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Beach Boys . fr

... in our room ...

Surfers Rules #22.3

  • Parution du #116 d'ESQ (Winter 2016) dont le thème central est la tournée européenne de 1966.
  • Le nouvel album solo de Mike Love pourrait sortir au printemps 2017.
  • Brian serait-il embarqué dans un réel Never Ending Tour ? Près de 40 dates américaines sont annoncées sur son site pour le printemps 2017 (The Final Performances Tour).
  • Pendant ce temps là, il continue de parler d'un nouvel album studio dont le titre de travail serait Sensitive Music For Sensitive People. S'agit-il du fameux album de Rock'n Roll dont il parle depuis des années ? On a du mal à l'imaginer. Ce dernier projet comprendrait autant de reprises que d'originaux. Tout du moins, s'il arrive à terminer 10 à 15 titres qu'il affirme avoir commencé à écrire avec Jerry Weiss il y a une paire d'années.
  • Retour à la Surf Music, pure et dure, pour David Marks avec son album Back In The Garage - Featuring The A-Phonics, sorti uniquement en format numérique en mars dernier (iTunes, Amazon)
  • Puisqu'on parle de Surf Music, on en profite pour rappeler que l'album The Untamed Youth Are The Sophisticated International Playboys, paru en 1992, est un pur chef d'oeuvre "garage" (Norton Records).
  • David Beard, éditeur d'ESQ, a mis en ligne sur Mixcloud un podcast consacré à Good Vibrations avec des interviews de Brian Wilson, Mike Love, Al Jardine, Dean Torrence, Jim Murphy et Mark Linett.
  • Une édition vinyle, partielle, de Becoming The Beach Boys est annoncée pour le Black Friday (25/11/2016) du Record Store Day par Omnivore Recordings. Au menu, 19 titres extraits de l'édition cd sur, de manière aléatoire, vinyle rouge, bleu ou jaune (3000 exemplaires).
  • Dennis Wilson au théâtre. Dennis Wilson Forevermore: A Beach Boy’s Fable est une pièce d'Eric O’Meara jouée sur la scène de The Promenade Playhouse à Santa Monica (USA) entre le 4 novembre et le 17 décembre 2016. En partie fictionnelle, la pièce est présentée comme une fable sur une Rock'n avec l'alcool, les femmes, la drogue, la gloire, la fortune et finalement la chute qui marquèrent la vie de Dennis.
  • Le n° 115 d'ESQ (Fall 2016) est consacré au 50ème anniversaire de Good Vibrations avec des interviews de Brian Wilson, Mike Love, Al Jardine, Bruce Johnston, Hal Blaine et Don Randi. Lee Dempsey continue son voyage au sein de Pet Sounds avec une revue des 4 éditions stéréo de l'album parues en vinyle
  • Capitol fête les 50 ans de Good Vibrations avec la parution le 7 octobre 2016 aux Etats-Unis, le 28 par ici, d'un maxi-ep vinyle 6 titres. Il reprend l'intégralité du cd-single paru il y a 10 ans pour le 40ème anniversaire : la version du titre parue en 45 tours, des sessions, une prise alternative, la version instrumentale, la version live en répétition enregistrée à Hawaï le 25 août 1967 et, enfin, la face b du 45 tours original, Let's Go Away For Awhile. Le tout sur un vinyle couleur, emballé dans une reproduction de la pochette originale avec en insert la reproduction de la pochette japonaise. Bref, c'est inutile et cher (près de 23 €) mais on va l'acheter quand même !
  • On en parle pour 2017 : une compilation et un documentaire consacrés à la carrière solo de Brian Wilson, un nouvel album signé Mike Love ...
  • Surf City, the Jan & Dean Story, le livre de Dean Torrence est sorti le 6 septembre dernier. Préface de Mike Love

Dans la presse #8.4

  • Pet Sounds à 50 ans d'après Guitarist & Bass (#302, novembre 2016) (Romain Decoret)
  • Selon Le Monde, Brian Wilson surfe sur son mythe (Le Monde - 29 octobre 2016).
  • Le dvd Classic Album fait l'objet d'une chronique signée Jean-William Thoury dans Jukebox Magazine n°359 (novembre 2016)
  • Différentes éditions de Pet Sounds ainsi que le dvd Classic Album de chez Eagle Vision passés en revue dans Rock'n Folk (#590/octobre 2016)
  • Pet Sounds seulement classé à la 4ème place des 100 meilleurs albums américains d'après Les Inrockuptibles dans un numéro Hors-Série Inrocks2 (#41/octobre 2016)
  • Novembre 1964, les Beach Boys étaient à l'Olympia de Paris. Bernard Bayoux aussi et il raconte ça dans Jukebox Magazine (#358/Octobre 2016)
  • 6 pages sur Pet Sounds dans le magazine Guitar Part (#269, août 2016) signées Flavien Giraud. Elles n'apprendront rien aux spécialistes mais elle résume bien, sereinement et sainement, l'histoire

Brian Wilson - Salle Pleyel, Paris, 30 octobre 2016

Brian Wilson sur la scène de Pleyel, Paris Ce fut une grande soirée dans une salle Pleyel comble, malgré une absence honteuse de publicité devant la salle ! Vers 20h10, le groupe entra en scène avec un Brian qui, bien que trottinant jusqu’à son piano, semblait très en forme, en tous les cas beaucoup plus qu’à Londres en mai dernier.
La première partie fut magnifique, même si on a pu regretter qu’Heroes & Villains n’ait pas été joué. Après California Girls et les quelques titres « hot rods » habituels, le niveau ne cessa de monter : In My Room, Surfer Girl et Don’t Worry Baby dans lequel Matt Jardine sembla, malgré tout, un peu court (problèmes de micro, de voix, peut-être). Puis ce fut Salt Lake City, inclus dans le répertoire depuis septembre, dans une version parfaite avant que ne s’enchaînent Wake The World et Add Some Music (superbes !) dans lesquels Alan Jardine montra qu’il était toujours en pleine possession de ses moyens vocaux, ce qu’il confirma avec California, extrait de la California Saga de Holland. Le retour dans le groupe de Darian lui permit de nous offrir un excellent Darlin’ avant que Blondie Chaplin n’intervienne pour trois titres : Sail Away que j’ai davantage apprécié que sur le dernier album de Brian (effet magique de la scène, sans doute), Wild Honey, un peu poussif il faut bien le dire, en tous les cas moins flamboyant qu’à Londres en mai dernier et Sail on Sailor qui vint clôturer cette première partie de très haut niveau.
Après quinze minutes d’entracte, ce fut l’intégralité de Pet Sounds que j’ai trouvé moins percutant qu’à Londres, à l’exception des deux instrumentaux, magnifiques. Même Don’t Talk, qui avait été un choc en mai dernier, m’a semblé assez quelconque. Brian, d’ailleurs, semblait moins concerné que pendant la première partie et assez en retrait, expédiant parfois ses parties vocales (sur You Still Believe In Me, par exemple), à l’exception de God Only Knows dont il donna une interprétation solide, ce qui n’a pas toujours été le cas.
Puis, après la présentation des musiciens par Paul Von Mertens, le groupe enchaîna les quelques titres du rappel parmi lesquels j’en isolerais trois : Good Vibrations, Help Me, Rhonda (Alan Jardine au sommet) et Love & Mercy avec un Brian de nouveau impérial.
Nous nous sommes retrouvés ensuite devant la salle où deux bus attendaient les musiciens. L’attente, cette fois-ci, fut récompensée quand Brian se présenta pour monter dans le bus. On n’oubliera pas cette image d’un Brian totalement figé, monolithique et sans doute épuisé. Mais cela ne ternira pas l’impression d’avoir assisté à un concert magnifique. Si ce doit être le dernier (on ne sait jamais), il aura été d’une grande qualité.
Encore merci, Brian !

Set-list :

    Première partie :
  1. California Girls
  2. Dance, Dance, Dance
  3. I Get Around
  4. Shut Down
  5. Little Deuce Coupe
  6. Little Honda
  7. In My Room
  8. Surfer Girl
  9. Don't Worry Baby
  10. Salt Lake City
  11. Wake The World
  12. Add Some Music To Your Day
  13. California Saga
  14. You're So Good To Me
  15. Darlin'
  16. Sail Away
  17. Wild Honey
  18. Sail On, Sailor
    Seconde Partie (Pet Sounds) :
  1. Wouldn't It Be Nice
  2. You Still Believe In Me
  3. That's Not Me
  4. Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)
  5. I'm Waiting For The Day
  6. Let's Go Away For Awhile
  7. Sloop John B
  8. God Only Knows
  9. I Know There's An Answer
  10. Here Today
  11. I Just Wasn't Made For These Times
  12. Pet Sounds
  13. Caroline, No
    Rappel :
  1. Good Vibrations
  2. Help Me, Rhonda
  3. Barbara Ann
  4. Surfin' USA
  5. Fun, Fun, Fun
  6. Love & Mercy

I Just Got My Pleyel : le concert vu par le label WW2W Records

Les Beach Boys à Paris

affiche concert Olympia 1er juin 2017 Un peu moins de trois ans après leur dernier passage au même endroit, les Beach Boys de Mike Love & Bruce Johnston reviennent à l'Olympia de Paris le 1er juin 2017. Salle comble, comme la dernière fois ?
Le duo est accompagné sur scène par Randy Leago, Brian (Ike) Eichenberger, John Cowsill, Tim Bonhomme, Jeffrey Foskett, qui a longtemps tourné avec Brian Wilson, et Scott Totten.
Les locations sont ouvertes depuis le 24 octobre. Prix des places : de 139 € (Carré d'Or) à 67,50 € (Balcon) !

he is Brian Wilson

Couverture Livre I Am Brian Wilson C’est un curieux livre ! Alors que l’on pouvait attendre une autobiographie classique, à la manière de celle de Mike* récemment ou de la première de Brian en 1991**, c’est davantage à une série de conversations que l’on a affaire ici centrées autour de quelques thèmes qui, par association d’idées, finissent par embrasser une grande partie de la vie de Brian.
C’est parfois confus, tant Brian avoue régulièrement ne pas se souvenir précisément des événements, répétitif (un même sujet peut revenir plusieurs fois sous des angles différents : ainsi de SMiLE ou de Landy), voire ennuyeux parfois (quand Brian s’épanche sur sa passion pour les jeux télé et les retransmissions sportives, détaille sa visite au couple Bush dans les années 2000). Mais l’honnêteté avec laquelle il évoque ses problèmes personnels et notamment sa maladie mentale est souvent étonnante ainsi que l’humilité du personnage, toujours surpris qu’on le reconnaisse. Ainsi, quand il croise une femme qui lui dit qu’il ressemble beaucoup à Brian Wilson, il acquiesce mais ne le lui confirme pas : « I didn’t want to tell her it was me. It seemed too egostical » (page 166). Cette humilité est, d’ailleurs, inscrite dès le titre avec son i minuscule dont une explication est donnée à propos de SMiLE : « It was partly about forgetting the ego, which is the reason all the letters are capitalized except for the lowercase i » (page 186).
Par ailleurs, Brian prend soin régulièrement de rectifier quelques clichés : ainsi, il explique d’où vient sa surdité qui n’a rien à voir avec des coups que lui aurait donnés son père : « a kid hit me in the head with a lead pipe » (page 138). L’image qu’il donne de celui qu’il appelle parfois ironiquement "The Great Murry Wilson" est d’ailleurs modérée : s’il évoque ses mauvais traitements, il reconnaît que, sans lui, les Beach Boys n’auraient pas existé : « he was the main force behind the early years of the band. He brought us from the garage to the Pendletones to the Beach Boys » (page 144).
Autre légende: son effondrement après SMiLE : « The story has been told so often about me completely bailing out from the Beach Boys after I junked SMiLE and just cutting out to my room, but no way is that true at all. It’s total bullshit » (page 204). Il réévalue donc largement son rôle dans les albums Smiley Smile, Wild Honey ou Friends. Il confirme, par contre, son inaction dans les années 70 avant l’arrivée de Landy, personnage qui occupe de nombreuses pages. On peut d’ailleurs lire ici à peu près le scénario du film Love & Mercy : les scènes avec Landy sont identiques, depuis l’achat de la Cadillac jusqu’au concert des Moody Blues, en passant par le personnage de Gloria. Confirmation, s’il en était besoin, d’un scénario qui s’est écrit avec Brian et Mélinda. Le rôle de cette dernière dans l’action en justice lancée contre Landy est, par exemple, largement souligné.
Mais les pages les plus étonnantes sont donc celles que Brian consacre à sa maladie mentale, tant leur clarté et leur honnêteté sont saisissantes. Le sujet est abordé dès le début du livre et loin de le minimiser, Brian, lucidement, dresse le constat suivant : « My story is a music story and a family story and a love story, but it’s a story of mental illness, too » (page 4). Par la suite, le sujet est évoqué régulièrement, notamment à propos des voix qu’il entend depuis les années soixante et dont l’origine serait sa consommation de LSD (page 191) mais qu’il a fini à peu près par apprivoiser, notamment grâce à Melinda.
Car ce livre, et c’est aussi sa plus grande faiblesse, nous conte une success story à l’américaine, à l’image du film Love & Mercy l’année dernière. Ainsi, les cinquante dernières pages sombrent parfois dans l’autosatisfaction (distinctions honorifiques, éloge des albums solo, pourtant souvent bien pauvres), ce qui contredit parfois l’effort d’humilité présent ailleurs. Remercions malgré tout ses proches, particulièrement Mélinda, car ce ne doit pas être si simple de vivre au quotidien auprès de Brian : les quelques pages (9 à 12) qui lui sont consacrées mettent mal à l’aise et l’on finit par se féliciter qu’il donne autant de concerts.

i am Brian Wilson, a memoir (with Ben Greenman) (Da Capo Press - 2016)
*Good Vibrations : My life as a Beach Boys (Faber & Faber, 2016)
**Wouldn’t It Be Nice : My Own Story (Harper & Collins - 1991)

Beach Boys Stomp, 37ème Convention

La 37ème convention annuelle du fanzine anglais Beach Boys Stomp s'est tenue le 8 octobre dernier à Greenford (Middlesex). Beach Boys Stomp, créé en 1977, est l'un des plus vieux fanzines consacrés au groupe et il vient de sortir son 143ème numéro.
L'invité d'honneur était cette année Alan Boyd. Il a projeté un film en Noir & Blanc de 47 mn sur l'enregistrement de Good Vibrations entre juin et août 1966. Images rares avec les séances vocales du Columbia Studios et certaines séances instrumentales du Western Studio 3. Projection également de deux films promos d'Ed Roach pour l'album In Concert et d'un excellent court-métrage résumant la carrière de Brian Wilson et présenté en ouverture de ses concerts en 1999.
Au menu des projets en cours :

  • La campagne de protection des droits continue avec avant la fin de l'année la sortie digitale de Live In Michigan University 1966
  • Pour l'année prochaine, il s'agirait de Leid In Hawaï - Août 1967 dont les masters originaux sont sains et saufs
  • Une édition stéréo de l'album Wild Honey avec des outtakes serait enfin en préparation

Alan Boyd a indiqué qu'il aimerait sortir un coffret sur la période 76/77, riche en enregistrements inédits.
Il y aurait également beaucoup d'inédits et titres rares de Dennis Wilson du début des années 70. Mais une éventuelle parution dépend bien évidemment de la succession du défunt batteur.

Good Vibrations

vinyle Good Vivrations 50ème anniversaire Capitol fête les 50 ans de Good Vibrations avec la parution le 7 octobre 2016 aux Etats-Unis, le 28 par ici, d'un maxi-ep vinyle 6 titres. Il reprend l'intégralité du cd-single paru il y a 10 ans pour le 40ème anniversaire : la version du titre parue en 45 tours, des sessions, une prise alternative, la version instrumentale, la version live en répétition enregistrée à Hawaï le 25 août 1967 et, enfin, la face b du 45 tours original, Let's Go Away For Awhile. Le tout sur un vinyle couleur, emballé dans une reproduction de la pochette originale avec en insert la reproduction de la pochette japonaise. Bref, c'est inutile et cher (près de 23 €) mais on va l'acheter quand même !

Dans la presse #8.2

  • Le dvd Classic Album fait l'objet d'une chronique signée Jean-William Thoury dans Jukebox Magazine n°359 (novembre 2016)
  • Différentes éditions de Pet Sounds ainsi que le dvd Classic Album de chez Eagle Vision passés en revue dans Rock'n Folk (#590/octobre 2016)
  • Pet Sounds seulement classé à la 4ème place des 100 meilleurs albums américains d'après Les Inrockuptibles dans un numéro Hors-Série Inrocks2 (#41/octobre 2016)
  • Novembre 1964, les Beach Boys étaient à l'Olympia de Paris. Bernard Bayoux aussi et il raconte ça dans Jukebox Magazine (#358/Octobre 2016)
  • 6 pages sur Pet Sounds dans le magazine Guitar Part (#269, août 2016) signées Flavien Giraud. Elles n'apprendront rien aux spécialistes mais elle résume bien, sereinement et sainement, l'histoire

A Classic Album

dvd classic album pet sounds Ce nouvel épisode de la série Classic Album consacré à Pet Sounds en a les avantages et les inconvénients. La méthode est connue : replacer un album dans son contexte et interroger des témoins directs et des spécialistes chargés d’en illustrer l’importance. Le ton est toujours convenu et, sauf pour les néophytes, aucune révélation fracassante n’est faite.

Ainsi, pour Pet Sounds, outre Brian, ce sont les Boys survivants (Mike, Al, Bruce et David Marks) qui sont chargés d’en souligner l’importance dans la carrière du groupe puisque, tous, dont Mike, avaient tout de suite compris qu’il marquerait l’histoire des Beach Boys et n’ont pas été surpris de son succès critique puis public. Mike en profite, au passage, pour répéter qu’il n’a jamais prononcé la fameuse phrase sur la « formule » (pourtant confirmée par Brian et Tony Asher par ailleurs), qu’il en a trouvé le titre et l’a défendu auprès des pontes de Capitol. Karl Engemann confirme que Capitol, et lui-même, ont cruellement sous-estimé le potentiel de l’album à l’époque, ne trouvant rien de mieux à faire que de sortir un best of des années antérieures des Boys au moment de sa sortie.
Bruce Botnick et Mark Linett, installés devant leur console et leur ordinateur, sont chargés, eux, de mettre en valeur les arrangements de l’album et le travail de Brian, tandis qu’Hal Blaine et Don Randi, pianiste sur deux titres de l’album, expliquent, via quelques anecdotes, comment on travaillait avec Brian pendant les sessions.
La quasi-totalité des titres de l’album sont évoqués (à l’exception des deux instrumentaux et de Don’t Talk ; Caroline, No, lui, étant réservé aux bonus). Et puisqu’il s’agit d’un document video, on peut saluer les choix d’images d’époque qui, via un montage intelligent, sont presque les meilleurs moments du documentaire.

Good Vibrations, his life as a Beach Boy

Autobiographie de Mike Love, couverture UE La publication des mémoires de Mike est en soi un événement. Tant a été écrit sur ses rapports avec Brian et Dennis, sur son rôle supposé dans l’inachèvement de SMiLE, sur la fameuse formule et les divers procès qui ont émaillé l’histoire du groupe, que l’on pouvait légitimement attendre de lire sa version des faits, en espérant que cela ne tourne pas au simple règlement de comptes ni à une version trop révisionniste de l’histoire.

De ce point de vue, les 100 premières pages, qui nous conduisent jusqu’en 1965, nous rassurent. Le ton est serein, apaisé et l’on est même surpris du plaisir ce que l’on prend à la lecture (James Hirsch y est sans doute pour quelque chose). Mike y évoque sa famille, la rivalité sociale avec Murry puisque les Love sont plus riches et sa grande proximité avec son cousin Brian. Au détour d’un souvenir, il consacre même deux belles pages à Marvin Gaye. Mais les choses se corsent à partir de l’enregistrement de Pet Sounds où, de plus en plus, apparaît un ressentiment qui ne va pas cesser par la suite. Même s’il n’en dit pas grand-chose, Mike a certainement très mal vécu sa marginalisation progressive de l’entourage de Brian qui débute avec le choix de Tony Asher pour écrire les paroles de PS ; par la suite, l’usage des drogues va l’accentuer en expliquant à peu près tout : le marasme de SMiLE, la dégringolade de Brian, celle de ses frères (Carl en prend pour son grade à la fin des années 70), et la carrière disloquée du groupe. Pourtant, il aurait pu s’interroger à l’occasion sur son attrait pour la méditation transcendantale et l’astrologie qui ne sont après tout que l’expression du même manque. On finit par être légèrement puis carrément lassé de cette manière de systématiquement jeter l’opprobre sur tel ou tel en se présentant comme le chevalier blanc qui n’a, finalement, pas grand-chose à se reprocher, sauf d’avoir voulu, coûte que coûte, maintenir le groupe. Au passage, il règle donc des comptes avec David Anderle, David Leaf, Dennis, Carl, Melinda*, accusés d’avoir directement ou indirectement contribué à l’éloigner de Brian et donc, conséquemment, aux problèmes du groupe. Pareillement, il s’étend volontiers sur les problèmes de couple des frères Wilson mais reste pudique dès qu’il s’agit des siens et de ses multiples divorces. De même, il évoque le rôle auprès de Brian de son frère Stan Love, de Steve Korthof et de Rocky Pamplin, ce qui nous donne une page absolument magnifique dans laquelle ce dernier, engueulant Brian, fait l’éloge de Mike :
"Look how much Mike Love loves you. He can’t even sleep at night because he thinks they’re [they = Dennis et Carl] trying to give you heroin and he wants to strangle Dennis – that’s how much you mean to him. That’s Love".
Et Steve de rajouter: "Do you know that Mike cries when you do a good show ?" (pages 275-276).
Commentaire ému de Mike : "Rocky and Steve talked about my feelings for Brian, which was something I could never do myself".
Par contre, quand il s’agit d’évoquer le renvoi par les Wilson de Stephen Love, le commentaire est plutôt laconique : "Stephen was fired from the band in 1979 for unrelated reasons" (page 284). Un exemple parmi d’autres de la façon pour le moins étonnante dont Mike relate les événements.

Et la musique ? Là aussi, les goûts de Mike semblent inévitablement saisis par le ressentiment. Il dit évidemment tout le bien qu’il pense aujourd’hui de Pet Sounds, rappelant qu’il en a trouvé le titre et qu’il l’a défendu avec Brian auprès des pontes de Capitol**, mais ensuite, les jugements sont plutôt sévères. On ne peut lui donner tort pour So Tough ("A disjointed rush job"), Holland ("The results weren’t that great either") ou 15 Big Ones qui manque d’unité, mais il est passé complètement à côté de Love You ("No one knew what to make of it when it came out"), lui préférant le M.I.U. Album, hélas saboté par les frères Wilson. Dans son esprit, la rivalité originelle entre les Love et les Wilson, d’abord initiée par Murry, s’est largement transmise à ses trois fils puis à l’entourage de Brian, responsables à des degrés divers de la carrière chaotique du groupe que lui, Mike, le « front man » comme il se désigne à plusieurs reprises, a désespérément tenté de sauver. Et, même s’il nie avoir jamais prononcé la fameuse phrase sur la formule, ses commentaires ne font que l’illustrer.

En résumé, et au bout de 400 pages, quel portrait Mike fait-il de lui ? Un type sympa, simple, préoccupé (qui ne le serait ?) de ses intérêts, en particulier financiers, et de ceux du groupe contre tous ceux qui ont systématiquement, par intérêt pervers, manipulation, etc, tenté de faire sombrer le navire. Il développe à l’occasion une argumentation qui peut être recevable entre les obligations du groupe sur scène, plus ou moins contraint de plaire au public et le travail personnel de Brian, enfermé de plus en plus dans son statut de « génie » et oeuvrant dans une direction plus artistique et réservée à un public plus restreint mais la façon dont il décerne les bons et les mauvais points (les bons lui étant systématiquement réservés) finit par lasser. Quant au récit de la tournée anniversaire du 50e anniversaire qui clôt le livre, il laisse peu de doutes, hélas, sur une éventuelle reformation des Beach Boys tant les intérêts du clan Mike et du clan Wilson semblent désormais irréconciliables. Pour paraphraser Shakespeare : il y a quelque chose de pourri dans le royaume des Beach Boys et ce livre ne contribue pas à l’assainir.

Good Vibrations, My Life As A Beach Boys (Faber & Faber, 2016)
* A ce propos, la version livrée dans ce livre est totalement opposée à celle que développait le film Love & Mercy.
** On entend exactement la même chose dans les commentaires qu’il fait sur l’album dans le récent dvd Classic Album (Eagle Vision) sorti ce même mois.

Together The People, Brighton, 3 septembre 2016

Le beau soleil du matin était parti depuis longtemps. C'est sous un ciel gris et menaçant que nous arrivâmes un peu avant 17h00 au Preston Park de Brighton, situé en centre-ville, lieu du festival Together The People. L'affiche proposée ne m'avait pas convaincu de venir plus tôt. Encore moins, mes accompagnatrices. La fête battait donc déjà son plein depuis près de 3 heures à notre arrivée. La fête ? Oui, une véritable fête foraine prenait place au milieu du parc, en plein festival. Cela a son charme, enfants et adultes semblaient apprécier. Un peu moins, sans doute, Max Jury, dérangé par le son des auto-tamponneuses au milieu de son set solo/piano. Belle découverte d'ailleurs que ce Max et sa pop chaleureuse.
Nous faisons un tour du propriétaire où stands de bouffe bio se partagent les lieux avec d'autres où la malbouffe anglaise ne semble pas être une légende. Ah, cette odeur unique du graillon anglais. Un peu plus tard d'ailleurs, nous opterons pour cette solution : un bon hamburger, tranche de viande fine et grasse, oignons grillés à la pelle, sauce hamburger, digestion difficile.
La pluie se met alors à tomber et nous nous réfugions sous le chapiteau où Max Jury officiait quelques instants auparavant. Fickle Friends, les locaux de l'étape, sont alors sur scène. Le groupe distille son électro-pop enervée avec une énergie sans relâche. Nous restons de marbre mais, au moins, nous sommes au sec. Nous ne saurons jamais si ce groupe a du succès ou si c'est la pluie qui a rempli le chapiteau. Elle se calme. Nous traversons le parc vers la scène principale pour aller admirer (et découvrir) Nathaniel Rateliff et son folk gorgé de soul. Lui et son groupe, section de cuivres comprise, auront du mal à s'exprimer : problème d'installation du matériel et orgue Hammond qui rend l'âme au milieu du premier titre ne leur laisseront qu'une grosse demi-heure pour nous convaincre. Ce que nous fûmes, convaincus, haut la main. La fête foraine continue son manège. Des gouttes continuent de tomber. Retour sous le chapiteau pour les Turing Brakes qui font des merveilles.
Quand Brian passe, la pluie trépasse. Ou presque. Dès California Girls la partie est gagnée. En plein air, les anglais se lâchent, ailleurs aussi d'ailleurs, et reprennent en choeur les tubes qui se suivent : I Get Around, Shut Down, Little Deuce Coupe. Al Jardine nous gratifie d'une formidable California Saga et Blondie Chaplin explose Wild Honey et Sail On Sailor. Les Beach Boys, autant que ceux de Mike Love, sont bien là, ce soir, sur scène. Pet Sounds est magistralement interprété, même si les conditions ne sont pas les meilleures. Don't Talk et Caroline, No sont touchantes. La foule s'embrase à la dernière note. Il fait chaud, finalement. Nous sommes tous proches de l'hystérie (relative et mouillée) avec cette splendide version de Good Vibrations, l'une des plus belles qu'il m'ait été donnée d'entendre. Le show se termine avec les habituels hits ; Barbara Ann est chantée à tue-tête par la foule et Fun, Fun, Fun nous achève.
Voilà, 22h00, c'est terminé. Il faut rentrer. La pluie s'est remise à tomber et le soleil à briller. Comprenne qui pourra !

Set-list

  1. California Girls
  2. I Get Around
  3. Shut Down
  4. Little Deuce Coupe
  5. California Saga
  6. Wild Honey
  7. Sail On, Sailor
  8. (Pet Sounds) :
  9. Wouldn't It Be Nice
  10. You Still Believe In Me
  11. That's Not Me
  12. Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)
  13. I'm Waiting For The Day
  14. Let's Go Away For Awhile
  15. Sloop John B
  16. God Only Knows
  17. I Know There's An Answer
  18. Here Today
  19. I Just Wasn't Made For These Times
  20. Pet Sounds
  21. Caroline, No
  22. Good Vibrations
  23. Help Me, Rhonda
  24. Barbara Ann
  25. Surfin' USA
  26. Fun, Fun, Fun

California Girls de Liberati

Roman California Girls "Atroce mais très réussi" dit la critique.
Le mot de l'éditeur :
« En 1969, j’avais neuf ans. La famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire. J’ai grandi avec l’image de trois filles de 20 ans défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Des droguées… voilà ce qu’on disait d’elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l’emprise d’un gourou qu’elles prenaient pour Jésus-Christ. Plus tard, j’ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes terreurs enfantines et j’ai revécu seconde par seconde le martyr de Sharon Tate. » Los Angeles, 8 août 1969 : Charles Manson, dit Charlie, fanatise une bande de hippies, improbable « famille » que soudent drogue, sexe, rock’n roll et vénération fanatique envers le gourou. Téléguidés par Manson, trois filles et un garçon sont chargés d’une attaque, la première du grand chambardement qui sauvera le monde. La nuit même, sur les hauteurs de Los Angeles, les zombies défoncés tuent cinq fois. La sublime Sharon Tate, épouse de Roman Polanski enceinte de huit mois, est laissée pour morte après seize coups de baïonnette. Une des filles, Susan, dite Sadie, inscrit avec le sang de la star le mot PIG sur le mur de la villa avant de rejoindre le ranch qui abrite la Famille. Au petit matin, le pays pétrifié découvre la scène sanglante sur ses écrans de télévision. Associées en un flash ultra violent, l’utopie hippie et l’opulence hollywoodienne s’anéantissent en un morbide reflet de l’Amérique. Crime crapuleux, vengeance d’un rocker raté, satanisme, combinaisons politiques, Black Panthers… Le crime garde une part de mystère. En trois actes d’un hyper réalisme halluciné, Simon Liberati accompagne au plus près les California girls et peint en western psychédélique un des faits divers les plus fantasmés des cinquante dernières années. Ces 36 heures signent la fin de l’innocence.

Votre lecture de fin d'été ?

Premières vagues

Album Becoming The Beach Boys First Waves était un vieux projet de Brad Elliott initié en 2000. Des poursuites en justice déclenchées par Brother Records n'avaient pas permis qu'il voit le jour.
16 ans après, Omnivore Recordings reprend l'idée, approuvée cette fois par les Beach Boys, et sort le 26 août le double cd Becoming The Beach Boys, parfaitement présenté par son sous-titre : The Complete Hite & Dorinda Morgan Sessions.
9 chansons pour 63 versions ou prises différentes dont 40 inédites : Surfin', Luau, Lavender, Surfin' Safari, Surfer Girl, Judy, Beach Boy Stomp (aka Karate), Barbie et What Is A Young Girl Made Of (les deux derniers titres sont interprétés par Kenny and The Cadets).
Bien évidemment, toutes ces chansons ont fait l'objet de multiples éditions depuis la nuit des temps, dont d'affreuses "très bon marché". Notre préférence est toujours allée au bel album Lost And Found. Peut être que cette version va le surpasser. Ici, vous aurez absolument tout ce qui a été retrouvé et est publiable : toutes les prises, les faux départs, les masters bien évidemment, les démos et répétitions, les overdubs et autres discussions de studio. Omnivore la présente comme le pendant discographique de l'excellent livre de James Murphy, Becoming The Beach Boys 1961-1963, dont l'auteur a pour l'occasion rédigé le livret.
Surf's Up définitivement !

Une premiere chronique ici ... en anglais.

“Pet Sounds 50” passé en revue

Boxset Pet Sounds, 50ème anniversaire

Le nouveau coffret du 50ème anniversaire passé en revus sur la page consacrée à l'album.

Pet Sounds 50th Anniversary Tour, London Palladium, 20 mai 2016

Un peu déçus ...

Arrivé dans l’après-midi à Londres, je me dirige aux alentours de 18h30 vers Argyll Street où aura lieu ce soir le premier concert londonien de Brian. Sortant de Little Argyll Street, je découvre la façade du London Palladium où sur fond vert se détachent les mots tant attendus : Brian Wilson Presents Pet Sounds (voir photo). C’est déjà une première émotion forte que j’ai un peu de mal à cacher à ma compagne, l’entraînant rapidement à l’écart, tant je me sens submergé par l’événement attendu depuis trois mois. Vers 19h, nous revenons devant la salle que la foule envahit déjà. A 19h30, nous gagnons nos places : la salle est superbe, typique de ces vieux théâtres dont Londres a le secret (eh oui, je ne m’interdis aucun cliché !). En fond sonore, des versions symphoniques des succès des Beach Boys assez indigestes. J’en profite pour aller acheter le programme, assez pauvre en comparaison de celui de la tournée SMiLE de 2004
fronton du London Palladium Vers 20h15, soudain, le groupe entre en scène sans aucune annonce et on distingue Brian trottinant mécaniquement vers son piano devant lequel il s’affale, soulagé. Pendant tout le concert, il sera difficile de ne pas éprouver un certain malaise en voyant ce Brian monolithique s’animant parfois, souvent absent, et se réfugiant régulièrement dans les coulisses où l’attend une main secourable, comme si la scène était un espace hostile. Je sais que l’on nous répète depuis vingt ans que Brian aime la scène, qu’il est heureux d’y être, mais le moins que l’on puisse dire est que ça ne se voit plus, si ça ne s’est jamais vu. Bref, la première partie débute par le traditionnel Our Prayer et enchaîne ensuite quelques titres emblématiques de Wilson pour les Beach Boys. Comme j’ai déjà écouté quelques enregistrements de la tournée, je regarde défiler cette partie qui, passée l’émotion de voir Brian en scène, me tire parfois quelques bâillements. Brian intervient peu, laissant la place vocale surtout aux Jardine père et fils qui sont un peu les vedettes de cette tournée européenne en l’absence de Darian Sahanaja, et la direction orchestrale à Paul von Mertens. Matt Jardine, donc, à qui revient l’honneur de chanter les parties de Brian que celui-ci ne peut plus interpréter, s’en tire plutôt bien mais ne fait pas oublier Jeff Foskett dans ce rôle. Tout cela ronronne comme il faut jusqu’à ce que Brian annonce Blondie Chaplin qui, survolté, envahit la scène, court de droite à gauche, et interprète trois titres : Wild Honey (superbe !), Funky Pretty et Sail on, Sailor. C’est vraiment une bonne idée de l’avoir intégré à la tournée, même si sa voix n’est plus celle d’il y a 40 ans, tant l’homme fait le show à la manière de … Mick Jagger dont il fut l’employé pendant plusieurs années. Avant la fin de cette partie, Brian a déjà regagné les coulisses et laisse Mertens annoncer l’entracte et la deuxième partie consacrée à Pet Sounds

Quinze minutes plus tard, le temps d’arracher une bouteille d’eau au bar surpeuplé, je regagne ma place et entend l’extrait des répétitions de Wouldn’t It be Nice que le groupe, de retour sur scène, interprétera en tant que huitième prise. C’est parti pour ce qui reste pour moi le clou de la soirée avec de très beaux moments (Don’t Talk, particulièrement émouvant, les deux instrumentaux, superbes), des effets de lumière particulièrement bienvenus et l’évidence que cet album est bien le sommet de Brian, tant l’unité de l’ensemble frappe les oreilles. J’en ai presque oublié Brian qui continue à se faire oublier tant qu’il peut, passant de nombreux moments à attendre…la suite et la fin, tant il semble à côté du groupe, ce qu’Al Jardine résume, modifiant la fin de I Just Wasn’t Made For These Times en He Just Wasn’t Made For These Times ! Un Brian qui rejoint en trottinant les coulisses une nouvelle fois sans attendre la fin de Caroline, No.
Seconde interruption, très courte celle-ci, avant que Mertens ne présente l’ensemble des musiciens. La fin du concert enchaîne cette fois-ci les succès des Beach Boys, de Good Vibrations à Fun, Fun, Fun. Mais le spectacle n’est plus sur scène mais dans la salle : tout le monde est debout, dansant, chantant, hurlant. Puis, tous se rassoient, se recueillent pendant Love & Mercy. Tout le groupe salue et c’est fini, les lumières se rallument et nous nous dirigeons vers la sortie.

La tête encore pleine de souvenirs, de sons, d’images, nous nous dirigeons vers l’entrée des artistes où un petit groupe d’ultras, parmi lesquels je croise Jacques et Yann, espère fiévreusement que Brian sortira. On y croit, fatalement, d’autant que devant l’entrée stationnent deux berlines feux allumés qui ne peuvent être destinées qu’à notre idole. Eh bien, nous avons vu sortir tout le groupe, Blondie, Al, Probyn Gregory, Paul von Mertens, Billy Hinsche, Nick Walusko, Gary Griffin, très heureux de savoir que nous venions de France, jusqu’à Mike d’Amico, le dernier, mais pas de Brian. Un type, bière en main, finira par nous dire qu’il a quitté les lieux dès la fin du concert et nous remercie d’être venus. Il pleut, les pubs sont fermés, il n’y a plus que des souvenirs. Nous repartons, un peu déçus malgré tout, en jetant un dernier regard aux phares de la Mercedes qui stationne toujours devant l’entrée …

Pop Machine Music

Comment dire ... je n'ai probablement pas assisté à "mon" meilleur concert de Brian Wilson mais il s'est passé quelque chose ... que je ne suis pas sûr de savoir conter en mots (pas aussi bien en tout cas que notre bon vieux Dr Faustroll, dont c'est le métier !).
A ma grande surprise, Blondie Chaplin a été assez extraordinaire, dynamitant la première partie du show. Quelle version de Wild Honey, dantesque ... a kind of pop-funk-metal machine music. Il s'en est pris après à Funky Pretty. Rien que pour ce titre, il fallait en être.
Auparavant, j'avais apprécié California Girls, I Get Around et d'autres mais je restais sur ma faim, en grande partie à cause d'un son pas à hauteur de la musique proposée.
Au rayon des "rare cuts" promises au fronton du Palladium, il faut citer une belle version de Wake The World par Alan Jardine.
Et puis, Brian ... a fait du Brian, parfois absent, parfois pressé de quitter la scène et parfois touchant, souvent émerveillé et émouvant (In My Room, Add Some Music, les titres de Pet Sounds, tout particulièrement Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)).
A propos de Pet Sounds, interprétation moins parfaite qu'il y a 14 ans au Royal Festival Hall mais ... mais ... waouh ... quel bonheur !
Les absences de Darian Sahanaja et Scott Bennett se sont faites ressentir, moins celle de Jeffrey Foskett : passé un ou deux titres pour s'habituer à la voix, j'ai particulièrement apprécié Matt Jardine. Même s'il peut avoir tendance à ajouter des effets superflus, son timbre apporte une touche différente et personnelle appréciable (magnifique Don't Worry Baby).
Et puis, ce rappel de folie, foule en liesse, de Good Vibrations à couper le souffle !
Eh, guys, His Music lives !

Set-lists

    Première partie :
  1. Our Prayer
  2. Heroes & Villains
  3. California Girls
  4. Dance, Dance, Dance
  5. I Get Around
  6. Shut Down
  7. Little Deuce Coupe
  8. Little Honda
  9. In My Room
  10. Surfer Girl
  11. Don't Worry Baby
  12. Wake The World
  13. Add Some Music To Your Day
  14. Do It Again
  15. One Kind Of Love
  16. Wild Honey
  17. Funky Pretty
  18. Sail On, Sailor
    Seconde Partie (Pet Sounds) :
  1. Wouldn't It Be Nice
  2. You Still Believe In Me
  3. That's Not Me
  4. Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)
  5. I'm Waiting For The Day
  6. Let's Go Away For Awhile
  7. Sloop John B
  8. God Only Knows
  9. I Know There's An Answer
  10. Here Today
  11. I Just Wasn't Made For These Times
  12. Pet Sounds
  13. Caroline, No
    Rappel :
  1. Good Vibrations
  2. All Summer Long
  3. Help Me, Rhonda
  4. Barbara Ann
  5. Surfin' USA
  6. Fun, Fun, Fun
  7. Love & Mercy

Le lendemain, deux titres supplémentaires ont été interprétés pendant la 1ère partie : Cottonfields et Girl Don't Tell Me. Dimanche 22, Please Let Me Wonder a remplacé Cottonfields.

Anarchie chez Capitol

4 des albums réédités par Capitol Il faut reconnaître que c'est un peu l'anarchie, au moins un beau maquis, dans les rééditions vinyles entreprises par Capitol Records depuis 2008. Pas facile de s'y retrouver. Nous avons néanmoins tenté mais nous ne sommes pas sûrs de notre coup. Toute information est la bienvenue.
Voilà ce que nous avons recensé (avec les pays de parution entre parenthèses) :

  • Christmas Album (US)
  • Concert (US)
  • Today! (US + UE)
  • Summer Days (And Summer Nights) (US + UE)
  • Pet Sounds (US)
  • Friends (US)
  • 20/20 (US)
  • Sunflower (US)
  • Surf's Up (US + UE)
  • Live In London (US) (avec la pochette hollandaise)
  • Carl & The Passions (US + UE)
  • In Concert (US)
  • Endless Summer (US)
  • 15 Big Ones (US + UE)
  • Love You (US)
  • MIU (US + UE)
  • Light Album (US + UE)
  • Keeping The Summer ALive (US + UE)
  • The Beach Boys (US + UE)

Le point sur les rééditions Analogue Productions

album Smiley Smile Il n'y a pas que Capitol US pour les vinyles ou les japonais pour les Hybrid Stereo SACD à se lancer dans les belles rééditions du catalogue des Beach Boys.
Chez Analog Productions, une division d'Acoustic Sounds, nous pouvons même parler de travail somptueux. Nous parlons ici de Haute-Fidélité. Le but avoué chez Analog est de proposer les rééditions ultimes, qui feront sans doute le bonheur de fans freaks, hardcore et, eux-aussi, ultimes. Les vinyles sont pressés en 200 gram. Un soin tout particulier est apporté à la reproduction des pochettes. Alors, ce travail somptueux à son coût. Certains vinyles ont été aperçus à plus de 50€ chez Gibert à Paris il y a quelques mois. Il y a moyen de trouver meilleur marché via la boutique en ligne Fargo. Les SACD sont proposés à 30$ sur le site Acoustic Sounds.
Mais Analog a vraiment sorti le grand jeu. Selon les albums, le label propose une version sur Hybrid Stereo SACD incluant la version mono et stéréo, une version vinyle mono et une version vinyle stéréo, parfois la première pour certains lp. Rien que ça. Etat des lieux.

    Disponibles :
  • Surfin' Safari : vinyle mono et HS-SACD mono
  • Surfin' USA : vinyle mono, vinyle stéréo et HS-SACD
  • Surfer Girl : vinyle mono, vinyle stéréo et HS-SACD
  • Little Deuce Coupe : vinyle mono, vinyle stéréo et HS-SACD
  • Shut Down Vol. 2 : vinyle mono, vinyle stéréo et HS-SACD
  • All Summer Long : vinyle mono, vinyle stéréo et HS-SACD
  • Today! : vinyle mono, vinyle stéréo* et HS-SACD
  • Summer Days (And Summer Nights) : vinyle mono, vinyle stéréo* et HS-SACD
  • Party! : vinyle mono, vinyle stéréo* et HS-SACD
  • Pet Sounds : vinyle mono, vinyle stéréo et HS-SACD
  • Smiley Smile : vinyle mono, vinyle stéréo* et HS-SACD
  • Sunflower : vinyle stéréo et HS-SACD stéréo
  • Surf's Up : vinyle stéréo et HS-SACD stéréo
  • Holland : vinyle stéréo et HS-SACD stéréo

Le label n'annonce pas la rééditions des autres albums des Beach Boys. Au contraire, il indique en avoir terminé. Ce qui est bien dommage, notamment pour Friends.

* indique une première édition stéréo en vinyle. La version originale de Smiley Smile marquée "stéréo", préfixe ST sur la pochette, est en fait une version "pseudo-amélioré", un procédé utilisé dans ces années-là par Capitol pour créer un faux effet stéréo.
Les Hybrid Stereo SACD proposent les versions mono et stéréo sauf mention contraire
Les éditions de Holland proposent bien évidemment l'EP Mount Vernon And Fairway (A Fairy Tale) ainsi que le le titre écarté à l'époque, We Got Love (voir à ce sujet le coin du collectionneur sur notre page consacré à l'album). Dans l'édition vinyle, ce titre se trouve en fin de première face du maxi 30 cm où se trouve également Mount Vernon mais, attention, il n'est indiqué ni sur la pochette, ni sur l'étiquette centrale du disque. En face b, on trouve la version 45 tours de Sail On Sailor. Elle n'est pas présente sur le HS-SACD.

BeachBoys.fr Records

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Beach Boys . fr, c'est aussi une maison de disques ... virtuels !

Girls On The Beach

Summer Colds Vol. 1

[bbfr 14 - Juin 2016]

BeachBoys.fr Records est fier de rendre virtuellement disponible un EP extrêment rare des Beach Boys. Si on en croit les recherches menées par deux spécialistes de la discographie des Boys, Brad Elliott et Peter Reum, renforcées par celles de Panayiotis Bogdanos (Beach Boys Stomp), il existerait deux copies de ce mystérieux disque. Capitol Records aurait peut être envisagé d'éditer cet EP à l'occasion de la sortie du film Girls On The Beach (1965) dans lequel apparaissent nos chers Garçons. Il n'en fut rien. Les deux copies existantes sont pressées avec le label orange et jaune standard utilisé par Capitol dans les années 60. Il ne figure pas de référence sur l'étiquette mais le vinyle présente les numéros de matrice X-268 et X-269.
On sait qu'à l'époque, pour obtenir une récompense type Oscar, un disque physique devait exister. Peut être que ces deux exemplaires ont été pressés dans cet ojectif.

Notes de pochette : Charlie Dontsurf.
Source : Endless Summer Quarterly, #105, Eté 2014.

    Face A :
  1. Little Honda
  2. I Get Around
    Face B :
  1. Lonely Sea
  2. Memphis Beach

A1, A2 & B2 : Extraits de l'album All Summer Long (1964)
A1 : Comme le titre Girls On The Beach, Little Honda apparait dans le film dans une version légérement différente de celle de l'album. Ces deux titres auraient été enregistrés spécifiquement pour le film puis réenregistrés plus tard pour l'album.
A2 & B2 : Ces deux titres ne sont pas utilisés dans le film
B1 : Extrait de l'album Surfer Girl (1963)
B2 : Memphis Beach est le premier nom du titre Carl's Big Chance

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Pier Pressure (No Pier Pressure Redux)

Brian Wilson Pier Pressure

[bbfr 13 - Février 2016]

L'industrie musicale, ou ce qu'il en reste, abreuve le marché de multiples éditions du même album. Le must du must est parfois l'Edition Deluxe qui offre des titres en bonus et pour laquelle le fan transi doit réouvrir son porte-monnaie.
Chez BeachBoys.fr Records, nous ne mangeons pas de ce pain là. Plus simplement, nous innovons et inventons l' Edition Redux ou moins de chansons pour le même prix.
Nous avons été assez durs à sa sortie avec le dernier album de Brian Wilson, No Pier Pressure mais il faut bien avouer que le temps l'a très bien bonifié (sans pour autant en faire un très grand vin). Néanmoins, pour cela, il n'a pas fallu hésiter à lui enlever quelques scories, quelques épines, quelques navets. Alors adieu, entre autres, le pathétique Runaway Dancer, les duos dangereux comme Saturday Night avec Nate Ruess et, même Sail Away parce que, désolé, Blondie C., mais là, ta voix, non, ce n'est vraiment pas possible.
Il reste douze titres qui, plutôt bien agencés, ont bercé notre été 2015. Profitez-en aussi.

Compilation : Charlie Dontsurf
Notes de pochette : Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. This Beautiful Day
  2. The Right Time
  3. Half Moon Bay
  4. On The Island
  5. Whatever Happened
  6. Tell Me Why
    Face B :
  1. I'm Feeling Sad
  2. One Kind Of Love
  3. Love And Mercy
  4. In The Back Of My Mind
  5. Guess You Had To Be There
  6. The Last Song

A1 - B6 : Edition Deluxe de l'album No Pier Pressure (2015)

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

That's Why God Revisited The Radio

That's Why God Revisited The Radio

[bbfr 12 - Février 2016]

Nous savons que certains des titres de No Pier Pressure, le dernier album solo de Brian Wilson, étaient initialement prévus pour un second album des Beach Boys 50. Nous savons tous comment l'histoire de ces Beach Boys là s'est terminée. Nous avons pensé qu'il était possible de remplacer avantageusement deux titres faibles de That's Why God Made The Radio, Beaches In Mind et Daybreak Over The Ocean par deux issus du dernier effort wilsonien, Whatever Happened et The Right Time qui nous paraissaient bien plus dans l'humeur de l'album de 2012.
Et c'est ainsi que nous avons simplement revu et corrigé la radio, sans autant nous prendre pour un Dieu quelconque.

Compilation : Charlie Dontsurf
Notes de pochette : Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Think About The Days
  2. That's Why God Made The Radio
  3. Isn't It Time
  4. Spring Vacation
  5. Whatever Happened
  6. The Right Time
    Face B :
  1. Shelter
  2. The Private Life Of Bill And Sue
  3. Strange World
  4. From There To Back Again
  5. Pacific Coast Highway
  6. Summer's Gone

A1 - A4 & B1 - B6 : Beach Boys, That's Why God Made The Radio (2012)
A5 - A6 : Brian Wilson, No Pier Pressure (2015)

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

The Solo Years

The Solo Years

[bbfr 11 - Août 2015]

Brian Wilson, les années solo, 1988-2015.
Un choix âprement débattu par les membres de la liste de discussion Petsounds-fr. Un choix pas si simple à faire, finalement. Si nous avons été parfois difficiles, voire durs avec les albums solo de Brian Wilson, force est de reconnaître qu'ils regorgent de sublimes et de toute beauté chansons.

Compilation : Petsounds-fr
Notes de pochette : Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Love & Mercy
  2. Midnight's Another Day
  3. Soul Searchin'
  4. Orange Crate Art
  5. Rio Grande
    Face B :
  1. Southern California
  2. Melt Away
  3. Lay Down Burden
  4. Gettin' In Over My head
  5. Meet Me In My Dreams Tonight
  6. The Last Song

A1, A5, B2, B5 : Brian Wilson (1988)
A2, B1 : That Lucky Old Sun (2008)
A3, B4 : Gettin' In Over My Head (2004)
A4 : Orange Crate Art (1995)
B3 : Imagination (1998)
B6 : No Pier Pressure (2015)

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Live On Tour, 1966

Lonely Sea

[bbfr 10 - Mars 2015]

Université du Michigan, Hill Auditorium, Ann Arbor, le 22 octobre 1966, deux shows au cours desquels les Beach Boys présentent pour la première fois en public le nouveau simple, Good Vibrations. Brian Wilson est présent, en coulisse, pour superviser l'enregistrement des concerts pour un album live qui ne verra pas le jour. La set-list embrasse toute la carrière des Boys à date. Dennis Wilson assure le lead-vocal sur la reprise des Beatles, You've Got To Hide Your Love Away. Brian rejoint le groupe sur scène pour le rappel, une reprise de Chuck Berry, Johnny B. Goode. Les Beach Boys en toute simplicité et dans une certaine nudité, sans overdub de studio. Trois jours après, le groupe jouait l'Olympia de Paris (France).

Compilation et notes de pochette : Charlie Dontsurf
Photo : Bill Yerkes

    Face A :
  1. Help Me Rhonda
  2. I Get Around
  3. Surfin' Safari/Fun Fun Fun/
    Shut Down/Little Deuce Coupe/Surfin' USA
  4. Surfer Girl
  5. Papa-Oom-Mow-Mow
  6. You're So Good To Me
  7. You've Got To Hide Your Love Away
    Face B :
  1. California Girls
  2. Sloop John B
  3. Wouldn't It Be Nice
  4. God Only Knows
  5. Good Vibrations
  6. Graduation Day
  7. Barbara Ann
  8. Johnny B. Goode

A1, A2, A6, B1-B3, B6 : First Show
A3-A5, A7, B4, B5, B7, B8 : Second Show
Cette compilation est extrait de la Live Box (1965-1968) du label pirate Sea Of Tunes (1998).

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

The Beach Boys With (Summer Colds Vol. 1)

Summer Colds Vol. 1

[bbfr 9 - Janvier 2015]

Une plage pleine de galets, les vagues au loin, presques absentes ; pas l'endroit idéal pour surfer.
Nos Boys n'ont pas toujours eu besoin des autres pour se ridiculer. Néanmoins, c'est en compagnie de quelques autres artistes que nous avons décidé d'inaugurer cette nouvelle collection, Summer Colds, des ep consacrés à des choses que nous préférerions ne pas avoir vu exister. Cependant, elles sont bien là ces collaborations malheureuses et ces versions improbables. Un ep virtuel qu'on n'est vraiment pas obligé d'écouter.

Compilation et notes de pochette : Charlie Dontsurf.

    Face A :
  1. Little Richard : Happy Endings
  2. Fat Boys : Wipe Out
    Face B :
  1. Status Quo : Fun Fun Fun
  2. Four Seasons : East Meets West

A1 : Extrait de la bande originale du film "The Telephone" (1987)
A2 : Extrait du simple des Fat Boys (1987). Figure aussi sur l'album des Beach Boys "Still Cruisin'" (1989)
B1 : Extrait de l'album "Don't stop" de Status Quo (1996)
B2 : Extrait du simple des Four Seasons (1984)

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Lonely Sea

Lonely Sea

[bbfr 8 - Octobre 2012]

Les compilations consacrées aux Beach Boys ne manquent pas et l'actualité récente nous le prouve encore. Néanmoins, certains titres sont toujours ou presque toujours passés à travers le filtre du compilateur. Nous nous sommes penchés sur les 6 premiers albums parus chez Capitol entre 1962 et 1964 pour en extraire quelques pépites qui n'auraient déparé aucun de ces "best of".

Compilation : Dr Faustroll - Charlie Dontsurf.
Notes de pochette de Charlie Dontsurf.

    Face A :
  1. Farmer's Daughter
  2. Noble Surfer
  3. Lonely Sea
  4. Surfers Rule
  5. Your Summer Dream
  6. In The Parkin' Lot
  7. Keep An Eye On Summer
  8. Finders Keepers
    Face B :
  1. Hushabye
  2. Cherry, Cherry Coupe
  3. Ballad Of Ole' Betsy
  4. We'll Run Away
  5. All Dressed Up For School
  6. Girls On The Beach
  7. Don't Back Down
  8. A Young Man Is Gone

A1-A3, A8 : Surfin' USA (1963)
A4, A5 : Surfer Girl (1963)
A6, A7 : Shut Down Vol 2 (1964)
B1, B4, B6, B7 : All Summer Long (1964)
B2, B3, B8 : Little Deuce Coupe (1963)
B5 : Inédit de 1964 paru sur le "twofer" Little Deuce Coupe/All Summer Long (1990)

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

So Many Years

So Many years

[bbfr 7 - Août 2012]

Premier album signé Brian Wilson sur notre label virtuel.
Cette compilation rassemble pour vous des titres épars enregistrés par Brian au cours des longues années de sa carrière solo. Du plus ancien, Goodnight Irene, une collaboration avec Andy Paley qui date de 1988 au plus récent, la reprise de Buddy Holly, Listen To Me, pour un album hommage, ils ont la particularité d'être ou d'avoir été tous commercialement disponibles. Il est vrai parfois dans de difficiles ou obscures conditions. C'est pourquoi nous les avons réunis ici pour vous.
Et puis, nous avons glissé dans cette pochette virtuelle un petit simple bonus comme nous les aimons : les deux titres enregistrés par la BBC au Buckingham Palace le 3 juin 2002 à l'occasion du Golden Jubilee de la Reine d'Angleterre.
Appréciez !

Compilation et notes de pochette de Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Listen To Me
  2. Heaven
  3. Goodnight Irene
  4. Believe In Yourself
  5. In My Moondreams
  6. What Love Can Do
    Face B :
  1. The Spirit Of Rock & Roll
  2. This Song Wants To Sleep With You Tonight
  3. God Only Knows
  4. California Feelin'
  5. Walking Down The Path Of Live/Love & Mercy
  6. You Are So Beautiful

Bonus : Party At The Palace

    Face A :
  1. God Only Knows (live 2002)
    Face B :
  1. Good Vibrations (live 2002)

A1 : Listen To Me, Buddy Holly (XIII Bis Records/2011)
A2, B6 : Only With You, Dennis Wilson Tribute (ESQ/2008)
A3 : Folkways, A Vision Shared, A Tribute To Woody Guthrie And Leadbelly (Columbia/1988)
A4 : Under Gold, Carl Wilson Tribute (ESQ/2007)
A5 : Pulp Surfin' (Del-Fi Records/1995)
A6, B3 : New Music From An Old Friend (180 Music/2007)
B1 : Songs From Here And Back (Hallmark/2006)
B2 : Do It Again (single) (MCA/1995)
B4 : Classics (Capitol/2002)
B5 : Walking Down The Path Of Life (single) (Oglio/2005)
Bonus 1 & 2 : Party At The Palace (Virgin/2002)

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Smiley Smile Revisited

Smiley Smile Revisited

[bbfr 6 - Décembre 2011]

En y réfléchissant bien, sachant que Mrs. O'Leary's Cow, Wind Chimes et Wonderful étaient achevées à l'issue des sessions Smile, on aurait pu avoir un album Smiley Smile bien différent. Brian Wilson avait songé à la fin de l'année 1967 à achever Smile, en vain. Pourtant, réfléchissons un peu, à partir de ce qui était disponible et surtout achevé (pas de mixes à refaire), à ce qu'aurait pu être Smiley Smile.
On aurait eu droit à un album de douze titres, qui aurait été plus solide, et dont les titres « faibles » auraient pu plus facilement être mis sur le compte du psychédélisme ambiant ou sur l'esprit de l'album, qui aurait pu mettre en valeur l'idée de départ, à savoir le rôle curatif du rire. On n'aurait pas eu Smile, mais on aurait eu un album qui en aurait fait office avec le nombre de titres annoncés par Brian.

Compilation et notes de pochette de Fadi

    Face A :
  1. Heroes And Villains
  2. Vegetables
  3. Mrs O'Leary's Cow
  4. She's Goin' Bald
  5. Little Pad
    Face B :
  1. Good Vibrations
  2. With Me Tonight
  3. Wind Chimes
  4. Gettin' Hungry
  5. Wonderful
  6. Surf's Up
  7. Whistle In

A1, A2, A4, A5, B1, B2, B4, B7 : Smiley Smile (1967)
A3, B3 & B5 : Smile Sessions (2011)
B6 : Good Vibrations, Thirty Years Of The Beach Boys (1993)

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Tough Land

Tough Land

[bbfr 5 - Octobre 2011]

Au début des années 70, le groupe erre, cherche une direction et a beaucoup de mal à remplir ses obligations envers sa maison de disques. Alors, après Surf's Up, Carl Wilson prend la main ou tente de le faire et amène deux nouvelles têtes, la paire Blondie Chaplin/Ricky Fataar du groupe sud-africain The Flame. Deux albums s'en suivent : Carl & The Passion : So Tough (1972) et Holland (1973). Deux disques imparfaits et pas seulement parce qu'ils sont courts : 8 petits morceaux et 34 mn pour le premier et 9 titres et 36 mn pour le second. Alors, une fois encore, nous avons tenté d'en tirer le meilleur.
So Tough souffre de son incohérence, de ses morceaux aux styles disparates bien que, pris un à un, ils peuvent mériter de figurer sur un bon album. Deux titres signés Dennis Wilson/Daryl Dragon sont issus de la première tentative solo avorté du batteur (Make It Good, Cuddle Up) et deux autres (Here She Comes, Hold On Dear Brother) sont signés de la nouvelle paire. Si ces deux derniers n'ont qu'un lointain rapport avec le son Beach Boys, les quatre sont hors-sujet. Eliminés. Reste qu'il faudra un jour songer à réhabiliter cet album, souvent décrié.
Enregistré aux Pays-Bas, dans de coûteuses et pluvieuses conditions, Holland a meilleure réputation. Usurpée ? Bien qu'accompagnée de Carl Wilson et de Mike Love, la paire sud-africaine propose un Leaving This Town bien loin du niveau attendu. Ce cher Al Jardine ne fait pas mieux avec deux titres de la California Saga. Eliminés.
Comme nous avons mis de côté le conte fantaisiste proposé par Brian Wilson avec l'album Holland, avec raison diront quelques grincheux, il nous reste 10 titres.
L'ensemble est enfin cohérent et forme un bien beau disque.
Les 500 premiers exemplaires virtuels sont accompagnés d'un EP bonus qui reprend les 4 titres signés Fataar/Chaplin et enregistrés entre fin 1971 et 1972 avec les Beach Boys.

Compilation : Docteur Faustroll - Charlie Dontsurf
Notes de pochette de Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Sail On, Sailor
  2. He Come Down
  3. Funky Pretty
  4. Marcella
  5. Only With You
    Face B :
  1. Trader
  2. All This Is That
  3. Steamboat
  4. You Need A Mess Of Help To Stand Alone
  5. California Saga/Big Sur

Bonus : The Flame EP

    Face A :
  1. Here She Comes
  2. Hold On Dear Brother
    Face B :
  1. Leaving This Town
  2. We Got Love

A1, A3, A5, B1, B3 & B5 : Holland
A2, A4, B2 & B4 : Carl & The Passion : So Tough

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Sunset Album

Sunset Album

[bbfr 4 - Octobre 2011]

Il faut bien avouer qu'après 1976, nous assistons à un véritable coucher de soleil de la carrière des Beach Boys. Après le formidable Love You principalement dû au talent de Brian Wilson, il eût été sans doute préférable d'éteindre la lumière. Ce ne fut pas le cas.
L'amateur absolu doit donc se farcir, et parfois tenter de défendre, une palanquée d'albums dispensables. Un supplice ! Enfin, presque. Parce qu'on peut extraire de ces albums, et nous parlons de M.I.U. Album (1978), L.A. (1979) et, dans une très moindre mesure, Keepin' The Summer Alive (1980), quelques titres que nous vous présentons dans cet album.
A cette époque, les dissensions internes règnent au sein du groupe. Nous trouvons d'une part, les tenants de la "Formula" qui ne songent qu'à retrouver les splendeurs du passé et, d'autre part, les "progressistes" qui préfèrent aller de l'avant. Bien sûr, la dichotomie présentée ici est réductrice, voire simpliste et la réalité est probablement un peu plus compliquée. L'écoute de cette sélection vous le prouvera.
Quoiqu'il en soit, la "Formula" l'emporta et la suite fut … bien pire.

Compilation et notes de pochette de Charlie Dontsurf

    A : The Formula Side
  1. Good Timin'
  2. Hey Little Tomboy
  3. Wontcha Come Out Tonight ?
  4. Sweet Sunday Kinda Love
  5. Goin' On
  6. Pitter Patter
  7. She's Got Rhythm
    B : Lost Loves Side
  1. Angel Come Home
  2. Love Surrounds Me
  3. My Diane
  4. Baby Blue
  5. Full Sail

A1, B1, B2, B4 & B5 : L.A. (1979)
A2 - A4, A6, A7 & B3 : M.I.U. Album (1978)
A5 : Keepin' The Summer Alive (1980)

A1 : Brian Wilson/Carl Wilson
A2, B3 : Brian Wilson
A3 - A5 : Brian Wilson/Mike Love
A6 : Brian Wilson/Al Jardine/Mike Love
A7 : Brian Wilson/Ron Altbach/Mike Love
B1, B5 : Geoffrey Cushing-Murray/Carl Wilson
B2 : Dennis Wilson/Gregg Jacobson
B4 : Gregg Jacobson/Karen Lamm/Dennis Wilson

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

Dennis Wilson : A Time To Live In Dreams

A Time To Live In Dreams

[bbfr 3 - Août 2011]

Cet album est notre première réalisation en vinyle. Et nous frappons forts. Jugez-en par vous-mêmes ; Dennis Wilson accompagné des Beach Boys, de ses Beach Boys, devrions-nous dire. Tous les titres compilés ici ont été écrits et chantés par Dennis. Qu'ils aient été composés ou non pour un album du groupe, enregistrés ou non avec les autres garçons ou qu'ils soient simplement présents sur une compilation, ils ont reçu la signature "Beach Boys".
Cet album est une pure merveille, n'hésitons pas à le dire, où amour profond rejoint tristesse infinie. Empli de pépites d'or ou de diamants, choisissez, il montre indubitablement ce que les autres gugusses, hormis le discret et trop timide Carl, n'ont pas su saisir dans les années 70 : la chance incroyable de poursuivre avec brio l'oeuvre puissante d'un Brian Wilson devenu ... impuissant. Ils préférèrent laisser le cadet de la fratrie Wilson, à la personnalité trouble, se noyer avec ses démons, dans un port californien, un soir de décembre 1983.

Compilation et notes de pochette de Charlie Dontsurf

    Face A :
  1. Little Bird
  2. Be Still
  3. Celebrate The News
  4. Forever
  5. Be With Me
  6. A Time To Live In Dreams
  7. Fallin' In Love
    Face B :
  1. Slip On Through
  2. Cuddle Up
  3. Morning Christmas
  4. Make It Good
  5. Love Surrounds Me
  6. You Are So Beautiful (Live)
  7. Baby Blue

A1, A2 : Friends (1968)
A3 : B-side du simple Breakaway
A4, B1 : Sunflower (1970)
A5 : 20/20 (1969)
A6 : Hawthorne, CA (2001)
A7 : Summer Love Songs (2009)
B2, B4 : Carl & The Passions "So Tough" (1972)
B3 : Ultimate Christmas (1998)
B5, B7 : L.A. (1979)
B6 : Rarities Vol. 14, Dennis Wilson (2001)*
* Bootleg

Indisponible uniquement en vinyle chez tous les bons disquaires.

La suite du catalogue …

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Albums Top 15

Les quinze meilleurs albums des Beach Boys choisis par les membres de la liste de discussion Petsounds-fr
Classement de Mars 2013
(entre parenthèses, le classement précédent)

1 (1) Pet Sounds (1966)

petsounds

2 (2) Smile (1967/2011)

smile

3 (3) Today! (1965)

today!

4 (4) Sunflower (1970)

petsounds

5 (5) Surf's Up (1971)

Surf's Up

6 (6) All Summer Long (1964)

All Summer Long

7 (7) 20/20 (1969)

20/20

8 (8) Summer Days (1965)

Summer Days

9 (9) Friends (1968)

petsounds

10 (11) Smiley Smile (1967)

Smiley Smile

11 (12) Holland (1973)

Holland

12 (10) Love You (1977)

Love You

13 (13) Surfer Girl (1963)

Surfer Girl

14 (-) That's Why God Made The Radio (2012)

That's Why God Made The Radio

15 (15) Shut Down, Vol. 2 (1964)

Shut Down

Love & Mercy, le film

Affiche du film Love & Mercy

Beach Boys . fr vous recommande …

Madeleines Jeannette

madeleines Jeannette

Sauvées de la disparition par la volonté d'un homme et un soutien populaire via un crowdfunding extraordinaire, les madeleines Jeannette revivent depuis plusieurs mois sur la plaine de Caen. Goûtez, appréciez, elles sont sublimes.

Gomina : Prints

Gomina pochette album prints

Ils ont du talent chez WeWant2Wecords et nous les aimons bien pour ça. Ils ne sont pas allés très loin de chez eux pour découvrir et nous proposer cette pépite de, disons, "groovy pop", toute en voix, toute moderne, toute addictive qu'aucun amateur éclairé des Beach Boys ne saurait laisser de côté. Attention, un amateur éclairé en vaut deux dans l'obscurité : série limitée pour ce beau vinyle (150 ex.). Pour découvrir, nous vous conseillons cette chronique et pour acheter, c'est par ici.
(dispo en cd/250 ex.)

Livres

Quelques livres écrits par les éminents membres de la liste de discussion petsounds-fr. Lecture indispensable, voire obligatoire

The Beach Boys

Livre L'enfance pour l'éternité

Première biographie en langue française consacrée aux Beach Boys signée Gaël Tynevez (Camion Blanc, novembre 2002).

Petsounds

Livre Petsounds

Deuxième livre de Gaël Tynevez consacré à l'album Petsounds (Autour du Livre, collection Cahiers du Rock, juin 2007).

Rock et Politique

Livre Rock et Politique

Premier livre de Julien Demets consacré à une impossible cohabitation (Autour du Livre, collection Cahiers du Rock, juin 2011).

Ye-Ye Girls of '60s French Pop

couverture du livre Yé-Yé Girls

Un passage en revue subjective des filles du Yé-Yé par Jean-Emmanuel Deluxe. Superbe iconographie.
Livre en anglais.

Bubblegum & Sunshine Pop

Livre Bubblegum & Sunshine Pop

Un livre sucré de Jean-Emmanuel Deluxe consacré à la pop qui colle aux doigts (Autour du Livre, collection Cahiers du Rock, mars 2008).

Quelques nouvelles ...

Livre Quelques nouvelles de Régis Tytgat

Régis Tytgat nous donne de ses nouvelles. Et il est conseillé d'en prendre.
Un voisin encombrant. Un braqueur maladroit. Un chaperon rouge trop audacieux. Un lutin qui attend Noël. Un Placard pour la vie. Un réveil dans une chambre inconnue ... Quelques histoires d'humour et de suspens.

Autres auteurs ... Lecture également indispensable, voire obligatoire

L'Anti-Discothèque Idéale

Livre L'Anti-Discothèque Idéale

En novembre 2015, est paru aux Editions GM un bien bel ouvrage signé Christophe Conte, des Inrockuptibles, intitulé L'anti discothèque idéale et sous-titré 100 chefs-d'oeuvre auxquels vous avez échappé !. On sait l'homme de bon goût et le choix est magnifique. On y trouve l'album d'American Spring sorti en 1972 et produit en partie par Brian Wilson. La pièce centrale du livre, il est le seul à occuper plusieurs pages, est l'album de Dennis Wilson, Pacific Ocean Blue (1977). Pour l'occasion, la Fnac a proposé une édition spéciale dans laquelle est inséré un cd dudit disque.

In A Lonely Place

Livre Michka Assayas In A Lonely Place

L'excellente maison d'édition Le Mot Et Le Reste a demandé à Michka Assayas de réunir certains de ses écrits rocks dans ce nouveau livre, In A Lonely Place.
Pour bien faire, l'ouvrage commence par le cultissime article paru dans les Inrockuptibles, n°38, été 1992, intitulé La Symphonie Inachevée. A cette époque, Michka Assayas rencontre, pour une interview rare, Brian Wilson, et nous conte ça en plusieurs feuillets.
Pour le reste, et comme l'indique la 4ème de couverture, le livre est une anthologie de ses meilleures chroniques parues depuis le début des années 1980 jusqu'aux années 2000, dans Rock & Folk, Les Inrockuptibles, VSD et Libération. Au programme, Joy Divison/New Order, U2, Roxy Music et bien d'autres.

Dark Stuff - L'Envers du Rock

Nick Kent Dark Stuff

Nick Kent a compilé dans ce livre certains de ses articles parus notamment dans l'hebdomadaire anglais New Musical Express. Le livre est paru initialement en 1996 chez Austral dans sa collection X-Trême avant d'être réédité dans une version augmentée dix ans plus tard par Naïve.
Les 100 premières pages sont consacrées au long portait de Brian Wilson, intitulé Derrière la légende dorée des Beach Boys, la vraie vie de Brian (Wilson).

Liens

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Remerciements

  • A Brian Wilson, Carl Wilson, Dennis Wilson, Alan Jardine, Mike Love, Bruce Johnston et David Marks. Sans oublier Blondie Chaplin & Ricky Faatar. Accolade à Jeffrey Foskett.
  • Aux différents courageux contributeurs, tout spécialement à Gérard Hubert pour ses régulières et précieuses informations, à Kokomo pour ses précisions discographiques et au Dr Faustroll pour ses chroniques et articles tranchés.
  • A Lorraine Hubert pour le logo de BeachBoys.fr Records
  • A Ubu Dance Party qui nous héberge gracieusement.
  • A Erwin Aligam pour le modèle qui sert de base à la construction de ce site.