligent, sont presque les meilleurs moments du documentaire.
Dr Faustroll (octobre 2016)

Pet Sounds Tribute

album Pet Sounds Tribute

Brian Wilson devait jouer au Levitation Music Festival d'Austin (Texas/USA) le 30 avril 2016 à l'occasion du Pet Sounds 50th Anniversary Tour. Les organisateurs ont du annuler les festivités à cause d'un très mauvais temps annoncé. Ils avaient préalablement décidé de fêter l'événement en produisant un album "tribute" au fabuleux album de Brian Wilson et ses Beach Boys.
Il est sorti en boutique le 27 mai 2016, édition unique en vinyle 180gr à 2000 exemplaires, pochette "gatefold", mais est également disponible sur le site du festival. On a hâte d'entendre The Black Angels reprenant Good Vibrations !
Charlie Dontsurf (Mai 2016)

Albums

Today! (1965)

Today

Summer Days (And Summer Nights) (1965)

Summer Days

Party! (1965)

Party

Party! Uncovered And Unplugged (1965/2015)

Party! Uncovered & Unplugged

Pet Sounds (1966)

pet sounds

Smile (1967/2011)

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Smiley Smile (1967)

Smiley Smile

Wild Honey (1967)

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Friends (1968)

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Stack-O-Tracks (1968)

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20/20 (1969)

20/20

Live In London (1970)

Live in London

Album numérique

Live in Chicago 1965 (2015)

Beach Boys Live In Chicago 1965

Single Sub Pop

I Just Wasn't Made For This Time (1996)
(US) Sub Pop - SP 363
I Just Wasn't Made For This Time

  • I Just Wasn't Made For This Time (stereo mix)
  • Wouldn't It Be Nice (vocals only)
  • Here Today (stereo backing track)

Livre

Livre Petsounds

Indispensable livre de Gaël Tynevez consacré à l'album Petsounds (Autour du Livre, collection Cahiers du Rock, juin 2007).

Voir aussi

In My Room #7