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Smiley Smile (1967)

La fin de l'aventure Smile

Le 19 mai 1967, une session d'enregistrement avec des musiciens de studio devait avoir lieu pour un des titres de Smile, I Love To Say Dada (future Cool Cool Water puis In Blue Hawaii). Elle fut finalement annulée. Ainsi prit fin l'aventure Smile, même s'il y eut quelques soubresauts de tentative d'achèvement, comme le montrent certains overdubs vocaux qui furent réalisés lieu ultérieurement, sans compter les rumeurs de sortie dans les années 70 (Wonderful fut chantée en live en se fondant essentiellement sur la version destinée à Smile). Les Beatles avaient le champ libre avec Sergeant Peppers Lonely Hearts Club Band, qui sortit triomphalement les 1er et 2 juin 1967. La bataille mentale de Brian Wilson face aux Beatles fut perdue. Dire que ce fut à ce moment-là que tout s'effondra en lui n'est peut-être pas tout à fait judicieux, car il continua à enregistrer de façon plus ou moins soutenue au moins jusqu'en 1970 (il suffit d'écouter l'album Friends pour s'en rendre compte). Néanmoins, il est évident que le respect musical vis-à-vis des Beach Boys prit un sérieux coup, annulant leur venue au festival de Monterey (à cause de la crise suscitée par l'annulation de Smile ou à cause du non-paiement des artistes y participant ?). Les tentatives de reconquête de popularité, tel le concert hawaïen d'août 1967, furent vaines. Plus rien ne fut comme avant.

Boîte de conserve

Le 3 juin 1967, alors que le public avait les yeux rivés sur les Beatles et leur album le plus emblématique, les Beach Boys s'assemblèrent chez Brian Wilson, dans sa maison de Bel Air, qui devint dès lors le studio d'enregistrement des Beach Boys pendant de nombreuses années, considérées par les uns comme le début de la fin, par les autres par une nouvelle période de créativité (faut-il s'étendre sur les cas de Friends ou de Sunflower pour convaincre les sceptiques ?). La piscine de Brian Wilson fut vidée et devint un lieu pour enregistrer des vocaux, d'où le son un peu « boîte de conserve » de certains titres de Smiley Smile.
Car nous n'avons plus affaire à Smile, fantôme musical qui apparaîtra en spectre jusqu'en 1971 dans les disques des Beach Boys avant de prendre des formes nouvelles en 2004 et en 2011. Il s'agit ici de Smiley Smile, album parfois célébré, souvent détesté, mais indéniablement émouvant. Car on a l'impression de voir décliner Brian Wilson, lui qui avait touché les cieux, Icare de la pop music, dépassé par ses rêves, par la réalité sonore, entravé par des avis contradictoires, notamment ceux de Mike Love, qui chassèrent durablement l'un des principaux soutiens de Brian, le parolier excentrique Van Dyke Parks.
Mais trêve de discussions contradictoires sur le sens des paroles ! Capitol voulait un album à remettre au plus vite. Du coup, les Beach Boys enregistrèrent en onze jours (!) ce qui devint l'album Smiley Smile. Envoyé à Capitol pour pressage le 13 juillet, il sortit le 14 septembre 1967. Il atteignit au hit-parade américain Billboard la quarante-et-unième place. En Angleterre, l'album fut neuvième, fort du prestige des Beach Boys avec le single de la fin de l'année 1966, Good Vibrations, inclus dans l'album à la demande de Capitol, qui conservait l'espoir d'avoir des ventes substantielles.
Quel fut le drame de Smiley Smile ? De remplacer Smile. Ce dernier avait été si attendu que l'on attendait un monument digne de Pet Sounds. Le public avait été échauffé par les publicités dans la presse et la radio, les annonces de sortie de l'album qui ne se matérialisèrent pas.
… L'émission Inside Pop de Leonard Berstein avait offert au public une version dépouillée et particulièrement émouvante de Surf's Up, interprétée par Brian seul au piano. Or, le tracklisting du disque n'incluait pas Surf's Up. Le magazine Cheetah fut particulièrement déçu de cette absence sur Smiley Smile. « Ce qui est le plus dommage est le fait que Surf's Up ne soit pas sur l'album », y lit-on, avant que l'allusion à Inside Pop ne souligne le problème majeur : « C'était meilleur que tout ce qui se trouve sur cet album, et [Surf's Up] aurait suscité la même catharsis émotionnelle que A Day In The Life procure à Sgt. Pepper ». Brian avait évoqué peu avant l'annulation de Smile un album de douze titres. Smiley Smile en comporte onze. L'absent ne pouvait être que Surf's Up.
Venons-en à l'album. Essayons de comprendre pourquoi il fut dénigré, mais également pourquoi le fait de le comparer à ce qu'aurait dû être Smile (on n'a finalement eu aucune idée concrète de ce qu'aurait pu être Smile jusqu'en 2004, et encore) éclipse la valeur réelle du disque, qui est court, comparé à Pet Sounds (un peu plus de 27 minutes).
L'album est sous-produit. On assiste à une régression sonore, que l'on s'évertua à présenter a posteriori comme une anticipation du dépouillement musical de l'année 1968, symbolisé par l'album blanc des Beatles. Le son est moins chatoyant que sur les albums et singles ciselés précédemment par Brian, et Wild Honey poursuivit sur cette voie avant la reprise en main sonore de Friends, mais il était trop tard.
… En onze jours, il était impossible de faire un enregistrement fin et précis (Good Vibrations avait pris infiniment plus de temps). Tout ou presque paraît avoir été taillé comme une sculpture d'art brut. Et pour la première depuis fort longtemps, les Beach Boys jouèrent sur l'un de leurs disques. Il fallait faire vite. L'appel aux musiciens de studio (la Wrecking Crew et les orchestres) aurait replongé le groupe dans l'impasse artistique suscitée par l'aventure Smile. Pas de perfectionnisme, il fallait aller vite. Cette hâte fut stressante et entraîna la consommation de nombreuses drogues. Smiley Smile est parfois caricaturé comme un « disque de drogué », montrant les ravages des substances illicites sur un génie comme Brian Wilson, mais ce serait également ne pas prendre en compte la dépression lente du génie créateur qui eut des soubresauts d'activité musicale géniale, mais dont le ressort parut définitivement cassé (la version de Surf's Up interprétée pendant les sessions de Wild Honey montre que Brian commençait déjà à se perdre dans les ruines de son oeuvre et de son état mental.

Sessions bâclées et sabotage ?

Venons-en aux chansons. Elles montrent le caractère bâclé des sessions, mais aussi une espèce de « sabotage » de ce qu'aurait dû être Smile. Il y avait la possibilité de conserver des chansons déjà enregistrées ou de les assembler de manière plus développée. C'était possible, mais cela ne se fit que pour Heroes And Villains. Mais en septembre 1967, le public pensait écouter Smile, malgré tout. Après tout, certains titres étaient les mêmes que ceux indiqués sur la pochette imprimée trop tôt par Capitol Records et finalement mise au pilon. De plus, certains titres de Smiley Smile avaient un lien de parenté plus ou moins ténu avec des titres prévus pour Smile. « A bunt instead of a grand slam », avait dit Carl Wilson, qui ne pouvait mieux résumer l'impression d'un public qui pensa ne découvrir qu'un ersatz de Smile.
L'album commence avec Heroes And Villains, titre annoncé début 1967 comme le premier single de Smile, annoncé comme le digne successeur de Good Vibrations, mètre-étalon des chansons à tiroir surprenantes. On a souvent évoqué une version longue, sur deux faces. L'édition des Smile Sessions nous offre une version en deux parties (mais était-ce bien celle prévue ? Chuck Britz le confirma à Domenic Priore, mais David Leaf émit un doute). Brian ne trouva pas une formule satisfaisante pour lui. Or, en juin 1967, il fallait donner une version pour Smiley Smile et comme single. Al Jardine critiqua la version Smiley Smile. Ce qui aurait pu être une symphonie de poche pleine de rebondissements autour d'un thème de Western devint un single pop de qualité, mais moins marquant et audacieux que ce qui pouvait être attendu. Dans sa version Smiley Smile, Heroes And Villains donne une vague idée de l'esprit originel de la chanson. Elle aurait pu être étirée à l'infini avec une multitude de changements voire d'incursions de titres de Smile. Une fameuse démo au piano de Brian, assisté de Van Dyke Parks, présente I'm In Great Shape et Barnyard comme des sections de Heroes And Villains. Ainsi, sur Smiley Smile, le thème du Bicycle Rider, appartenant au départ à Do You Like Worms, sert de seconde section pour la chanson. Cette version sortit en single le 24 juillet 1967 et atteignit la quatorzième place du Billboard. Ce fut, paraît-il, une vraie déception pour Brian. Mike Love raconte dans le numéro de Mojo paru à l'été 2011 que Bruce Johnston, sorti en boîte de nuit, avait vu les gens cesser de danser quand Heroes & Villains fut diffusée. Était-ce dû aux paroles obscures de Van Dyke Parks, comme le suggère Mike Love, ou était-ce dû à ce passage mélancolique inspiré de Do You Like Worms ? Quoi qu'il en soit, la version écourtée de Heroes And Villains, offerte au public en 1967, reste un des titres les plus développés du disque avec Good Vibrations.
Vient ensuite Vegetables. Comme son nom l'indique, il ne s'agit plus de Vega-Tables (par ailleurs pas définitivement assemblée au moment de l'annulation de Smile). La section « eat a lot, sleep a lot », pourtant réenregistrée durant les sessions de Smiley Smile, fut ôtée, avant de réapparaître comme conclusion de Wild Honey sous le titre Mama Says (pourquoi Mike Love fut-il crédité à la place de Van Dyke Parks ?). La chanson n'est plus la même. Une simple pédale d'orgue pour faire la basse et des bruits alimentaires constituent la seule rythmique. La chanson est la même, mais l'approche est totalement différente. Seule la coda paraît avoir été enregistrée lors des sessions de Smile, en avril 1967 mais est-ce bien Paul McCartney qui mâche le céleri ? A-t-on droit finalement à une rythmique alimentaire datée du 10 avril ? Les avis divergent. La chanson prend une dimension plus minimaliste, qui la déprécie quelque peu à l'écoute des versions plus développées révélées ou réenregistrées dans les années qui suivirent.
Fall Breaks And Back To Winter est un titre controversé. Son sous-titre, Woody Woodpecker Symphony, décrédibilise la chanson, à première vue. Le thème du célèbre dessin animé est présent, mais ce n'est pas cela qui attire le plus l'attention. Les sons de basse de la chanson sont une version ralentie de ceux de la chanson Mrs. O'Leary's Cow, également connue sous le nom Fire. Il s'agit en effet d'une version abâtardie de la fameuse chanson maudite, qui fit croire à Brian qu'il avait produit des incendies. Le morceau n'est pas désagréable, mais Mrs. O'Leary's Cow est beaucoup plus marquante.
She's Goin' Bald est une réécriture d'une ébauche enregistrée à l'époque de Smile, et fondée pour sa première partie sur le rythme (ralenti) du refrain de Good Vibrations : He Gives Speeches (titre que je trouve préférable, car, mais cela n'engage que moi, le titre définitif me fait penser à une chimiothérapie et rien de pire pour une femme que de perdre ses beaux cheveux). L'accélération des voix est le moment le plus marquant de la chanson. Les passages musicaux sont loin d'être inintéressants, mais le collage est assez abrupt. On sent clairement l'influence de la drogue, qu'on a l'impression de retrouver également sur Little Pad.
Little Pad comporte dès ses premières secondes un fou rire de Carl, qui n'arrive pas à chanter correctement sa partie (trop de fumette ?). Les parties de slide hawaïenne (rappelant pour les trentenaires la musique de Cocoshaker) rendent le morceau particulièrement relaxant et agréable. Au temps où Smile n'était pas encore connu, certains pensaient que Little Pad était un dérivé du thème de l'eau, pourtant dévolu à Cool Cool Water, mais il faut bien avouer que sa réécriture, In Blue Hawaii, a un titre qui peut laisser songeur, même si la musique n'a rien à voir.
Il est inutile de revenir sur Good Vibrations, sauf pour dire que ce titre détonne quelque peu et écrase par sa qualité tout le reste de l'album, qui en souffre. Ce single ne joue pas dans la même ligue que les autres chansons (sauf Heroes And Villains), mais voulait-on le contraire ?
With Me Tonight fut enregistrée en studio lors des sessions. Les Smile Sessions comportent une version plus développée musicalement, datée du 6 juin 1967, mais la version de Smiley Smile a un charme bien supérieur, tout en délicatesse. Même en pleine déliquescence, les Beach Boys restaient le meilleur groupe vocal du moment. Le « Good ! » du début ajoute à l'aspect « bricolé » de l'album, mais c'est ce qui fait son charme.
Wind Chimes est présent ici dans une version extrêmement dépouillée, conclue par un résidu de Holidays (ou On A Holiday). Elle n'a rien à voir avec la version achevée pour Smile. Ici, on a droit à une version dépressive, proche de la psychose. Une version malade, « psychiatrique », avec ce bruit de rupture inquiétant, suivi de celui d'un bouchon de champagne, qui donne l'impression qu'une bulle a éclaté. La magie a-t-elle disparu ? Les ambitions de Brian, peut-être.
Gettin' Hungry sortit en single, mais ce fut un échec. Le morceau, qui n'a rien à voir avec Smile, est très rythmé. L'orgue est assez dissonant, toutefois, et peut agacer au bout de quelques écoutes. Le bip de saturation à la fin du refrain laisse penser que la séquence n'a été enregistrée qu'une fois puis dupliquée. La chanson a un ton assez comique, mais il est également envisageable de la rapprocher avec l'idée de la « health food » qui obsédait alors Brian, et qu'il avait évoquée dans Vegetables.
Wonderful est peut-être le titre le plus gâché, le plus abîmé. Le morceau est un peu soporifique et curieux, avec son interlude crypto-rock and roll, mêlés de fou-rires. Mais l'écoute de la version prévue pour Smile condamne celle de Smiley Smile à jamais. Où sont le clavecin et le chant chatoyants de Brian ? Carl ne s'y trompa pas par la suite. En 1972, il chanta une version plus proche de celle de Smile. Une belle occasion manquée.
Whistle In est une fin sympathique, qui avait émergé en janvier 1967, probablement comme une éventuelle section de Heroes And Villains. Fondée sur un sifflement, elle finit l'album sur un air guilleret, mais de manière moins efficace que Caroline No sur Pet Sounds.

Un album bien différent

En y réfléchissant bien, sachant que Mrs. O'Leary's Cow, Wind Chimes et Wonderful étaient achevées depuis longtemps, on aurait pu avoir un album bien différent. Brian avait songé à la fin de l'année 1967 à achever Smile, en vain. Pourtant, réfléchissons un peu, à partir de ce qui était disponible et surtout achevé (pas de mixes à refaire), à ce qu'aurait pu être Smiley Smile :

  • Heroes And Villains
  • Vegetables
  • Mrs O'Leary's Cow
  • She's Goin' Bald
  • Little Pad
  • Good Vibrations
  • With Me Tonight
  • Wind Chimes
  • Gettin' Hungry
  • Wonderful
  • Surf's Up [Brian au piano]
  • Whistle In [qui aurait pu jouer un rôle analogue à celui de Her Majesty sur Abbey Road des Beatles]
On aurait eu droit à un album de douze titres, qui aurait été plus solide, et dont les titres « faibles » auraient pu plus facilement être mis sur le compte du psychédélisme ambiant ou sur l'esprit de l'album, qui aurait pu mettre en valeur l'idée de départ, à savoir le rôle curatif du rire. On n'aurait pas eu Smile, mais on aurait eu un album qui aurait fait office de Smile avec le même nombre de titres annoncés par Brian.
L'attente de Smile explique en grande partie la déception colossale ressentie à la sortie de l'album Smiley Smile. Pourtant, à y regarder de plus près, les mélodies sont là, de même que les harmonies. Brian Wilson paraît encore une force créative et il ne s'était pas encore retiré du jeu. Après la récréation que constitue Wild Honey, il reprit goût aux développements complexes sur l'album Friends, qui a des sonorités proches de Smile, donc reprenant les choses là où elles avaient été laissées en mai 1967. Du coup, Smiley Smile et Wild Honey sont des disques un peu à part.
Le drame de Smiley Smile est d'avoir succédé à Pet Sounds et d'avoir remplacé Smile. Espérons toutefois que la sortie des Smile Sessions ne fera pas oublier ce disque de crise, mais que beaucoup de groupes auraient bien aimé enregistrer dans leur carrière.
… Fin d'une époque selon Bruce Johnston, mais aussi début d'une nouvelle ère, où Brian n'était plus le seul maître à bord, mais dans laquelle sa figure tutélaire influençait encore durablement l'orientation musicale des Beach Boys. Smiley Smile est un album charnière et rien qu'à ce titre, il doit être pris en considération. C'est un tournant avec ses qualités et ses défauts, mais son esprit laid-back fait son charme, au même titre qu'un album aux sonorités assez proches, Gone Troppo de George Harrison. Album à découvrir et à redécouvrir, en ayant Smile à l'esprit ou pas.

Titres

  • Heroes And Villains
    (Brian Wilson - Van Dyke Parks)
  • Vegetables
    (Brian Wilson - Van Dyke Parks)
  • Fall Breaks And Back To Winter (Woody Woodpecker Symphony)
    (Brian Wilson)
  • She's Goin' Bald
    (Brian Wilson - Mike Love - Van Dyke Parks)
  • Little Pad
    (Brian Wilson)
  • Good Vibrations
    (Brian Wilson - Mike Love)
  • With Me Tonight
    (Brian Wilson)
  • Wind Chimes
    (Brian Wilson)
  • Gettin' Hungry
    (Brian Wilson - Mike Love
  • Wonderful
    (Brian Wilson - Van Dyke Parks)
  • Whistle In
    (Brian Wilson)

Produced by The Beach Boys

Editions originales
(US) Brother 9001 - 18/09/1967 (Chart #41)
(GB) Capitol T9001 - 11/1967 (Chart #9)
(FR) Capitol/Pathé Marconi
STTX 340.541 - 1967

Réédition 2012

Smiley Smile 2012

Brother Capitol - 5099940443225 - 01/10/2012 (UE)
Mixages mono et stéréo
Masterisation : Mark Linett (2012)
Mixage stéréo inédit.

Edition française

1967 - Capitol-EMI / Pathé Marconi - STTX 340.541
La pochette subit une transformation avec, au recto, un bandeau blanc en haut et en bas. Dans celui du haut, le nom du groupe en lettres rouges prend toute la largeur. Le verso de la pochette est spécifique, typique des disques Pathé Marconi de l'époque avec les titres des chansons dans la partie supérieure et, en bas, un rappel de la discographie disponible à date.

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